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La grève des avocats reconduite jusqu’au lundi 3 février

B. D. Lundi 27 Janvier 2020 - 03h10
La grève des avocats reconduite jusqu’au lundi 3 février
Les avocats de la Guyane ont manifesté avec une corde au cou devant le palais de justice pour signifier que le projet de loi de retraite va les asphixier. - BERNARD DORDONNE

Les robes noires protestent contre la suppression de leur régime spécial dans le cadre de la réforme des retraites voulue par le gouvernement. Toutes les audiences pénales, civiles, commerciales et administratives sont reportées pendant encore deux semaines.

Les avocats sont déterminés à ne pas perdre l’autonomie de leur régime de retraite. Ceux de la Guyane ont reconduit leur mouvement de grève totale pour toutes les audiences pénales, civiles, commerciales et administratives avec demande de renvoi des affaires de l’ensemble des avocats jusqu’au lundi 3 février.

Le barreau de la Guyane est en grève depuis le 6 janvier. Une assemblée générale tenue en début de semaine dernière avait reconduit la grève jusqu'à vendredi, date de la présentation du projet de réforme de la retraite en conseil des ministres. Toujours pas satisfaits de la réponse du gouvernement sur leur demande, les avocats du barreau de la Guyane ont de nouveau reconduit le mouvement de grève jusqu’au 3 février.

Le bâtonnier Patrick Lingibé indique que lui et ses confrères vont aller jusqu’au bout de leur combat : «100 % des barreaux français sont en grève contre le projet de loi sur les retraites qui entend mettre fin à l’autonomie de notre régime de retraite qui est équilibré, garantit une retraite équivalente à tout avocat et ne coûte absolument rien au contribuable. De plus, nous participons à la solidarité nationale à hauteur de 100 millions d’euros par an. Nous gérons tellement bien notre caisse de retraite qu’elle présente un excédent de 2 milliards d’euros. La disparition du régime autonome des retraites des avocats va impacter le modèle économique de l’avocat passant de 14 % de charges à 28 % de charges en plus. Pensez-vous qu’un salarié gagnant 1 800 euros par mois accepterait de perdre un mois de salaire et 38 % de sa retraite ? C’est cela que l’on demande aux avocats d’accepter dans le régime universel. Cela créerait une hécatombe chez les avocats qui quitteront majoritairement la profession », redoute le bâtonnier Lingibé.

Pour le patron des avocats, qui rejoint le mouvement de grève nationale demandé par le Conseil national des barreaux et la Conférence des bâtonniers, c’est au-delà du régime de retraites, « le rôle de vigie de l’avocat qui risque d’être remis en cause dans une société démocratique. En diminuant le nombre d’avocats, on porte inévitablement atteinte au contestataire qu’est l’avocat ».

Pour en savoir plus :