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JUSTICE

Kourou : 6 mois de prison ferme pour le sans-abri voleur

S.R. Samedi 31 Juillet 2021 - 12h23
Kourou : 6 mois de prison ferme pour le sans-abri voleur
Le sans abris de 38 ans était poursuivi pour une vingtaine de vols, dont un cambriolage. - S.R.

 Le tribunal correctionnel a condamné ce vendredi l’auteur de près d’une vingtaine de vols et d’un cambriolage dans la ville spatiale à six mois de prison ferme. 9 commerçants s’étaient constitués partie civile.

Des petits larcins en série qui, placés bout à bout, représentent un préjudice considérable. En atteste la présence de 7 des 9 parties civiles ce vendredi après-midi au tribunal judiciaire du Larivot. Quant au prévenu, néerlandophone et placé en détention provisoire après un passage en garde à vue le week-end dernier (24-25 juillet), il reconnaît les faits, et va même plus loin. « Il dit que tout Kourou lui appartient, c’est son état d’esprit. » a expliqué Paul Pontacq, représentant du ministère public, au cours de ses réquisitions.

Souvent équipé d’un couteau -de cuisine- au cours des vols, la dangerosité de l’individu ne faisait que peu de doutes pour les commerçants victimes de ces faits. Âgé de 38 ans, celui qui passait ses nuits dans un squat du quartier de Saamaka à Kourou avait menacé plusieurs de ses victimes, pour la plupart des petits commerçants kourouciens- à l’arme blanche.

La ribambelle de faits reprochés à Siesa R. se veut protéiforme : des vols de balais et de cigarettes à la soustraction de tongs, en passant par l’extirpation de cigarettes sous la menace. Une ligne de conduite sous filouterie, qui s’était achevée le 25 juillet 2021, date à laquelle le sans-abri était cette fois rentré dans un local d’habitation pour voler du matériel informatique et d’autres bien. Avant d'être interpellé par les militaires de la gendarmerie locale quelques minutes après les faits.

Reconnu sur tapissage et confondu par les autres parties civiles grâce à la vidéosurveillance, il n’aurait « pas contesté les faits dans la procédure » selon la présidente de l’audience des comparutions immédiates du vendredi 30 juillet au tribunal judiciaire du Larivot. Si le représentant du ministère public a requis 12 mois de prison ferme, le sans-abri voleur – récidiviste – a été condamné à une peine deux fois moins importante, soit six mois ferme avec un maintien en détention.

« Ces affaires-là me font sourire. J’ai cru comprendre qu’il a une conception assez particulière de la propriété. » a dit Me Leblanc, en charge de la défense du mis en cause, avant de s’adresser à la juge et ses assesseurs : « On surcharge les tribunaux alors qu’en fait ça n’est pas l’affaire des tribunaux. Il y aurait dû avoir une phase lors de ce procès qui explique le comportement de ce Monsieur ». Moins indulgentes face aux méthodes employées par le mis en cause dans les petits commerçes de Kourou, les parties civiles qui avaient fait le déplacement depuis la ville spatiale ont réclamé entre 1€ et 200€ de dommages et intérêts.

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