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Gestion du Covid 19 : des plaintes en Guadeloupe et Martinique

Samedi 28 Mars 2020 - 09h40
Gestion du Covid 19 : des plaintes en Guadeloupe et Martinique
DROITS RÉSERVÉS

La gestion de la crise sanitaire ne fait pas l’unanimité. Les plaintes, émanant de particuliers et d’associations notamment, pleuvent contre les autorités en Guadeloupe et Martinique.

Alors qu’au niveau national, les plaintes se multiplient contre les membres du gouvernement, des actions en justice sont également intentées en Martinique et Guadeloupe.

Si l’on excepte une action intentée, samedi dernier, au niveau national, contre le premier Ministre et le Président de la République par le Mouvement international pour les réparations (MIR), les Martiniquais ont été les premiers Domiens à attaquer au niveau local.

L’Association Pour la Sauvegarde du Patrimoine Martiniquais (ASSAUPAMAR) a déposé mardi une plainte contre l’administration en Martinique : elle lui reproche « la commission des délits de non-assistance à personne en danger, de mise en danger de la vie d’autrui, d’atteinte involontaire à la vie et à l’intégrité. » Cette action est soutenue par un collectif de 10 avocats connus, parmi lesquels des Guadeloupéens. Dès le lendemain, l’UGTG, de son côté, a saisi en Guadeloupe le juge des référés, mais sur un autre volet que pénal (voir encadré).

Une autre action a été intentée jeudi en Martinique, avec le dépôt de deux plaintes, toujours par l’ASSAUPAMAR, contre l’actuel préfet et son prédécesseur, aujourd’hui en fonction en Corse. Le plaignant met en avant des manquements en terme de sécurité, notamment liés à l’autorisation accordée aux bateaux de croisière de débarquer des passagers potentiellement contaminés.
Faire bouger les lignes
D’après le bâtonnier Roland Ézelin, membre du collectif d’avocat, une plainte du même type, visant le préfet de Guadeloupe, devrait être déposée aujourd’hui. Elle est portée par l’UGTG, le MIR et le Comité international des peuples noirs (CIPN). Il s’agit, d’après le bâtonnier interrogé sur RCI, « d’une démarche commune de la Guadeloupe et de la Martinique, qui partagent cette sensation de ne pas avoir été correctement prises en compte. Nous voulons faire bouger les lignes en interpellant les responsables de la politique sanitaire dans nos deux îles et en utilisant les moyens juridiques dont nous disposons pour rechercher les responsabilités et, éventuellement, les faire sanctionner ».

Ce sont les procureurs des deux îles qui sont juges de l’opportunité des poursuites. On verra s’ils décident d’instruire ces plaintes. Dans la négative, les plaignants devront saisir le doyen des juges d’instruction et consigner une somme pour obtenir gain de cause.
 
 
Tests de dépistage et hydroxychloroquine
 
Mercredi 25, l'UGTG a saisi le juge des référés. L'organisation demande l'application immédiate de deux mesures.

La première, c'est qu'il soit fait injonction à l’ARS et au CHU, chacun pour ce qui le concerne, de commander un nombre suffisant de tests de dépistage (200 000). Et ce sans attendre « d’hypothétiques mesures d’autorisation ou de réquisition ».

La seconde, c'est qu’il soit fait injonction à l'ARS et au CHU « de passer commande des doses nécessaires au traitement par l’hydroxychloroquine et l’Azitrhromycine ». En se fondant sur l'avis de l’Institut Hospitalo-Universitaire Méditerranée Infection, l'UGTG estime que 20 000 patients guadeloupéens pourraient être concernés par ce traitement.
 
 
 
Des avocats guadeloupéens et martiniquais
 
Le collectif d'avocats regroupe Georges-Emmanuel Germany, Dominique Monotuka, Alain Manvil, Dorval Lodeon du barreau de Martinique, le bâtonnier Christian Charrière-Bournazel, Alex Ursulet et Frédérick Petipermon du barreau de Paris, et le Bâtonnier Roland Ezelin, Daniel Démocrite, Évita Chevry et Patrice Tacita, du barreau de Guadeloupe.
 
 


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