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Détention arbitraire en Guyane : le parquet général de Fot-de-France se pourvoit en Cassation

FXG Mardi 26 Mai 2020 - 15h51
Détention arbitraire en Guyane : le parquet général de Fot-de-France se pourvoit en Cassation
Le cargo MN Toucan sur lequel a été découvert la malle de cocaïne au port de Pariacabo. - aurelie ponsot

La remise en liberté sous contrôle judiciaire des deux hommes soupçonnés dans l'affaire du trafic de cocaïne au port spatial fait débat. 

 Le parquet général de Fort-de-France s'est pourvu en Cassation contre la décision de la cour d'appel de Fort-de-France de remettre en liberté deux Guyanais, mis en examen le 24 mars par la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) pour trafic de stupéfiant.

Ces deux hommes, soupçonnés d'avoir organisé un trafic de cocaïne en plaçant des caisses aimantées sous la coque du cargo MN Toucan reliant le centre spatial de Kourou à l'Europe (Lire notre archive ici), ont été arrêtés et placés en détention le 17 mars dernier, quand la règle du confinement a été instaurée.

Au bout de 72 heures de garde à vue, en raison de l'impact de l'épidémie de COVID-19 sur le fonctionnement de la justice, leur détention a été prolongée sans qu'intervienne la décision d'un juge. La défense des deux mis en examen a fait appel et obtenu de la chambre de l'instruction de Fort-de-France leur remise en liberté sous contrôle judiciaire au début du mois d’avril. La défense a plaidé la détention arbitraire. C'est contre cela que le parquet général de Fort-de-France a interjeté un pourvoi devant la Cour de cassation.

Selon les services de la Cour, ce pourvoi n’a été enregistré par le greffe qu’au début du mois de mai. Il n'est donc qu'aux premiers stades de la procédure et l'audience ne serait pas attendue avant la mi-juillet, au minimum...
La Cour de cassation dénonce la prolongation des détentions provisoires sans juge
Le Monde qui a consacré un article à "la prolongation de la détention devant la Cour de cassation" dans son édition des 21-22 mai derniers évoque le cas de trois personnes dans les ressorts des cours d'appel de Paris, Grenoble et Fort-de-France. "La cassation, indique le quotidien du soir, ne semble faire guère de doute dans les deux premières affaires au moins, le cas martiniquais souffrant d'une question de recevabilité à l'issue incertaine."
 
 
De la cocaïne dans le bateau de la fusée Ariane

Publié le Samedi 21 Septembre 2019

Huit kilos de drogue ont été découverts sur le MN Toucan, début août. L’affaire est sensible.

L’affaire est sensible et l’enquête n’en est qu’à ses débuts. La dernière découverte de cocaïne s’est produite sur... un bateau transportant des éléments des fusées Ariane, Soyouz et Vega !

Prise occasionnelle, véritable trafic qui dure depuis des années ? L’enquête, confiée depuis jeudi à la juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Fort-de-France (Martinique) apportera sans doute des éléments.

Port spatial de Pariacabo, lundi 5 août. Le cargo MN Toucan, qui convoie des éléments des fusées du centre spatial entre la l’Hexagone et Kourou, perd une caisse, fixée contre la coque du navire, suite à une manœuvre. Le bateau, opéré par la Compagnie maritime nantaise, allait repartir Outre-Atlantique. La gendarmerie maritime est alertée. Elle ouvre la caisse, pensant probablement à des explosifs, compte tenu du côté sensible de la cargaison du navire. Environ huit kilos de cocaïne sont découverts. Après examen du navire, une cache aménagée est découverte à l’arrière de la coque, près des hélices, ce qui laisse à penser qu’il ne s’agit pas d’un coup d’essai. Non loin de là, le MN Colibri, bateau frère du MN Toucan, est immédiatement fouillé : une cache aménagée est également découverte, cette fois vide.

L’enquête est alors confiée à l’Office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiants (OCRTIS). Toutefois, suite à la révélation de l’affaire cette semaine sur Facebook, le parquet de Cayenne s’est dessaisit de l’affaire au profit de la Jirs.

De nombreuses auditions ont déjà eu lieu : le personnel du port ainsi que les membres des équipages ont été entendus. Cette affaire, jugée très sensible par les gendarmes, pose plusieurs questions : depuis quand existe ce trafic ? Y a-t-il des complicités au centre spatial ou sur le port ? Et jusqu’où montent ses complicités ?

Aurélie PONSOT

 
 

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