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INFO FRANCE-GUYANE

Trafic de cocaïne au port spatial : la chambre de l’instruction ordonne la libération de 3 suspects

FXG Mardi 27 Octobre 2020 - 15h58
Trafic de cocaïne au port spatial : la chambre de l’instruction ordonne la libération de 3 suspects
Le cargo MN Toucan sur lequel a été découvert la malle de cocaïne au port de Pariacabo. - aurelie ponsot

Comment trois suspects dans l'affaire de cocaïne au port spatial en août 2019 ont pu ressortir libres, après avoir été placés en détention provisoire en mars dernier. 

 La chambre de l'instruction de Fort-de-France a rendu jeudi dernier (22 octobre) un arrêt ordonnant la libération de trois personnes domiciliées en Guyane et mises en examen dans une affaire de stupéfiants. A l’origine de cette affaire, la découverte d’un trafic de cocaïne entre Kourou et l’Hexagone, à l’aide de caisses métalliques aimantées et placées sous la coque de cargos servant à acheminer des éléments de la fusée Ariane. (LIRE ICI DANS NOS ARCHIVES)

L’affaire débute juste avant le confinement, le 14 mars dernier, quand les policiers de l’office anti-stupéfiant interpellent plusieurs suspects en Guyane. A l’issue de leur garde à vue, ils sont écroués. Alors qu’ils doivent être transférés en Martinique avant le 23 mars, la gendarmerie en charge de ce transfert fait savoir qu’en raison du régime de confinement lié à l’épidémie de Covid19, elle ne peut y donner suite.

Le lendemain, les suspects comparaissent en visio-conférence depuis la Guyane devant le magistrat instructeur qui les a mis en examen.

Ils demandent un délai et sont placés en détention provisoire, décision validée par le juge des libertés et de la détention le 27 mars. Le 30, ils font appel. Par une ordonnance du 2 avril, le président de la chambre de l’instruction rejette leur demande de référé-liberté et renvoie à l’examen de l’affaire au fond le 14 avril. Mais le 14 avril, la chambre de l’instruction annule l’ordonnance de détention provisoire, les mandats de dépôt et ordonne leur remise en liberté sous contrôle judiciaire, estimant que les délais ont été dépassés. Aussitôt le procureur général forme un pourvoi en cassation. Le 22 juillet, la Cour de cassation annule tout et renvoie les parties devant la chambre de l’instruction autrement composée.

Le 22 octobre dernier, l’audience s’est tenue en visio-conférence entre Cayenne et Fort-de-France. Face aux prévenus représentés par Me Rudy Constant du barreau de Cayenne et un avocat parisien, la chambre n’a pu que confirmer que le délai pris par les magistrats pour statuer sur la prolongation de leur détention avait expiré. Le parquet n’a pu lui aussi que le constater... Résultat, les suspects restent mis en examen, mais ils sont libres.
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4 commentaires

Vos commentaires

Harold 28.10.2020

Ils sont libres actuellement, mais toujours mis en examen. Attendons de voir à quoi va aboutir la procédure !

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GorOwl 28.10.2020

j’imagine la joie des forces de l’ordre qui avaient si durement travaillé en amont pour parvenir à ce mises en examens ...

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philsa973 28.10.2020

Comment avoir confiance à la justice qui ne tient même pas compte de l'état d'urgence sanitaire et du confinement. Trop de procédures et trop peu de discernement et de réactivité nuisent au sentiment de justice. Les Voyous peuvent dormir tranquille....

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dny973 27.10.2020

Et bien bravo ! ils peuvent dire merci à la pandémie

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