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GUYANE

Assises : 15 ans de réclusion criminelle pour deux viols, séquestration et empoisonnement

Samir MATHIEU Jeudi 10 Septembre 2020 - 19h27
Assises : 15 ans de réclusion criminelle pour deux viols, séquestration et empoisonnement
L'accusé a été condamné à 15 ans de réclusion criminelle. - Archives France Guyane

 Le procès hors du commun qui s'est ouvert mardi, s'est clôturé ce jeudi soir par le verdict. L'accusé, poursuivi pour deux viols, séquestration et enlèvement et empoisonnement a écopé de 15 ans de réclusion criminelle. Il risquait la perpétuité. 

 C'est un procès hors du commun qui a eu lieu cette semaine en ouverture de la 9e session d'assises de la Guyane. Tout d'abord, le procès a démarré avec une demi-journée de retard car il manquait des jurés pour l'installation de la séance lundi. Mardi, le procès a pu débuter avec les jurés nécessaires.

Dès lors le procès a permis à tous les acteurs de ce dossier, si particulier, d'exposer les arguments des uns et des autres, d'avoir les expertises psychologiques, psychiatriques, l'avis de la directrice d'enquête mardi matin.

L'un des temps forts du procès a été sans conteste le témoignage à la barre de la victime, qui avait 15 ans au moment des faits, et est désormais majeure. Elle a eu à cœur de raconter ces 3 jours difficiles qu'elle a vécu entre les deux premiers viols, l'enlèvement et séquestration et puis la tentative d'empoisonnement avec préméditation qui a eu lieu le 15 décembre 2017 au centre de la PMI de Saint-Laurent.
L'accusé a longuement été appelé à s'exprimer sur les faits qui lui étaient reprochés. "Il a exprimé de profonds regrets" estime son avocate maître Sonia Palou, qui a mise en avant l'aspect "passionnel" de l'amour qu'il portait à l'époque pour la jeune fille, qui, il faut le rappeler, est la mère de ses enfants. 

Jeudi ont eu lieu la plaidoirie de la partie civile, représentée par maître Akim El Allaoui. Il a demandé à ce que sa cliente soit "crue". C'était ce qui était important pour la victime, qui a assisté aux deux derniers jours de procès.
L'avocat général, Michel Bonnieu, a requis une peine de 30 ans  de réclusion criminelle, ce qui n'était pas lapeine maximale puisque l'accusé encourraitla réclusion criminelle à perpétuité. Les jurés n'ont pas suivi l'avocat général sur la peine. Ils ont reconnu l'accusé coupable de tous les chefs d'inculpation qui lui étaient reprochés mais l'ont condamné à 15 ans de réclusion criminelle. L'avocatgénéralse se réserve le droit de faire appel. Chaque partie a désormais 20 jours pour faire appel. Un délai qui a été largement allongé en raison de la crise duCovid.
L'avocat des parties civiles,maîtreElAllaoui, s'est déclaré satisfait que sa cliente "ai été reconnue comme victime et qu'on l'ai cru."Maître Sonia Palou, avocate de l'accusé a mis en avant "la passion amoureuse" qui a entraîné ces faits, et avait reclamé l'acquittement.Elle s'est dite satisfaite du verdict" même si son clientpeut toujours faire à appel. Elle a rappelé la barrière dela langue. L'accusé a donc été condamné à 15 ans de réclusion criminelle alors que l'avocat général avait requis 30 ans et qu'il risquait la perpétuité.

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Vos commentaires

BMK 11.09.2020

Les gens qui rédigent les articles devraient vraiment faire des efforts sur l'orthographe!

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