• Partager cet article sur Facebook
  • Partager cet article sur Twitter
  • Partager cet article sur LinkedIn
  • S'abonner aux flux RSS de France-Antilles.fr
JUSTICE

Évacuation du squat rue Madame Payé : les Grands frères déclarés coupables par le tribunal

Samuel Reffé Jeudi 22 Avril 2021 - 15h09
Évacuation du squat rue Madame Payé : les Grands frères déclarés coupables par le tribunal
Entre deux cent et trois cent personnes avaient répondu à l'appel des Grands Frères et des 500 Frères pour déloger les squatteurs de la rue Madame-Payé, à Cayenne.

  Le 11 mars, cinq membres de l’association des Grands frères comparaissaient devant le tribunal judiciaire du Larivot pour répondre de l’évacuation musclée d’un squat de la rue Madame Payé en septembre 2018. Le tribunal vient de rendre son jugement, condamnant les cinq Grands frères à de la prison avec sursis. José Achille écope de la peine la plus importante, soit huit mois de prison intégralement assortis d’un sursis. Les quatre autre prévenus ont été condamnés à 6 mois de prison assortis d’un sursis.


Près d’un mois après le procès en correctionnelle des frères Achille, Frédéric Jean-Baptiste, Serge Nugent et Sébastien Da Silva, le tribunal correctionnel a quelque peu abaissé les peines requises par le procureur de la République Samuel Finielz. Des peines allant de un an de prison avec sursis (pour José Achille) à huit mois de prison avec sursis avaient été demandées, au terme d’une longue séance de rappel des faits.

Le 5 septembre 2018, ce qui était au départ censé être une “marche solidaire” pour les riverains de la rue Madame Payé est devenu une procédure pénale. Se présentant comme étant les propriétaires des lieux, des agents de la Police ou encore de la Préfecture (selon les témoignages des personnes évacuées) les Grands Frères - au nombre de 20 selon les témoins, seulement 5 d’après leur propre décompte - avaient délogé par la force les habitants du 53. A l'époque, les riverains se plaignaient des problèmes imputés à l'arrivée soudaine de leurs nouveaux voisins dans cette rue historique de Cayenne.
"La lutte contre la violence est une prérogative d'Etat"
Aucune partie civile ne s’était constituée au cours de cette affaire. Au début de leur procès les cinq prévenus encouraient 3 ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende pour les faits qui leur étaient reprochés, le principal, commun pour les cinq, étant qualifié de “Manœuvre, menace, voie de fait ou contrainte pour forcer une personne à quitter son lieu d’habitation” dans le code de procédure pénal.

Dans ses réquisitions, le procureur de la République avait notamment rappelé que “La lutte contre la violence est une prérogative d’Etat”. Les Grands Frères ont donc tous été déclarés coupables du délit d’expulsion et des faits de violence qui leur étaient reprochés. L’intégralité du compte-rendu de l’audience du 11 mars à retrouver ici.

Pour transmettre un commentaire, merci de vous identifier (ou de vous inscrire en 2min)

Mot de passe oublié?
Inscription express
2 commentaires

Vos commentaires

dny973 23.04.2021

On marche sur la tête. Si le nécessaire avait été fait avant,il n'aurait pas fallu l'intervention de l'association des Grands frères pour déloger ces personnes qui n'avaient aucun droit legal d'être là

Répondre Signaler au modérateur
Garimpo 22.04.2021

Et dans la série justice, pourquoi pas d’article de FG, sur le thème: 3 députés, membre de la commission parlementaire sur l’orpaillage illégal demandent que notre député Lénaïck Adam en soit exclu?
Pour rappel, il en est le président et son papa Abongo Adam vient d’être condamné pour op illégal ? Pas non plus d’article sur ce dernier sujet...d’après vous, les Guyanais ne seraient intéressés que par miss Guyane et trop violans ?

Répondre Signaler au modérateur
Sur le même thème
7 commentaires
2 commentaires
A la une
1 commentaire

Vidéos

Voir toutes les vidéos