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Athletic Bilbao: Inaki Williams victime de cris racistes chez l'Espanyol Barcelone

Samedi 25 janvier 2020
Athletic Bilbao: Inaki Williams victime de cris racistes chez l'Espanyol Barcelone
L'attaquant de l'Athletic Bilbao Inaki Williams (g) à la lutte avec le milieu de terrain du Séville FC Fernando, le 3 janvier 2020 au stade Sanchez Pizjuan - CRISTINA QUICLER (AFP/Archives)

Le joueur de l'Athletic Bilbao, Inaki Williams, a déclaré avoir été victime de cris racistes samedi lors du déplacement chez l'Espanyol Barcelone (1-1) pour la 21e journée de Liga, un incident qui a fait réagir jusqu'au président du gouvernement espagnol.

"Je m'en vais un peu triste, pour le match nul mais surtout parce que j'ai été victime de cris racistes. C'est quelque chose qu'un joueur noir ou de n'importe quelle origine ne veut pas entendre. Ça n'a pas lieu d'être du tout", a déclaré Inaki Williams (25 ans) au micro du club après le match.

D'après les images fournies par la chaîne Movistar La Liga, qui retransmettait le match, Williams a été pris à partie par des individus lors de sa sortie du terrain, près du poteau de corner, à la 70e minute du match. Ces individus ont imité des cris de singe en direction de l'attaquant, qui leur a répondu par des "fils de p..." avant de regagner son banc.

"Nous ne pouvons pas continuer à tolérer ce genre de comportement racistes. Le football, le sport, ont aussi un rôle d'éducation, et nous devons enseigner la tolérance et le respect", a réagi le président du gouvernement espagnol Pedro Sanchez sur les réseaux sociaux, samedi soir.

L''Athletic Bilbao a apporté "tout (son) soutien" à son joueur: "devant toute insulte raciste, tolérance 0", a posté le club basque sur Twitter.

L'Espanyol a également réagi: "Le RCDE Espanyol condamne fermement et de manière explicite toute forme de racisme sur les terrains de football. Le club est en train d'enquêter sur les incidents à caractère raciste proférés par quelques individus à l'encontre d'Iñaki Williams. Tout notre soutien et notre solidarité", a tweeté le club barcelonais.

- "Un pas en arrière" -

La Liga et la Fédération espagnole de football n'ont pas diffusé de communiqué officiel, mais le président de La Liga, Javier Tebas, a réagi sur Twitter.

"Aujourd'hui, nous avons fait un pas en arrière dans le travail commencé il y a des années. Les incidents violents de Barcelone et Valence, les insultes racistes à Inaki Williams font beaucoup de mal au football espagnol, La Liga assume sa responsabilité, nous chercherons avec les clubs où se situe l'erreur", a écrit Tebas en fin d'après-midi, évoquant aussi les brefs affrontements entre ultras aux portes du stade de Mestalla qui ont émaillé l'avant-match entre le Valence CF et le FC Barcelone, samedi.

L'arbitre n'a pas décidé d'arrêter la rencontre entre Bilbao et l'Espanyol Barcelone à Cornella samedi, contrairement au 16 décembre dernier, où un match de deuxième division espagnole entre le Rayo Vallecano et Albacete avait été suspendu par l'arbitre avec l'accord des deux clubs et de la Liga, pour des faits similaires.

Une partie des supporters du Rayo Vallecano avait proféré des chants "Zozulya est un nazi" en première période, à l'encontre de l'avant-centre international ukrainien d'Albacete Roman Zozulya, ancien du Rayo.