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Amiante

« On a des personnes qui nous ont appelés en pleurs »

Samir MATHIEU Mardi 09 avril 2019
« On a des personnes qui nous ont appelés en pleurs »
Le tribunal de grande instance est fermé au grand public. Certains employés, qui le souhaitent, travaillent toujours à l'intérieur. - Samir Mathieu

Les syndicats de la Justice ont fait le point hier matin sur la situation au tribunal de grande instance. Elles réclament plus de contrôles et le respect des mesures de protection.

Les organisations syndicales ne veulent rien lâcher. Les syndicats refusent de se réjouir de la reconnaissance du préjudice moral. Ils réfutent les accusations que leur auraient portées plusieurs personnes les traitant de fainéants : « Au contraire, on fait preuve de bonne volonté depuis des années pour que ce tribunal puisse tourner. Certains d’entre nous achètent leur propres fournitures de bureau. » Réunies hier matin, l’UTG-CGT justice, la CGT, la CFDT Interco, FO greffiers de France, l’Unsa et C Justice ont parlé d’une seule et même voix. L’intersyndicale demande des réponses. Et pour cela, elle veut rencontrer des experts, qui puissent parler précisément de la situation, évoquer les risques, mais aussi rassurer l’ensemble du personnel. « On a des personnes qui nous ont appelés en pleurs. D’autres en pleine nuit envoyaient des mails pour savoir s’ils pourraient voir leurs enfants grandir. Nous sommes dans une situation de très grande angoisse et il faut pouvoir y répondre », estiment les syndicats.

De la poussière remuée

En attendant, les syndicats réclament de nouvelles expertises. Il faut lever tous les doutes. Alors même que trois nettoyages complets du tribunal ont été effectués ces derniers mois : un premier le 3 septembre juste avant la visite de la garde des Sceaux Nicole Belloubet, un second le 30 janvier pour la venue de la secrétaire générale du ministère de la Justice Véronique Malbec et un troisième juste avant le 18 mars pour l’arrivée de l’inspection générale de la justice. Les syndicats veulent donc savoir s’il y a eu exposition « avant » ces trois phases de nettoyage intégral du palais de justice. Les syndicalistes l’affirment aussi : « Aucune règle de sécurité préconisé lors du premier CHSCT n’a été respectée en temps et en heure. » Ils rappellent que la fermeture du tribunal a eu lieu jeudi et non mardi (alors même que plusieurs fonctionnaires travaillent toujours dans l’enceinte), l’interruption « immédiate » des travaux n’a eu lieu que le mercredi après-midi. Plusieurs dossiers et ordinateurs ont été déplacés et de la poussière a même été volontairement soulevée. Ils racontent en effet « qu’une des directrices de greffe aurait ordonné le « nettoyage » à l’aide de bombes à air et le déplacement d’ordinateurs avant la visite d’expertise de jeudi ».

Reste que les syndicats entendent poursuivre leur coopération et bonne collaboration avec les directeurs judiciaires, pour la bonne avancée du dossier et dans l’intérêt général. C’est ainsi qu’une réunion avec la première vice-présidente du TGI doit avoir lieu aujourd’hui.

Samir MATHIEU

Le tribunal de grande instance est fermé au grand public. Certains employés, qui le souhaitent, travaillent toujours à l'intérieur. - Samir Mathieu

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