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justice

Décès de trois militaires en juillet 2019 : le parquet requiert une ouverture d’information judiciaire contre X

SH Jeudi 9 Juillet 2020 - 14h55
Décès de trois militaires en juillet 2019 : le parquet requiert une ouverture d’information judiciaire contre X
Edgar Roellinger, Cédric Guyot et Mickaël Vandeville, issus régiment du génie de Besançon, étaient en Guyane pour une mission de destructions de sites d’orpaillage illégal. Ils sont morts le 17 juillet 2019, près de Papaïchton. - Photo DR

Il y a un an, à quelques jours près, trois militaires du 19e régiment d’infanterie de Besançon étaient décédés par intoxication lors d’une mission de destruction à l’explosif de galeries d’extraction aurifères illégales à Papaïchton. Cinq autres soldats de la même unité avaient été hospitalisés.

Une enquête de flagrance puis préliminaire avait été ouverte il y a un an par le parquet de Cayenne afin d’établir les causes de la mort de trois soldats partis en mission de destruction de sites aurifères, près de Papaïchton, suivie d’une autre pour homicides et blessures involontaires, rappelle d’emblée Samuel Finielz, procureur de la République de Cayenne.

Le 17 juillet 2019, le groupe fouille opérationnelle spécialisée du 19e RI s’était rendu au niveau de la galerie n°6 d’un site illégal d’extraction aurifères afin de préparer les explosifs et les mettre en place. Cette galerie, horizontale et longue de 70 m était obstruée à 21 mètres de l’entrée. Peu après 16 heures, un sous-officier, qui précédait les deux premiers militaires entrés dans la galerie, pour l'inspecter, avait constaté la présence d’un camarade inconscient au sol. Il avait alors donné l’alerte et deux groupes de trois militaires étaient arrivés en appui.
La galerie n° 6 communiquait avec la n°5
Les deux premiers hommes entrés dans la galerie et le troisième venu leur porter secours sont décédés suite à une intoxication au gaz, selon les premières constations. Cinq autres qui les précédaient ont aussi été intoxiqués et rapidement hospitalisés.
Dans la même matinée et 45 minutes avant la tragédie, la galerie n° 5, qui communiquait avec la numéro 6 avait fait l’objet de deux destructions. Et comme l’indique aujourd’hui le procureur de la République, « les gaz générés par la double explosion ont par conséquent pu être présents dans la galerie n°6 au moment de l’intervention des militaires pour y positionner les charges explosives » pour la détruire.

Il ressort des expertises menées que « les teneurs élevées de carboxyhémoglobine dans le sang sont compatibles avec la survenue d’effets toxiques potentiellement létaux en l’absence d’une prise ne charge immédiate. La présence de monoxyde de carbone, généré par la combustion d’explosifs, est donc bien à l’origine de ces trois décès par intoxication. Elle rejette de fait l’hypothèse émise il y a un an sur une intoxication au cyanure.
Mise en œuvre du détecteurs de gaz
« Des expertises complémentaires doivent toutefois être ordonnées sur le détecteur de gaz utilisé sur le site », ajoute aujourd’hui le procureur. De nouvelles investigations seront donc pratiquées avec « pour objectif de déterminer si les conditions de sa mise en œuvre au cours des opérations de destructions de mines aurifères illégales menées ce 17 juillet 2019 ont été respectées. »

Par conséquent, ces « investigations se dérouleront désormais sous la direction d’un juge d’instruction dans le cadre d’une ouverture d’information judiciaire contre X, requise aujourd’hui par le parquet de Cayenne, des chefs d’homicides et de blessures involontaires. »

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