• Partager cet article sur Facebook
  • Partager cet article sur Twitter
  • Partager cet article sur LinkedIn
  • S'abonner aux flux RSS de France-Antilles.fr
Justice

Juliette Daniel condamnée à quatre ans de prison dont trois ans ferme

Gérôme GUITTEAU ; g.guitteau@agmedias.fr Jeudi 9 Juin 2022 - 09h58
Juliette Daniel condamnée à quatre ans de prison dont trois ans ferme
La cour d'appel confirme en majeur partie les peines énoncées en première instance. La directrice d'école et élue territoriale, Juliette Daniel est condamnée à trois ans de prison ferme et cinq ans d'inéligibilité. - Gérôme Guitteau

La cour d'appel de Cayenne a condamné, jeudi 9 juin à 8h30, la deuxième adjointe de Maripasoula et élue territoriale d'opposition à quatre ans de prison dont trois ferme, une peine inéligibilité de cinq ans.

Les sanglots de Juliette Daniel lors du procès devant la cour d'appel le 13 mai n'ont pas ému les magistrats du siège.
La directrice d'école, deuxième adjointe et élue territoriale d'opposition a été condamnée à quatre ans de prison doit trois ans ferme. Les peines complémentaire sont soumises à une exécution provisoire, ce qui signifie que l'exécution du jugement rendu sera poursuivie malgré les recours engagés. En clair, même si le pourvoi en cassation est approuvé, les peines complémentaires seront exécutées.
Celles-ci concernent une peine inéligibilité de cinq ans. « On comprend facilement à la lecture de l’appellation de cette peine complémentaire qu’un citoyen perdra ses mandats ou ne pourra pas se présenter à une élection », écrit Maxime Thiébaut, avocat sur le site village-justice. Ce dernier va plus loin est affirme qu' « une peine d’inéligibilité entrainera irrémédiablement sa radiation de la fonction publique ».
Nous reviendrons dans un article plus complet sur les conséquences pour le conseil municipal de Maripasoula et le groupe d'opposition à la CTG.
Le bien immobilier, lieu d'habitation de Juliette Daniel sur Saint-Laurent du Maroni, sis 33 rue René Jadfard est confisqué en valeur de 92 700 euros. Il ne s'agit pas du Tolenga lodge, lieu situé en amont de Maripasoula où Juliette Daniel tenait un gîte touristique, contrairement à ce qui a été écrit dans un autre média.
En revanche, l'interdiction de séjourner à Maripasoula décidée en première instance n'a pas été retenue par la cour d'appel de Cayenne.
Juliette Daniel a donc été condamnée malgré l'annulation par la Cour de la perquisition et de la saisie opérée par les gendarmes le 3 octobre 2017.
Juliette Daniel faisait face à de nombreux chefs d'accusation : exécution d'un travail dissimulé en récidive de janvier 2014 à juin2017 ; emploi d'un étranger non muni d'une autorisation de travail salarié en récidive ; aide à l'entrée ou au séjour irréguliers d'un étranger en France en récidive de novembre 2015 à juin 2017 ; d'abus des biens d'une SARL par un gérant à des fins personnelles de janvier 2014 à décembre 2016 pour une valeur de 92 700 euros.
Elle est reconnue coupable de tous ces chefs d'accusation.
Maître Lobeau, le conseil de l'élue n'a pas voulu répondre de suite.
Pour en savoir plus :

Pour transmettre un commentaire, merci de vous identifier (ou de vous inscrire en 2min)

Mot de passe oublié?
Inscription express
5 commentaires

Vos commentaires

mikeromeo 11.06.2022

Cette justice Koloniale qui explique qu'on ne peut pas se plaindre qu'il y ait trop de clandestins en Guyane et leur donner un travail...

Répondre Signaler au modérateur
g6d 10.06.2022

à JJ5 : pas d'autre argument que l'âge et le sexe de la condamnée pour estimer que la peine est trop importante. Vous seriez un avocat redoutable, pour vos clients, si vous deviez les défendre

Répondre Signaler au modérateur
bozo 10.06.2022
C'est ciblé...

Elle a fait quoi de plus que ce que font une grande partie des habitants de la ville de maripasoula ?
A t'elle fait la mule ? A t'elle vendu de la drogue ?
Sachant que ceux qui habitent dans ce secteur et qui font ça n'iront jamais en prison, ils n'auront jamais leur maison saisie, d'ailleurs ils n'ont même pas de maison à saisir...
Beaucoup de gens qui habitent à maripasoula gagnent de l'argent avec l'orpaillage illegal, beaucoup de gens qui habitent à maripasoula emploient des gens d'en face, il est d'ailleurs impossible de respecter cette frontière dans cette commune, tant cette frontière est poreuse...
Alors condamner aussi lourdement un cas comme celui ci, on se demande si elle n'était pas une élue de la ctg, si elle n'était pas insérée dans la vie sociale de la ville, si elle était simplement au rmi comme la plupart des gens de la ville qui eux roulent en gros 4x4 sans avoir à en justifier la provenance, si elle aurait été poursuivie et jugée de la sorte ?
La question mérite d'être posée, car c'est une grande partie des habitants de cette région qui devrait être poursuivis si on devait appliquer cette logique jusqu'au bout...

Répondre Signaler au modérateur
jayjay5 10.06.2022
dur

comme meme de mettre "prison ferme" a une femme de son age... et emploi d'etranger ect bah sa maripasoula comme meme! tout monde fait sa labas... pas la meme realitée qu'a Paris avec "petit four", caviar ect

Répondre Signaler au modérateur
BELLOD 10.06.2022

De la récidive, sa fonction d’élue appelant à l’exemplarité… Faut dire qu’elle a donné du grain à moudre aux magistrats.

Répondre Signaler au modérateur
Sur le même thème
8 commentaires
2 commentaires
12 commentaires
2 commentaires
A la une