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Bleues: Wendie Renard, premier tour, premier tourbillon

Mardi 18 juin 2019
Bleues: Wendie Renard, premier tour, premier tourbillon
La capitaine des Bleues Wendie Renard après avoir manqué un penalty, contre le Nigeria à Rennes, le 17 juin 2019 - Damien MEYER (AFP)

Wendie Renard, défenseure des Bleues, a vécu un premier tour du Mondial féminin qui ressemble à un grand huit des émotions: doublé en ouverture, but contre son camp et penalty raté puis retiré et réussi.

"Au haut niveau, c'est comme ça, un jour tu es tout en haut demain tu es en bas, ça permet de garder les pieds sur terre": la N.3 de l'équipe de France ne pouvait pas mieux résumer les choses après la courte victoire mercredi dernier contre la Norvège (2-1), où elle a expédié le ballon dans ses propres filets.

La grande défenseure centrale (1,87m) sait toujours prendre de la hauteur, sur le terrain mais aussi en dehors lorsqu'il s'agit d'analyser ses performances individuelles.

Et depuis le début de la compétition, la multi-titrée capitaine de Lyon a vécu des émotions contrastées, un ascenseur émotionnel qui n'a pas fait disjoncter une joueuse connue pour son caractère bien affirmé, autant que pour son calme et sa lucidité.

L'entame de la Coupe du monde à domicile s'est déroulée à merveille, avec deux têtes victorieuses contre la Corée du Sud (4-0) qui l'ont vite propulsée parmi les meilleures buteuses du tournoi français.

Celle qui aura 29 ans dans un mois était déjà attendue au tournant par ses adversaires. Après ce premier fait d'arme, ils en ont fait l'ennemi numéro 1.

L'anecdote est croustillante: les Norvégiennes, deuxièmes adversaires des Bleues, ont d'ailleurs fait appel à un membre du staff mesurant près de 2 mètres pour camper le rôle de la tour de contrôle française lors de leurs entraînements.

- Le haut niveau par coeur -

Renard n'a pas récidivé face aux Scandinaves. Pire, elle les a remises dans la partie en marquant contre son camp (54e, 1-1) sur un ballon relativement anodin qui passait devant son but.

Était-elle abattue après ce coup du sort? "Non, ce sont des situations qui arrivent, on doit être capable de vite +switcher+ (basculer en anglais, NDLR). Si on faiblit mentalement, ça veut dire qu'on n'est pas prête pour le haut niveau", a-t-elle déclaré après la partie.

Le haut niveau, l'internationale aux plus de 110 sélections le connaît par coeur, que ce soit en équipe de France avec qui elle dispute sa troisième Coupe du monde, ou avec son club de Lyon, vainqueur à six reprises de la Ligue des champions depuis son arrivée en 2006.

Par rapport à d'autres coéquipières venant de clubs moins huppés, la Martiniquaise est habituée aux matches européens à l'intensité élevée et aux sollicitations médiatiques qui vont avec.

- "Le courage de Wendy" -

Celle qui a commencé à taper dans un ballon au Prêcheur, une petite ville du Nord de la Martinique où elle jouait avec et contre des garçons, a encore montré contre le Nigeria lundi qu'elle avait les nerfs solides.

Malheureuse face à la Norvège, Renard s'est présentée au point de penalty pour transformer le coup de pied arrêté obtenu après une faute sur Viviane Asseyi. Échec. Mais l'assistance vidéo a détecté une infraction de la gardienne nigériane et l'arbitre lui a offert une seconde chance, qu'elle a saisie sans trembler.

"Sur le second penalty, je ne peux que saluer le courage de Wendie d'avoir pris ses responsabilités pour aller de nouveau tirer", a salué la sélectionneuse Corinne Diacre, qui lui a retiré le brassard de capitaine à sa prise de fonction.

La Lyonnaise a savouré sa réussite en mettant une nouvelle fois en avant sa force mentale. "Dans le sport de haut niveau, si tu n'es pas armée mentalement, ça ne sert à rien de faire du sport. Il y a des épreuves à chaque instant, on les a surmontées ensemble parce que ce penalty ne vient pas de moi, il est collectif".

"Même si je l'ai fait en deux temps, j'ai fini le boulot quand même", a-t-elle ajouté. Pour Renard et sa bande, la suite de l'histoire s'écrira dimanche en huitième de finale au Havre.

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