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C1: Ceferin dénonce "l'ingérence politique" de Macron sur la réforme de la Ligue des champions

Mercredi 05 juin 2019
C1: Ceferin dénonce "l'ingérence politique" de Macron sur la réforme de la Ligue des champions
Le président de l'UEFA, Aleksander Ceferin, lors du 69e congrès de la Fifa, à Paris Expo à Versailles, le 5 juin 2019 - FRANCK FIFE (AFP)

"C'est une ingérence politique dans le sport. Ce n'est pas approprié", a déclaré mercredi le président de l'UEFA Aleksander Ceferin, en réponse aux propos d'Emmanuel Macron, qui s'était prononcé mardi contre la réforme controversée de la Ligue des champions, compétition organisée sous l'égide de l'instance européenne.

"Il est impoli d'aller (voir l'équipe de France) avant la cérémonie d'ouverture de la Coupe du monde féminine, et de parler complètement d'autres sujets", a déploré le président de l'UEFA, en marge du 69e Congrès de la Fifa à Paris.

"Mais ce n'est pas notre problème. Et bien sûr, aucune ingérence politique n'influera" sur le projet en cours, a ajouté Aleksander Ceferin.

Le président de la République française, venu à Clairefontaine mardi pour rencontrer les Bleues à trois jours du match d'ouverture du Mondial-2019, avait dit soutenir "totalement" le patron de la Fédération française de football, Noël Le Graët, "pour aller contre la réforme prévue à l'UEFA".

"Il faut défendre le modèle qui est le nôtre, nos clubs... Je ne pense pas que c'est une bonne idée de sacrifier au bénéfice de quelques-uns au niveau européen la viabilité de notre modèle", avait déclaré le chef de l'État.

La réforme de la C1 prévue à partir de 2024, qui pourrait prendre les contours d'une ligue quasi-fermée, a suscité une levée de boucliers de la part des Ligues organisatrices des championnats. Même le président de l'UEFA a pris ses distances avec le projet porté par la puissante Association européenne des clubs (ECA).

"On a souvent dénoncé le fait qu'il y avait beaucoup, beaucoup d'argent dans le foot masculin. On a su malgré tout défendre beaucoup de clubs. Je suis à ses côtés (de M. Le Graët, NDLR), pour défendre le modèle français et éviter que ces réformes ne conduisent au pire", avait poursuivi M. Macron.

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