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JUSTICE

Grand-Santi : Au milieu de nulle part, un commerçant chinois

Michel LE TALLEC Mercredi 3 Juillet 2019 - 10h16
Grand-Santi : Au milieu de nulle part, un commerçant chinois
Grand-Santi

Détention d'or natif, de mercure, de matériel servant à l'orpaillage, soupçonné d'atteinte à l'environnement... Son affaire sera évoquée vendredi, le temps de déterminer si son commerce, installé à proximité de Grand-Santi, est situé en territoire français ou surinamais.

Selon que vous soyez en territoire surinamais ou français... Le suite se décidera vendredi, date à laquelle a été renvoyée l'affaire mettant en cause un commerçant de nationalité chinoise, âgé de 38 ans, installé sur un îlet du haut Maroni, à proximité de Grand Santi.

Il était entendu hier à l'audience des comparutions immédiates pour une suite relativement impressionnante de méfaits, allant de la détention illégale de matériel servant à l'orpaillage - dont 888 grammes de mercure - à un recel d'or natif - 124,3 grammes - en passant par l'importation de marchandises prohibée pour une valeur de 106 000 euros et une atteinte avérée à l'environnement par le biais de déversement de substances nocives.

Problème : le commerce est-il en territoire français ou surinamais ? Français, répond le procureur-adjoint de la République, Jean-Claude Belot, qui rappelle au passage «?que le commerçant est titulaire d'un visa depuis le mois d'avril dernier et que les quelques personnes habitant sur l'îlet, dont des enfants, parlent français?»; Surinamais, rétorque l'avocat de la défense, Me Boris Chong-Sit, qui avance «?que son client possède des papiers surinamais et relève donc du droit surinamais?».

Cette affaire de territorialité mal définie a été jusqu'à alerter les services concernés de la Préfecture de Guyane, dont certains membres étaient présents à l'audience, et qui n'ont pas pu ne pas entendre les propos de l'avocat de la défense, faisant état de «?l'émotion de l'ambassadeur de Chine au Surinam, visiblement préoccupé?» par cette affaire.

Se dirige-t-on vers un incident diplomatique ? Réponse vendredi. En attendant, le prévenu reste libre, sous contrôle judiciaire, et ses locaux et ses quinze congélateurs situés sur l'îlet controversé restent dûment gardés, jour et nuit, par une équipe permanente de six gendarmes.

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2 commentaires

Vos commentaires

WALLYA 04.07.2019
NOUS Y VOILA

DEPUIS LE TEMPS QUE CELA DUR CE SERA INCIDENTS SUR INCIDENTS CAR LE FLEUVE N EST PAS DELIMITE ET CELA DEVIENT UNE REALITE EN TOUT !!! LA COOPERATION OUI MAIS ACTIVEZ CAR CELA DEVIENDRA UN REEL DANGER ...vos missions vous permettent de voir que pratiqiuememnt en face de chaques communes du fleuve il y a des commerçants sur le versant surinamais !!! alors la cooperation faut quelle soit juridique également !!!avec l ouverture du pont du bresil quels sont les droits de chaque territoirres !! sont t ils votes et applicables ?????

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Gérard Manvussa 03.07.2019

Le grand bal des hypocrites cette frontière mal définie qui permet les magouilles et les pollutions en tout genre

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