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Bleues: Diacre, main de fer dans un discours de velours

Lundi 10 juin 2019
Bleues: Diacre, main de fer dans un discours de velours
La sélectionneuse des Bleues Corinne Diacre donne des consignes à ses joueuses lors d'une séance d'entraînement à Clairefontaine, le 27 mai 2019 - FRANCK FIFE (AFP/Archives)

Pas de place pour les états d'âmes: la sélectionneuse Corinne Diacre, en mission commando pour décrocher à la maison le premier titre majeur de l'histoire de l'équipe de France féminine, n'a pas perdu de temps pour impulser sa marche à suivre dès l'ouverture du Mondial-2019.

Une ambiance de fête dans un Parc des Princes conquis, des joueuses aux bords des larmes pendant "La Marseillaise", et une prestation aboutie sur le terrain: l'euphorie d'une entame de Coupe du monde réussie sur tous les plans s'est emparée de toute la France depuis vendredi... sauf chez la principale intéressée.

"Je me suis refusée toute émotion (vendredi) soir", a lâché Corinne Diacre, quelques minutes après la victoire 4-0 contre la Corée du Sud. "Pour moi, il n'y avait pas de place (pour les) émotions. Il n'y en a toujours pas."

Avant d'ajouter dans la foulée: "J'espère qu'il y en aura le plus tard possible". Comme une manière d'annoncer d'entrée de jeu, que seule la conquête du titre mondial sera capable de briser la glace, et ce quel que soit la beauté du parcours auparavant.

"Elle n'a jamais été forcément dans l'affect. Quand elle était capitaine, elle n'était pas là pour nous passer la pommade dans le dos. C'est normal. Un leader, on est obligé de la suivre", confiait à l'AFP Marinette Pichon, son ancienne coéquipière chez les Bleues, avant le début du Mondial.

- Humour et diplomatie -

Son image de coach à poigne, qui l'accompagne depuis sa prise de fonctions en septembre 2017, a pourtant laissé place à une facette plus méconnue, jeudi dès la première conférence de presse officielle de la compétition.

Voix douce et détendue devant les micros, Diacre (44 ans) a manié l'humour avec habileté pour mieux faire passer son message mêlant humilité et devoir de performance.

Mais dans les coulisses, sa poigne de fer n'a jamais perdu la main. Et c'est Valérie Gauvin, son attaquante fétiche, qui en a fait les frais quelques minutes avant le coup d'envoi du match d'ouverture.

Ecartée du onze de départ pour plusieurs retards à l'entraînement, de son propre aveu, la Réunionnaise est tout de même entrée en jeu en fin de match. Au lieu d'en remettre une couche devant les médias pour en faire un exemple, Diacre a préféré désamorcer la polémique, quitte à exagérer la thèse du non événement.

"Elle a fait une très bonne rentrée. Il n'y a pas de problèmes. C'était simplement un choix tactique de ma part", a-t-elle déclaré, après le match.

"Ce sont des aléas d'une équipe, c'est arrivé, on n'en fait pas une affaire d'état", a renchéri sa capitaine Amandine Henry, dimanche sur TF1.

- "Emprise" -

Quels ont été ses vrais mots dans le vestiaire ? "No comment ! Désolé, je les garde pour moi. On apprend toujours, je ferai plus attention la prochaine fois", a confié Valérie Gauvin, en zone mixte, en guise de mea culpa.

Piquée au vif, elle a claqué un triplé le lendemain lors d'un match d'entraînement avec les remplaçantes contre les U20 de l'OGC Nice. La preuve d'un management gagnant ?

"Quand il faut dire les choses, (Diacre) dit les choses. Je pense que c'est comme ça qu'on avance. Ce n'est pas en cachant, en négligeant certaines choses, qu'on arrive à atteindre les objectifs", a plaidé son adjoint Philippe Joly, avant la compétition.

De l'observation méticuleuse de ses adversaires comme la Norvège, son prochain adversaire mercredi (21h00), à l'examen clinique de ses joueuses, Diacre, première femme à diriger une équipe masculine dans l'élite à Clermont (2014-2017), ne néglige aucun détail.

"Je connais parfaitement mon équipe, ses points forts et ses petites faiblesses. Sur le plan mental, je n'étais pas inquiète (contre la Corée du Sud) même si après -- et je l'avais déjà dit avant le match -- la gestion des émotions individuelles, je n'avais pas d'emprise dessus", avait-elle limite déploré.

Seule marge de manœuvre à sa disposition dans ce domaine, tempérer l'euphorie de ses joueuses.

"C'était un discours vraiment encourageant. Elle était vraiment satisfaite de notre victoire, a raconté l'ailière Delphine Cascarino, dimanche. Mais elle nous a dit de vraiment garder la tête froide parce que la compétition est longue."

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