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Athlétisme: Nike met fin à l'Oregon Project après la suspension de Salazar pour dopage

Vendredi 11 octobre 2019
Athlétisme: Nike met fin à l'Oregon Project après la suspension de Salazar pour dopage
Le PDG du géant américain de l'équipement sportif Nike, Mark Parker, le 16 mars 2016 à New York - Jewel SAMAD (AFP/Archives)

Nike a annoncé vendredi la fin de l'Oregon Project après la suspension la semaine dernière de l'entraîneur phare de ce groupe d'entraînement d'athlétisme de très haut niveau, l'Américain Alberto Salazar, pour "incitation" au dopage.

"Cette situation, ainsi que d'autres allégations infondées, perturbe de nombreux athlètes et les empêche de se concentrer sur leur entraînement et leurs compétitions", déclare le PDG du géant américain de l'équipement sportif, Mark Parker, dans un message interne à ses équipes. "J'ai donc pris la décision de mettre fin à l'Oregon Project."

Plusieurs voix s'étaient élevées pour réclamer cette fermeture, parmi lesquelles l'Américaine Kara Goucher, athlète du groupe entre 2004 et 2011, qui avait élevé la voix contre les pratiques de Salazar dès 2013.

"Si j'étais Nike, je ferais venir de nouveaux entraîneurs et tournerais la page de cet Oregon Project, car il est clair que ses principes ne correspondent pas à ceux du sport propre et qu'il faut tout recommencer à zéro", a asséné Goucher qui a témoigné lors des deux audiences d'arbitrage qui ont mené à la suspension du sulfureux entraîneur par l'agence antidopage américaine (Usada).

Le patron de Nike continue toutefois d'apporter son soutien à l'ancien entraîneur de Mo Farah, quadruple champion olympique et sextuple champion du monde (5.000 et 10.000 m), dont il avait appuyé la décision de faire appel de sa suspension.

"Une suspension de quatre ans pour quelqu'un qui a agi en toute bonne foi est une mauvaise décision", ajoute Parker dans son message, quelques jours après la fin des Mondiaux de Doha où les athlètes de Salazar ont raflé trois médailles d'or.

La marque à la virgule (The Swoosh) est dans la tourmente après la suspension pour quatre ans d'Alberto Salazar, pour infraction aux règlements sur le dopage, et la publication d'un rapport de l'agence américaine antidopage (USADA) selon lequel M. Parker a été mis en copie de courriels l'informant de l'avancée des recherches du Nike Oregon Project (NOP), un projet créé en 2001 et destiné à relancer l'élite de la course de fond aux Etats-Unis.

Injections trop importantes d'acides aminés (qui favorisent la combustion des graisses), expériences avec de la testostérone, documents médicaux falsifiés... l'USADA a mis au jour, après une enquête de six ans, une série de dérapages de l'ancien triple vainqueur du marathon de New York devenu entraîneur à succès.

L'affaire Salazar n'en finit plus de secouer l'athlétisme. Mardi, la fédération britannique a annoncé la démission de son directeur technique national, Neil Black, en poste depuis 2012. En 2013, cette même fédération avait confié un poste de consultant pour son programme d'endurance à Salazar, que Black avait qualifié de "génie".

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