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MACOURIA

La justice se veut ferme après les violences qui ont frappé le quartier Frangipaniers à Macouria

Samir MATHIEU Lundi 9 Novembre 2020 - 17h14
La justice se veut ferme après les violences qui ont frappé le quartier Frangipaniers à Macouria
7 personnes sont poursuivies en justice après les violences commises le 18 octobre dernier dans le quartier Frangipaniers à Macouria. - DR

La réponse judiciaire ne s'est pas fait attendre après les violences qui ont touché le quartier Frangipaniers à Macouria mi octobre et qui avaient visé, en particulier, des gendarmes et pompiers. 7 personnes sont poursuivies, dont 4 mineurs. Les 3 adultes ont été placés sous bracelet électronique dans l'attente de leur procès qui aura lieu début janvier.

"Les violences aux Frangipaniers ne resteront pas impunies" : c'est comme cela que l'on pourrait résumer l'action de la justice qui a pris des mesures contre les 7 personnes arrêtées le jeudi 29 octobre dernier au cours d'une importante opération policière menée par les gendarmes avec le renfort des policiers municipaux de Macouria. Cette opération d'envergure intervenait en réponse aux violences dont avaient été victimes des gendarmes et pompiers lors de la soirée du dimanche 18 octobre dans ce quartier de Macouria. Les pompiers puis les gendarmes avaient été pris dans des guets-apens, victimes de notamment de jets de bouteille. Des incendies avec feu de poubelles avaient également été provoqués.
7 personnes poursuivies
7 personnes avaient donc été interpellées, dont 3 adultes et 4 mineurs. Ils ont tous été présentés au parquet le samedi 31 octobre dernier. "Les trois majeurs ont été placés sous bracelets électroniques, jusqu'à leur procès qui se tiendra le 12 janvier prochain. Les 4 mineurs ont été placés sous contrôle judiciaire et l’un des quatre a fait l’objet d’une mesure de placement au pénal, dans un établissement qui relève de la protection judiciaire de la jeunesse" (foyer ou famille d’accueil) précise le procureur de la République Samuel Finielz. 
Des alternatives à la prison
"Ces 7 personnes ont reconnu globalement les faits reprochés et les ont expliqué en partie à cause de l'ennui" précise Samuel Finielz.  expliquaient ces faits par l’ennui. 2 des mineurs étaient déjà connus des services de justice mais sinon tous les autres avaient des casiers judiciaires vierges et étaient inconnus de la justice. Ils étaient scolarisés et restent dans des trajectoires d’insertion professionnelle. "C'est pourquoi la justice a privilégié l'option du bracelet électronique" rajoute le procureur de Cayenne. "Ces mesures de bracelets électroniques leur permettent de continuer leur scolarité ou leur activité professionnelle mais les contraignent à rester à domicile le soir et la nuit et les week-ends : ce sont des mesures alternatives à l’incarcération" rappelle Samuel Finielz, qui rajoute que "ça se pratique régulièrement en Guyane. Ce sont des mesures qui trouvent leur application dans des situations comme celle là avec des faits d’une certaine gravité par des personnes insérées. C'est pour éviter la récidive et ça permet de casser la dynamique de groupe".

Depuis cette vague d'arrestation, il n'y a plus du tout eu de violences aux Frangipaniers. Le procureur de la République tient d'ailleurs a souligner "le gros travail d’investigation réalisé par la brigade de recherches de Kourou" qui était en charge de l'enquête. Les trois majeurs encourent 10 ans de prison pour ces violences aggravées.

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