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JUSTICE

CEOG : le tribunal administratif rejette la demande des associations

Marie Odry et Gaetan Tringham Vendredi 8 Juillet 2022 - 16h34
CEOG : le tribunal administratif rejette la demande des associations
Raccordée à la station EDF de Saint-Laurent-du-Maroni, la CEOG devrait produire quotidiennement une puissance électrique fixe de 10 MW la journée jusqu’au soir et de 3MW la nuit

Dans le dossier de la Centrale Électrique de l'Ouest, le juge des référés rejette la demande des associations et du village Prospérité et considère ainsi qu'il est trop tard pour déposer une demande de dérogation à la protection des espèces protégées. Explications.

 Il y a quelques mois, France-Guyane évoquait le désaccord entre la population du Village Prospérité et le projet de la Centrale électrique de l'Ouest guyanais (CEOG). 
 
A lire : Damien Havard, président de HDF Energy, sur la CEOG : « On ne comprend pas pourquoi la parole du chef de village ne tient plus »
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Les deux partis se sont retrouvés le 6 juillet dernier au tribunal administratif de Guyane, pour de nouvelles mesures en matière de protection de l'environnement. Des habitants du village Prospérité, situé à quelques pas du lieu d'implantation du projet, demandaient à ce que des dérogations soient instaurées pour ne pas nuire aux espèces menacées.

Une action pour la préservation de la biodiversité...
D’après Maître Victoria, du parti de la population du village Prospérité, “c'est une action en faveur des espèces protégées. Nous souhaitons que ce chantier de construction ait plus d’obligation pour le respect de l’environnement pour minimiser l’impact. Ce n’est pas une remise en cause du projet total.

Le Tribunal administratif de Guyane a rendu ce mardi matin sa décision quant à ces demandes.

Le jugement prend en compte l'arrêté du 7 novembre 2019, dans lequel le Préfet de Guyane accorde à la CEOG l'autorisation environnementale relative à l'exploitation de la centrale. Cet arrêté s'oppose au courrier du 14 mars 2022 dans lequel les associations Maiouri Nature Guyane et le village Prospérité demandent au préfet de déposer une dérogation à la protection des espèces susceptibles d'être impactées par la réalisation du projet.
... Mais une demande prise trop tardivement
Le juge des référés a ensuite constaté que l'arrêté de novembre 2019 était devenu définitif, car il n'avait pas été contesté dans les deux mois suivant son édiction. Il estime ainsi : " que la procédure intentée par les requérantes cherchait à rouvrir les débats à l’encontre d’une décision ne pouvant plus être contestée et, d’autre part, que le préfet ne disposait pas à ce stade du pouvoir de mettre en demeure la société CEOG de déposer une demande de dérogation à la protection des espèces protégées. "
La demande formulée par les associations a ainsi été rejetée.

Henry Hausermann, directeur général de la CEOG se dit "content que le juge ait pu rappeler que le projet est pleinement autorisé." Il souligne également que le juge "a pris en compte que la CEOG est soumise à un certain nombre d’obligations environnementales et que les services de l’État, en charge de vérifier leur application, ont constaté que les règles ont été respectées."
 
Un projet vraiment respectueux de l’environnement?
Cette future centrale électrique à hydrogène promeut une énergie verte. Le directeur général de la CEOG n'hésite pas à mettre en avant : "Face à l’urgence climatique, ce projet est vertueux. Cela va être un outil pour l’autonomie énergétique en Guyane et en particulier dans l'Ouest-guyanais où il y a un besoin flagrant."
 
 Mais il ressort des études environnementales que le site du projet abrite plus d’une trentaine d’espèces protégées, susceptibles d’être impactées par les travaux et notamment le défrichement de 75 hectares.

Sur ce point, Henry Hausermann souligne enfin les mesures prises pour limiter l'impact sur l'environnement : "On a programmé les travaux de manière à préserver les zones les plus denses en biodiversité. 200 hectares ont été prospectés. Nous avons choisi de nous implanter sur les 75 où l'environnement serait le moins impacté."

La mise en service de la centrale est prévue pour 2024.
 

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