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Allemagne: 30 ans après la chute du mur, naissance d'un derby à Berlin!

Samedi 02 novembre 2019
Allemagne: 30 ans après la chute du mur, naissance d'un derby à Berlin!
Les supporters de l'Union Berlin allument des fumigènes lors du derby contre le Hertha, le 2 novembre 2019 - Tobias SCHWARZ (AFP)

A une semaine du 30e anniversaire de la chute du Mur de Berlin, l'Union Berlin a remporté samedi contre le Hertha (1-0) le premier derby de la capitale en Bundesliga depuis la réunification, à l'issue d'un match interrompu par des hostilités à distance entre fans.

Sebastian Polter a marqué l'unique but du match sur penalty à la 87e minute.

La tradition du "derby", cette opposition farouche entre deux clubs d'une même ville, n'existait pas à Berlin. Les supporters des deux camps se sont chargés de planter les graines d'une rivalité à venir.

Peu avant la cinquantième minute, la tribune populaire de l'Union a allumé une forêt de feux de Bengale rouges, les couleurs du club. C'était le signal qu'attendaient leurs homologues du Hertha, dans leur parcage du côté opposé du stade, pour allumer les leurs.

Le terrain envahi par la fumée, quelques fusées d'artifices lancées sur le terrain: l'arbitre a interrompu la partie plus de six minutes. Le stade a alors scandé avec rage des slogans hostiles au Hertha. Un derby était né!

"Pour faire simple: c'est le match le plus important de la saison. Plus important que le résultat en championnat", assurait déjà avant la partie Kenny Schwarz, un "Unioner" au visage juvénile.

Et le symbole historique de la chute du Mur? "Je n'ai que 22 ans, je connais évidemment toute l'histoire, mais pour nous aujourd'hui il faut bien dire que ça n'a pas beaucoup de signification", dit-il en riant.

- "Lutte des classes" -

Chez les plus anciens aussi, d'ailleurs, la passion sportive a pris le dessus sur la nostalgie. "Tout ça, ça fait bien longtemps", remarque Andreas Rudolf, 56 ans, la voix grasseyante et une écharpe rouge et blanche de l'Union autour du cou: "Nous sommes aujourd'hui deux équipes différentes. On ne peut certainement plus parler d'amitié. Hostilité je ne dirais pas, mais on ne les aime pas, les Bleus..."

Les deux clubs ont pourtant une histoire commune de fraternité qui remonte à l'époque de la division de la ville.

L'Union, fondé en 1966 sous la RDA communiste, était une équipe modeste de Berlin-Est, mais ses tribunes passaient pour un lieu de rassemblement des opposants au régime.

Le Hertha était et reste le grand club de la partie ouest de la ville. Avant la chute du Mur, les supporters des deux camps tentaient de fraterniser. Et les clubs ont organisé un match amical historique en janvier 1990, deux mois et demie après l'ouverture du Mur, qui fut une immense fête berlinoise.

"Traditionnellement notre relation est bonne, mais ce derby a été monté en épingle par l'Union, leur président a parlé de lutte des classes, je trouve que c'est dommage", déplore Rainer Kusel, un fan du Hertha de 71 ans.

Depuis la réunification allemande, les deux formations s'étaient déjà croisées en deuxième division au début de la décennie, mais jamais encore en Bundesliga.

Le match de samedi avait lieu dans le petit stade de l'Union, la Alte Försterei ("vieille maison forestière") de 22.000 places. La revanche est déjà programmée au week-end du 21 mars, dans l'immense stade olympique du Hertha aux 75.000 places.

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