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Euro-2019: le volley veut se faire une place parmi les sports co

Mercredi 11 septembre 2019
Euro-2019: le volley veut se faire une place parmi les sports co
Les joueurs de l'équipe de France écoutent le sélectionneur Laurent Tillie, lors d'un temps-mort contre la Russie, en Ligue des Nations League, le 11 juillet 2019 à Chicago - KAMIL KRZACZYNSKI (AFP/Archives)

Au pays des footballeurs champions du monde en 1998 et 2018, des rugbymens et des Experts du hand, le volley français fait face à une concurrence féroce parmi les sports collectifs, mais compte bien se faire une place grâce à "son" Euro-2019.

"C'est super concurrentiel. On est le seul pays au monde à être performant en foot, en rugby, en basket, en handball, en volley. On se bat contre tous ces sports 'co' et on tire la langue", souligne le sélectionneur des Bleus Laurent Tillie.

Dans l'Hexagone, le hand a eu ses Mondiaux -2001 et 2017 pour les messieurs, 2007 pour les dames- et son Euro-2018 dames terminé en apothéose avec l'or des filles d'Olivier Krumbholz, déjà championnes du monde.

De son côté, le basket masculin a reçu les meilleurs du continent en 2015 à Lille, alors que les filles ont accueilli l'Europe en 2001 et 2013, et en remettront une couche en 2021.

Et le volley dans tout ça? Rien depuis le Championnat du monde 1986, conclu à la 6e place. Pour l'Euro, il faut remonter à 40 ans et l'édition de 1979. Une éternité.

"C'est important pour le volley en lui-même. A partir du moment où l'on organise une compétition, il y a beaucoup plus d'intérêt et donc plus de visibilité. C'est une façon de promouvoir notre sport, de le faire connaître. C'est important de montrer qu'il y a d'autres sports collectifs", souligne Laurent Tillie.

"Les sports collectifs en France sont très forts et très performants. Notre première compétition remportée, c'est 2015 avec l'Euro. On a jamais gagné avant. Donc c'est normal que l'on soit derrière", explique la star de l'équipe, Earvin Ngapeth.

- Billetterie en retard -

En termes de licenciés, le volley (100.000) est cinq fois moins fourni que le basket ou le handball. Mais pour le hand, la hausse est venue progressivement, un travail de longue haleine grâce aux résultats exceptionnels sur plus de deux décennies tant chez les messieurs que chez les dames.

Et les volleyeurs français ne se voient pas porter seuls les espoirs de l'ensemble de la discipline, pression qu'ils s'étaient mis sur les épaules lors des JO-2016, l'Euro-2017 et le Mondial-2018, conclus sur trois échecs.

"Aujourd'hui, on s'est dit qu'il faut que l'on aille prendre du plaisir et que l'on enlève cette fausse pression de devoir gagner", souligne Ngapeth.

L'un des éléments clés sera la mobilisation du public dans les trois salles où évolueront les Bleus, à commencer par Montpellier pour les cinq matches du premier tour dès jeudi contre la Roumanie, puis la Grèce, le Portugal, la Bulgarie et l'Italie.

"Je vais prendre l'exemple du foot féminin: elles n'ont pas gagné mais la popularité est montée, il y avait du monde dans les stades, je pense qu'elles ont donné envie à beaucoup de jeunes filles de jouer au foot", glisse l'attaquant/réceptionneur vedette des Bleus.

Pour le premier week-end, le volley subira directement cette concurrence des autres sports "co", puisque le match contre la Grèce est prévu exactement au même moment (17h15) que le premier match de Ligue des champions de Montpellier en handball, à quelques kilomètres de là.

"On est à la moitié du chemin sur la billetterie. On vend beaucoup au dernier moment. On a passé nettement les 25.000, il faudra faire le reste pendant la compétition", explique Loïc Duroselle, directeur général de la compétition, alors que l'objectif est de 50 à 70.000 billets vendus.

La phase finale à six de la Ligue des nations en 2018 dans un stade Pierre-Mauroy de Lille bien rempli (plus de 10.000 spectateurs pour la finale France-Russie), certes sur une durée bien plus courte (quatre jours contre une vingtaine pour l'Euro), a prouvé qu'il y avait une attente du public français.

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