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Biathlon: l'inconnue Fourcade

Samedi 30 novembre 2019
Biathlon: l'inconnue Fourcade
Martin Fourcade dans l'épreuve du relais 4 x 7,5 km des Mondiaux de biathlon d'Östersund, le 16 mars 2019 - Robert HENRIKSSON (TT News Agency/AFP/Archives)

Méconnaissable la saison dernière, Martin Fourcade va tenter de lever les doutes et interrogations qui l'escortent depuis plusieurs mois avec la reprise de la Coupe du monde de biathlon samedi à Östersund. Sera-t-il en mesure d'enrayer l'implacable mécanique du Norvégien Johannes Boe, grand favori à sa propre succession ?

Après une domination écrasante durant sept ans, le retour sur terre a été brutal pour le Français (31 ans), soudainement redevenu un biathlète lambda et incapable de suivre le rythme infernal de Boe. Avec deux petites victoires et une piètre 12e place au classement général, Fourcade a connu un hiver pénible, une sorte de "burn-out sportif", suivant de très loin l'envol du jeune Norvégien (26 ans).

Auteur d'une saison record (16 succès), Boe a totalement éclipsé le Pyrénéen, alimentant les spéculations sur un possible déclin de l'ex-roi du biathlon, voire sur ses envies prématurées de retraite.

Mais cette page noire est tournée et le quintuple champion olympique l'évoque désormais comme un "accident", bien décidé à se mêler de nouveau à la bagarre et à retrouver les sommets. Pour ce qui est de la suite de son immense carrière, Fourcade reste fidèle à ce qu'il avait annoncé après les JO de Peyongchang en 2018 et se prononcera à l'issue de l'hiver.

"J'espère être performant, retrouver le plaisir sur les skis pour pouvoir décider du sort des courses, ce qui n'était pas le cas la saison dernière, explique l'homme aux 76 victoires sur le circuit. Je ne me fixe pas d'objectifs chiffrés parce que je n'ai ni envie d'être déçu ni de manquer d'ambition. J'ai envie d'être apaisé sur la piste et de ne pas me venger de quelque chose, même si je n'ai pas envie de reproduire la saison dernière qui a été difficile à vivre sur le plan humain et physique."

Fourcade reste toutefois lucide et admet qu'il lui faudra être à son "meilleur niveau" pour lutter à armes égales avec Boe. Ce sera la grande inconnue de ce début de saison. Les courses de préparation ont plutôt été rassurantes pour le Français, 3e du sprint et vainqueur de la mass start disputés à Sjusjoen lors des sélections norvégiennes, les 16 et 17 novembre. Mais c'est à partir de dimanche avec la première épreuve individuelle de la saison en Coupe du monde (sprint) qu'il aura de réelles informations sur son état de forme et sur sa capacité à rivaliser avec Boe sur les skis.

Avant cette première grande explication, il s'offrira samedi un petit amuse-gueule avec le relais mixte français dont il sera le dernier partant (après Célia Aymonier, Anaïs Bescond et Quentin Fillon-Maillet).

- "Il a dû se régénérer" -

Pour mettre tous les atouts de son côté et ne pas revivre le cauchemar de 2018/19, Fourcade a pris le temps de se reposer, de mars à début mai.

"Il a dû se régénérer mais on a très vite retrouvé un Martin conquérant, qui a envie d'être sur le devant de la scène, selon l'entraîneur de l'équipe de France Vincent Vittoz, interrogé par l'AFP. Dès qu'il y a une sollicitation mentale supplémentaire, surtout au tir, on voit qu'il est capable de répondre. Ce sont de bons indicateurs pour nous".

Le technicien, arrivé aux commandes des Bleus la saison dernière, en est en tout cas persuadé: fort d'un collectif d'une très forte densité avec Quentin Fillon-Maillet (3e de la Coupe du monde) et Simon Desthieux (4e) pour épauler Fourcade, les Français "sont capables de perturber" Boe.

"On peut s'attendre à ce qu'il commence très fort, il maîtrise très bien sa préparation automnale. A nous de ne pas s'affoler. L'enjeu sera de le faire douter, que ses courses ne soient pas aussi faciles, qu'il soit obligé de se faire violence au tir", déclare Vittoz.

Chez les dames, l'Italienne Dorothea Wierer remet son Gros Globe de cristal en jeu sans deux adversaires de taille, parties à la retraite: la Slovaque Anastasiya Kuzmina, triple championne olympique, et l'Allemande Laura Dahlmeier, double médaillée d'or aux JO et septuple championne du monde. Il sera très difficile pour les Françaises de se mêler à la course au titre mais l'objectif sera avant tout de se relancer et d'effacer une saison galère, sans aucun succès au compteur.

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