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RÉFÉRÉ AIR GUYANE

La mention "1 max" ne concernait pas le nombre de lots sur lesquels candidater

Xavier-Paul Le Pelletier Vendredi 12 Mars 2021 - 19h37
La mention "1 max" ne concernait pas le nombre de lots sur lesquels candidater
Archive - Photos : Rosane Fayet

  Cela devait être l'aboutissement d'une longue attente procédurière ; celui de l'affaire opposant la CTG à la requérante ayant bloqué le vol inaugural du 1er février de la nouvelle liaison aérienne d'Air Guyane, de Cayenne vers Camopi. Finalement la personne à l'origine du référé suspensif n'étant pas venue au tribunal administratif et n'ayant pas été représentée, la juge du tribunal administratif a décidé de reporter le délibéré à lundi, le 15 mars 2021. N'en déplaise aux juristes de la CTG et aux représentants du personnel de CAIRE (Compagnie Expresse Interrégionale) la maison mère d'Air Guyane.

  Finalement Katia Pénault ne sera pas venue. Celle qui encore récemment se présentait comme la mandataire de la compagnie maltaise Air CM Global ltd avait pourtant initié une procédure de référé afin de contester un vote des élus de la CTG. Ces derniers ayant choisi d'attribuer la délégation de service publique (DSP) des dessertes aériennes des communes de l'intérieur à la compagnie déjà en place Air Guyane, filiale de la Compagnie Expresse Régionale (CAIRE). Le caractère suspensif de cette procédure avait empêché la tenue du vol du 1er février qui devait inaugurer une nouvelle destination guyanaise au départ de Cayenne et pour la première fois vers l'Est : Camopi.

Ne pouvant que constater l'absence de la requérante, Me Page - l'avocate représentant Caire et faisant office de conseil pour cette affaire – a tenté de convaincre la juge du tribunal administratif de ne plus repousser encore le délibéré de cette affaire. A l’instar des juristes de la CTG présents.

Ces derniers ont d’ailleurs pu apporter des éclaircissements quant aux points de contestation désignés par Katia Pénault. Concernant la confusion entre Air Guyane et CAIRE, la première désignerait tout simplement une marque propriété de la seconde.

Quant à la mention « 1 max » figurant sur la première page de présentation de l’appel d’offre, celle-ci ne concernerait pas le nombre de lots (deux : les dessertes historiques sur le lot Ouest, les nouvelles sur le lot Est). Invoquant la difficulté de prise en main du logiciel produisant les appels d’offres, cette mention n’aurait donc pas concerné une quantité de lots sur lesquels candidater mais bien le nombre d’offres qu’il était possible de soumettre. Les juristes, tout comme l’avocate de CAIRE, ont d’ailleurs souligner le fait qu’ils estimaient que si l’offre présentée par Katia Pénault au nom d’Air CM ne portait que sur un unique lot : c’était tout simplement parce que dans son cas il aurait été impossible d’avoir la logistique permettant de répondre à l’ensemble des destinations.

Présents, des salariés d’Air Guyane ont fait savoir leur agacement quant à la nature de cette démarche qu’ils perçoivent comme « nébuleuse » et qui les empêche de pouvoir envisager l’avenir de leurs conditions de travail.

Après avoir entendu les représentants des parties présentes, toutes en faveur du déblocage d’Air Guyane, la juge a néanmoins confirmé la décision qu’elle avait annoncé dès le début de l’audience. Reportant cette dernière à ce lundi 15 mars afin de pouvoir entendre les arguments de Katia Pénault si elle se présente finalement aux audiences dont elle est à l’origine.

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