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Boxe: Tony Yoka, retour corsé

Samedi 13 juillet 2019
Boxe: Tony Yoka, retour corsé
Le poids lourd français Tony Yoka à l'issue de son combat victorieux contre le Britannique Dave Allen, le 23 juin 2018 à Paris - PHILIPPE LOPEZ (AFP/Archives)

Il n'a pas choisi la facilité: Tony Yoka retrouve les rings, samedi à Antibes, après un an de suspension pour trois "no show" à des contrôles antidopage inopinés, mais le retour du poids lourd français ne s'annonce pas de tout repos face à l'expérimenté Allemand Alexander Dimitrenko.

Le champion olympique 2016 (27 ans) reprend enfin le cours de sa carrière, brutalement interrompue le 5 juillet 2018 par une décision de l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) après trois manquements, en moins d'un an, à ses obligations de localisation, entre juillet 2016 et juillet 2017. Une sanction qui l'avait stoppé dans sa "Conquête", une marche en avant très scénarisée censée le mener jusqu'au titre mondial chez les professionnels et pour laquelle il avait signé en 2017 avec Canal+, partenaire et diffuseur, un contrat d'exclusivité.

Yoka, invaincu en 5 combats et dont la dernière sortie remonte au 23 juin 2018 (succès contre l'Anglais David Allen), est donc à la recherche du temps perdu, ce qui ajoute du piment et forcément de l'incertitude à ses retrouvailles avec la compétition.

- Méfiance -

"C'est sûr que je n'ai pas boxé depuis un an et je ne vais pas arriver avec tous les repères que j'aurais pu avoir si j'avais continué à boxer, reconnaît-il. La boxe ça reste de la boxe, à un moment donné, il ne faut pas se poser de questions et y aller mais on ne peut rien imaginer. Je ne sais pas dans quel état d'esprit je vais être."

S'il reprend dans une certaine inconnue, le Parisien de naissance, sevré de boxe depuis un an, affirme en revanche avoir "faim" de combats et assure que sa suspension l'a "endurci". Le Français, souvent moqué pour la piètre qualité de ses adversaires chez les pros, aura bien besoin d'un mental d'acier puisqu'il va tout de suite rentrer dans le dur en se mesurant cette fois à un opposant d'un tout autre calibre que les précédents.

A 37 ans, Dimitrenko (41 victoires en 46 combats dont 26 avant la limite, 5 défaites), ex-détenteur de la ceinture européenne, ne sera pas qu'un simple faire-valoir et permettra à Yoka d'évaluer d'entrée son niveau après plus de douze mois d'abstinence. Ukrainien naturalisé allemand en 2010, il a notamment tenu 5 rounds le 20 avril face à l'Américain Andy Ruiz Jr, celui qui a ensuite créé une énorme sensation en terrassant le Britannique Anthony Joshua pour le gain des ceintures IBF-WBA-WBO. De quoi se montrer très méfiant.

- "Un cap à passer" -

"C'est un très bon boxeur, c'est un top mondial. C'est un cap à passer au niveau du ranking. Cela résume un peu l'ambition que l'on a pour cette année", explique Yoka.

Désireux de ne pas accumuler de retard durant sa longue pénitence, le Français n'a d'ailleurs pas vraiment chômé et s'est préparé en conséquence, reprenant l'entraînement en novembre à l'Insep avant de s'envoler aux Etats-Unis en décembre pour retrouver son coach Virgil Hunter. Car pour Yoka, l'objectif est d'enchaîner avec deux autres combats en 2019 "pour arriver en haut du classement" et effacer ainsi une partie de son année blanche. Un rendez-vous est déjà fixé au 28 septembre à Nantes contre un adversaire encore à désigner.

La réunion d'Antibes aura également à son programme le super-welter français Souleymane Cissokho (28 ans). Le médaillé de bronze olympique des JO-2016, invaincu en 9 sorties et qui a remporté le 1er juin son premier combat professionnel aux États-Unis dans la salle mythique du Madison Square Garden à New York, se frottera à l'Argentin José Carlos Paz (28 ans, 23 victoires, 9 défaites, 1 nul).

"Je suis beaucoup plus serein et confiant sur le ring depuis mon combat au Madison, déclare l'ex-capitaine de la +Team Solide+ à Rio. J'ai beaucoup plus d'expérience maintenant. L'objectif d'ici la fin de l'année est de faire un Championnat d'Europe."

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