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Comme les garçons? Les footballeuses davantage visibles dans la lucarne

Vendredi 12 avril 2019
Comme les garçons? Les footballeuses davantage visibles dans la lucarne
Le trophée de la Coupe du monde féminine 2019 présenté à Durban, en Afrique du Sud, avant un match amical entre l'Afrique du Sud et la Jamaïque, le 7 avril 2019 - Anesh Debiky (AFP/Archives)

Si elles sont encore loin d'être sur tous les écrans comme Mbappé ou Messi, les footballeuses se sont fait une place croissante ces dernières années à la télévision: la Fifa vise un milliard de téléspectateurs cumulés pour le Mondial cet été.

En 1991, seuls les téléspectateurs chinois avaient pu suivre la première Coupe du monde de football féminine, organisée dans l'Empire du milieu.

Les matches de l'édition 2019, du 7 juin au 7 juillet en France, seront eux visibles en direct à la TV dans plus de 200 pays, offrant une vitrine mondiale pour les sportives et des modèles aux jeunes footballeuses.

Avec 24 pays participants, la Coupe du monde pourrait aussi jouer un rôle accélérateur dans les pays qui se qualifient pour la première fois, comme l'Afrique du Sud ou la Jamaïque.

Dans quelques pays, et notamment ceux dont l'équipe nationale excelle, le football féminin est déjà de plus en plus présent à la télévision. Avec davantage de commentatrices et consultantes au micro et parfois quelques belles audiences.

Aux États-Unis, pays trois fois champions du monde, l'équipe nationale attire les foules chaque fois qu'elle joue (et gagne). Le match de football le plus regardé de l'histoire est un match féminin: la finale de Coupe du monde 2015 qui avait opposé les Américaines aux Japonaises, avec près de 27 millions de téléspectateurs.

- Un risque commercial? -

Toutefois, la ligue féminine de football américaine (NSWL) "n'a pas encore trouvé le moyen d'attirer même une petite partie de ces fans" aux matches locaux, observe Jeff Kassouf, fondateur du site spécialisé The Equalizer.

Avec une moyenne de 6.024 spectateurs par match, la NSWL est loin de la MLS, son pendant masculin (21.873), mais ce chiffre de 2018 marque une progression de 73% par rapport à 2013, l'année de son lancement.

Au Japon (vainqueur en 2011 face aux mêmes Américaines), le foot féminin fait aussi vibrer: un match des jeux Olympiques 2012 avait rassemblé plus de 30% des téléspectateurs.

Depuis deux ans, la France, qui va accueillir sa première Coupe du monde féminine, diffuse régulièrement des matches féminins à des heures de grande écoute. En juin, les groupes TF1 et Canal+ se partageront la diffusion de l'ensemble des matches en direct.

Ces chaînes privées misent sur un fort intérêt autour de cette compétition: 84% des Français estiment que le sport féminin est aussi intéressant à regarder que le sport masculin, et disent s'y intéresser plus qu'il y a cinq ans, selon un sondage Kantar pour TF1 début 2019.

Du point de vue commercial, les chaînes prennent encore un risque: les spots de publicité pourront rapporter jusqu'à la moitié de ceux diffusés pendant la Coupe du monde masculine... et seulement si les Bleues vont loin.

"Le football féminin s'est développé plus tard. Peut-être qu'un jour la tendance s'inversera", remarque Laurent-Eric Le Lay, le directeur des sports de France Télévisions, qui a connu des audiences importantes avec le rugby ou le handball féminins.

- Retard au Brésil -

En Allemagne, le football féminin est de plus en plus présent sur les écrans depuis que le pays a accueilli la compétition en 2011. Les matches de l'équipe nationale sont régulièrement diffusés. La plupart des rencontres des clubs féminins de Bundesliga sont retransmis en ligne par la Fédération de football ou sur des chaînes payantes.

En 2014, le club phare du Turbine Potsdam a fait sensation en refusant de reporter le coup d'envoi d'une demi-finale de Ligue des champions, alors que le diffuseur Eurosport lui demandait de ne pas concurrencer une course automobile.

En Espagne aussi, les audiences décollent: l'audience du championnat féminin a atteint les 5 millions de téléspectateurs à la mi-saison cette année, alors l'exercice précédent avait attiré 7 millions de téléspectateurs, selon la Liga.

Le football féminin y a désormais une valeur économique: Mediapro, qui le diffusait auparavant gratuitement, versera désormais 3 millions d'euros par an pour les droits TV.

Au Brésil, le Mondial-2019 pourrait constituer un moment charnière, la chaîne TV Globo, la plus importante du pays, ayant décidé de montrer pour la première fois tous les matches de la "Seleçao". Jusque là, le foot féminin avait pris du retard sur les chaînes brésiliennes, malgré la grande popularité de Marta, désignée meilleure joueuse du monde à six reprises.

Les Brésiliennes ont par exemple remporté leur septième Copa America l'an dernier, sans qu'aucun match de soit diffusé. Et aucune compétition de clubs n’a été retransmise cette saison, même si la Confédération Brésilienne (CBF) a noué à la mi-mars un accord avec Twitter pour la diffusion en streaming d'un match par journée du championnat.

burs-kih-jed-tsz/alu/pgr/al

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