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Cocaïne

« Les mules ont de moins en moins de liens avec la Guyane »

Jeudi 18 Juillet 2019 - 03h15
« Les mules ont de moins en moins de liens avec la Guyane »
Les douaniers en action à l'aéroport pour lutter contre le trafic de drogue. - Samir Mathieu

Une habitante de Seine-et-Marne, venue effectuer un court séjour, est repartie avec plus de cinq kilogrammes de cocaïne. Elle a été arrêtée le 7 juillet à l’aéroport. À l’audience, elle a avoué qu’un précédent transport, en mars, lui avait permis de s’offrir des vacances en Thaïlande. Elle a été condamnée à vingt-quatre mois de prison dont vingt avec sursis.

Provocation à peine dissimulée ou tout simplement franchise ? La jeune femme qui comparaissait, voici quelques jours, devant le tribunal correctionnel à Cayenne avouera que son premier transport de cocaïne, effectué en mars, lui a rapporté environ 5 000 euros. Avec cette somme, elle a réglé « trois mois de loyer », puis s’est offert « un séjour en Thaïlande, pou respirer un bon coup ».

Rebelote le 7 juillet mais là, ça ne passe pas. Elle est interceptée à l’aéroport Félix-Éboué avec 5 216 grammes de cocaïne, scotchés sur son corps ou dissimulés dans ses sous-vêtements.

« De l’argent facile, vite gagné »

« Nous sommes toujours dans le même cas de figure de l’argent facile, vite gagné, sans la moindre pensée sur les conséquences sanitaires ou sociales provoquées par la drogue, » argumentera Meggie Choutia, du parquet. Avec néanmoins une nouveauté : il s’avère que de plus en plus de transporteurs de drogue n’ont aucun lien avec la Guyane. Dans cette affaire, la prévenue est originaire de Seine-Saint-Denis et vit à Meaux (Seine-et-Marne). « Ils viennent y faire un très court séjour, réceptionnent la cocaïne, et repartent vers l’Hexagone », remarque la substitut du procureur. Elle demande au tribunal de prononcer une peine de trente mois de prison ferme, avec maintien en détention, et une interdiction de séjour en Guyane de cinq ans.

L’avocate de la prévenue, Me Julie Page, a admis que sa cliente avait eu une « déclaration très maladroite en évoquant son voyage en Thaïlande ». Elle a insisté pour que le tribunal se penche « sur le dossier en cours, et uniquement sur lui ». Elle a plaidé pour un sursis avec mise à l’épreuve. Verdict : vingt-quatre mois de prison, dont vingt avec sursis, une interdiction de séjour en Guyane de cinq ans et 5 000 euros d’amende douanière.

Michel LE TALLEC

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