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INCENDIE DE LA PRÉFECTURE

Peines de prison confirmées en appel pour les quatre manifestants

S.R. (s.reffe@agmedias.fr) Jeudi 25 Novembre 2021 - 09h56
Peines de prison confirmées en appel pour les quatre manifestants
Alexander Marchener, Richard Cimonard, Stéphane Palmot et Gilles Beaudi restent incarcérés au Centre pénitentiaire de Remire-Montjoly. - D.R.

 La cour d'appel de Cayenne confirme ce jeudi 25 novembre le jugement sur l'action publique et civile des quatre manifestants condamnés à des peines de prison ferme après l'incendie d'une façade de la préfecture le 20 juillet 2020.

 Dans une composition différente que celle qui a siégé lors de l’audience du 15 novembre, la cour d’appel de Cayenne a rendu sa décision dans l’affaire des quatre manifestants condamnés pour « dégradation ou détérioration du bien d’autrui par un moyen dangereux pour les personnes » suite à l’incendie de la préfecture le 20 juillet 2020.

Statuant publiquement, la cour a jugé irrecevable les demandes de récusation et les exceptions de procédure relatives aux différentes vidéos qui ont conduit à l’identification de Richard Cimonard, Alexander Marchener, Stéphane Palmot et Gilles Beaudi.

La cour confirme le jugement sur l’action publique, donc l’ensemble des peines prononcées à l’encontre des quatre manifestants le 14 octobre au tribunal judiciaire du Larivot, en première instance, à l’issue d’un procès en correctionnelle qui a duré près de 6 heures.

La requalification en « complicité » de l’infraction reprochée à Gilles Beaudi a toutefois été écartée par la cour d’appel. En conséquent le chef de suivi de section à l’UTG est déclaré coupable de « dégradation ou détérioration » de l’hôtel préfectoral et voit sa peine s’aligner sur celle des autres prévenus : 18 mois d’emprisonnement ferme.

De plus, la cour d’appel prononce à l’encontre des quatre condamnés la peine complémentaire d’interdiction d’exercer une fonction publique pour une durée de 5 ans, l’interdiction de participer à des manifestations sur la voie publique à Cayenne et Matoury pendant 3 ans ainsi que l’interdiction de détenir ou de porter une arme pour une durée de cinq ans, une peine automatique dans le cadre de l’infraction reconnue.

Me Louze Donzenac et Me Leblanc du barreau de Cayenne, en charge de la défense des quatre manifestants en première instance et en appel, ont annoncé un pourvoi en cassation. 

Au cours de l'audience en appel le 15 novembre, la défense des quatre prévenus avait été "renforcée" par deux avocats du barreau de Guadeloupe, Me Aristide et Me Chevry, ainsi que par la présence du très médiatique Me Juan Branco, avocat au barreau de Paris. La régularité de la procédure avait été remise en cause avec véhémence par les avocats de la défense au cours du second chapitre de cette affaire, suivie de près par les collectifs mobilisés le 20 juillet 2020.

A LIRE AUSSI : Peines de prison ferme pour les incendiaires de la Préfecture, ambiance brûlante au Larivot
A LIRE AUSSI : Procès en appel des quatre manifestants : la décision sera rendue le 25 novembre


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Vos commentaires

g6d 25.11.2021

L'appel de la décision de justice, soutenu par Branco, a dinc permis aux accusés de voir leurs peines aggravées. La cour de cassation ne s'intéressera qu'à la forme, pas sur les faits en soi.

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