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Une année 2019 rude pour la justice

Vendredi 24 janvier 2020
Une année 2019 rude pour la justice
Marie-Laure Plaza (au centre) première présidente de la cour d'appel a présidé l'audience de rentrée de la cour d'appel. - BERNARD DORDONNE

Bilan et perspectives de la justice en Guyane dressés lundi par la première présidente de la cour d'appel de Cayenne lors de l'audience de rentrée solennelle. Elle reconnaît que les choses ont été difficiles mais espère regagner la confiance du justiciable avec la concrétisation au plus vite de la cité judiciaire.

Lors de la rentrée solennelle de la cour d’appel de Guyane, la première présidente de la cour d’appel Marie-Laure Piazza a été particulièrement lucide en dressant le bilan de l’année 2019 de la justice en Guyane. « L’année qui vient de s’achever a été particulièrement rude pour la justice. Dans un sondage publié à la fin du mois d’octobre 2019 sur la confiance que les Français placent en leur justice, au niveau national, le résultat du sondage indique qu’en dix ans, la cote de confiance est passée de 63 % à 53 %. Il révèle qu’ils ne sont plus que 63 % à estimer les magistrats intègres et honnêtes, contre 80 % il y a dix ans. 70 % estiment que les magistrats sont compétents, contre 87 %, il y a dix ans », a relevé la première présidente en soulignant que la justice n’est pas la seule institution dans l’État à vivre cette défiance.

Selon elle, heureusement que ce sondage n’a pas été entrepris en 2019 sur le territoire de la Guyane : « Il est à craindre que le résultat ait été plus terrible avec un tribunal de grande instance qu’il a fallu fermer du jour au lendemain, pour un risque « amiante » dont personne ne peut comprendre qu’il n’ait pas été pris en compte avant le commencement des travaux ; avec une justice qui durant cinq mois s’est maintenue, qui dans la cuisine de la cour d’appel, qui dans le réfectoire de l’armée, en face à Loubère, qui à la gendarmerie, avec des usagers perdus entre dix sites judiciaires et un SAUJ (Service d’accueil unique du justiciable) qui n’a pu être rouvert qu’en septembre 2019 au palais de justice historique, en centre-ville.

« Un sens remarquabledu service public »

Marie-Laure Piazza a tenu à remercier les magistrats, les greffiers, les fonctionnaires, les avocats, les institutions, tous ceux qui ont permis de relever ce défi incroyable. « Le maintien du service public de la justice ne tenant certains jours qu’au seul fil de la conscience professionnelle de magistrats et fonctionnaires qui, animés d’un sens remarquable du service public, ont tenu le coup et accepté de siéger et de travailler dans des conditions que je qualifie, à dessein, d’invraisemblables. Encore une fois, les magistrats et fonctionnaires, leurs chefs de juridiction et de greffe du TGI et du TI qui ont montré ce que le service public peut donner de meilleur. Mais il nous reste à regagner la confiance des usagers, qui méritent qu’enfin la perspective de la cité judiciaire se concrétise au plus vite, car c’est bien elle qui permettra de redonner à la justice l’image qu’elle mérite et aux Guyanais l’accueil unique et adapté auquel ils ont droit. »

Bernard DORDONNE

Installation de Nathalie Ramage, nommée présidente de chambre à la cour d’appel

Nathalie Ramage est une magistrate expérimentée avec trente ans d’expérience dans la profession. Elle a exercé pendant huit ans des fonctions de magistrat du parquet près les TGI de Limoges puis de Quimper et ensuite « passée au siège » depuis 2000. Elle a un parcours fonctionnel et géographique est très varié. Juge à Brest durant cinq ans, vice-présidente de l’application des peines durant deux ans, vice-présidente du tribunal d’instance de Quimper de 2007 à 2010, vice-présidente du TGI de SaintPierre de La Réunion de 2010 à 2015 et première vice-présidente du TGI de Grasse. à la cour d’appel de Cayenne, elle aura en charge le contentieux de la chambre sociale.

Nathalie Ramage, nouvelle magistrate de la cour d'appel en charge de la chambre sociale - BERNARD DORDONNE
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