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Dakar: entre dunes et canyons, Alonso cherche son rythme

Samedi 11 janvier 2020
Dakar: entre dunes et canyons, Alonso cherche son rythme
L'Espagnol Fernando Alonso (g) près de sa voiture afec un technicien lors de la journée de repos du Dakar, à Djeddah, le 11 janvier 2020 - FRANCK FIFE (AFP)

Il n'a pas encore réalisé de coups d'éclat mais après une première semaine sur le Dakar, Fernando Alonso commence à trouver son rythme, avant une deuxième partie de course qui pourrait s'avérer piégeuse pour le double champion du monde de F1.

Il avait prévenu qu'il ne venait pas sur le Dakar pour la gagne, et c'est tant mieux, car à mi-course, pour ses débuts dans le célèbre rallye, l'Espagnol de Toyota se retrouve 16e au général, à plus de trois heures du leader, son compatriote Carlos Sainz (Mini).

En cause: une grosse galère dans la deuxième étape en Arabie saoudite qui lui a fait perdre plus de deux heures et demie. Une roue arrachée dans la poussière du concurrent de devant, "c'est le métier qui rentre", estime Jean-Marc Fortin, le patron de Toyota Overdrive.

Dans sa quête de succès dans les courses les plus mythiques du sport automobile, Alonso, déjà double vainqueur au Mans et champion du monde d'endurance, veut cocher la case Dakar. Mais sa première participation aurait pu se finir bien plus vite que prévu.

"Mes premières pensées" lorsque la roue s'est cassée, "c'était d'espérer que le rallye n'était pas terminé", confie l'Espagnol. "Je ne voulais pas abandonner après deux étapes. Je voulais réparer la voiture et continuer parce que je veux faire le Dakar de la première à la dernière étape."

- "Des hauts et des bas" -

Mis à part cette péripétie, le double champion du monde de Formule 1 a été plutôt régulier avec trois top 10 sur les six premières étapes. "Ca a été une semaine intense. On a eu des hauts et des bas mais globalement, on a beaucoup apprécié", assure-t-il.

Sa meilleure perf jusqu'ici aura été une quatrième place dans la troisième spéciale, une boucle autour de Neom dans le nord-ouest de l'Arabie saoudite.

Coaché par ses prestigieux équipiers chez Toyota Nasser Al-Attiyah et Giniel de Villiers et co-piloté par Marc Coma, quintuple vainqueur en moto, Fernando Alonso est passé par le rallye du Maroc en octobre pour parfaire son apprentissage.

La course n'avait pas épargné l'Espagnol, qui avait terminé dans les profondeurs du classement, entre crevaisons, casses diverses et difficultés de navigation.

Pour Jean-Marc Fortin, malgré son manque d'expérience, Alonso "est en train de prouver à tout le monde qu'il commence à avoir le mode d'emploi et la recette pour le rallye-raid", une discipline bien loin de la Formule 1.

- Dunes et marathon -

"Il n'y a pas beaucoup de choses en commun (avec la F1), c'est complètement différent", reconnait Alonso.

"Il faut s'occuper de la voiture davantage, s'adapter aux différents terrains, des rochers, du sable, des dunes. Il y a beaucoup de changements de rythme et de vitesse", détaille-t-il. "Tu peux être 30 minutes en vitesse maximale et après une heure à 30km/h entre les cailloux. Donc ce changement de rythme est très difficile du point de vue du pilote."

A partir de dimanche, la deuxième partie de course va offrir aux concurrents un terrain de jeu radicalement différent, avec des enchaînements de dunes à n'en plus finir, là où les premières étapes proposaient plutôt des labyrinthes de montagnes et de canyons. "Je m'attends à des étapes difficiles. Les dunes, ça va être un challenge", prévient-il.

En attendant, l'Espagnol se prépare à affronter une autre épreuve, l'étape marathon de mercredi, où aucune assistance ne sera autorisée. Loin des hôtels de luxe de la F1, ce sera nuit sous la tente pour tout le monde.

"Je préférerais sans doute dormir à l'hôtel mais ce n'est pas possible", dit-il en souriant. "Marc (Coma) et l'équipe m'aident à me préparer un petit sac. Mais comme je le dis depuis le début, tout ce que je fais chaque jour est nouveau pour moi et je suis très reconnaissant de pouvoir vivre tout ça. Donc je vais apprécier même cette nuit-là."

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