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Virus: 5 millions d'Australiens reconfinés, plus de 12 millions de cas dans le monde

AFP Jeudi 09 juillet 2020

Une habitante de Melbourne confinée le 9 juillet 2020

- William WEST (AFP)

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Cinq millions d'habitants de Melbourne, la 2e ville d'Australie, sont à nouveau confinés jeudi en raison d'une résurgence du coronavirus, qui continuer de progresser à l'échelle planétaire, avec plus de 12 millions de personnes atteintes depuis le début de la pandémie.

 L'Australie (environ 9.000 cas pour 106 morts) est loin des lourds bilans américains et brésiliens, mais Melbourne enregistre plus d'une centaine de nouvelles infections quotidiennes.

Les habitants ont reçu l'ordre de rester confinés durant six semaines. Ils ne pourront sortir que pour raisons professionnelles, faire du sport, aller chez le médecin ou acheter des vivres. De telles mesures n'avaient été que récemment levées.

L'Etat de Victoria, où se trouve Melbourne, a fermé ses frontières pour préserver le reste de l'Australie.

- Appel à l'unité -

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a appelé jeudi à l'unité contre le virus, alors que le cap des 12 millions de cas déclarés venait d'être franchi, dont plus de la moitié aux États-Unis, pays le plus touché, et en Amérique latine, selon un comptage réalisé par l'AFP.

Sur ces 12.123.290 cas - une fraction du nombre réel, en raison de méthodes de comptabilisation différentes entre pays -, plus de la moitié sont guéris du Covid-19, qui a fait plus de 550.900 décès recensés dans le monde.

"Nous ne pourrons pas vaincre la pandémie si nous sommes divisés", a déclaré le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, deux jours après que les Etats-Unis eurent officiellement confirmé leur retrait de l'organisation.

L'OMS va également désigner un panel indépendant d'experts pour évaluer sa gestion de la crise sanitaire.

En Europe, la situation semble sous contrôle malgré de nouveaux foyers. Le continent reste le plus durement touché avec plus de 200.000 morts, dont plus des deux tiers au Royaume-Uni, en Italie, en France et en Espagne.

Et la Roumanie inspire l'inquiétude: plus de 600 malades du Covid-19 y ont quitté les hôpitaux ces derniers jours, en pleine flambée des contaminations. Profitant d'un vide législatif qui empêche de les contraindre à l'isolement, ils risquent désormais de transmettre la maladie.

En Serbie, de nouveaux heurts ont éclaté à Belgrade mercredi soir lors d'un rassemblement de manifestants furieux de mesures prises par les autorités pour lutter contre une résurgence du Covid-19.

En France, la mairie de Paris a annoncé que la ville maintenait bien son traditionnel feu d'artifice tiré depuis la tour Eiffel pour la fête nationale du 14 juillet, mais sans public.

En Espagne, où plus de 70 nouveaux foyers de contagions sont apparus, l'archipel touristique des Baléares a décidé de renforcer le port du masque, obligatoire dès lundi dans la rue et dans les espaces publics fermés.

En Suisse, la ville de Neuchâtel (ouest) a établi un original système d'alerte au coronavirus, en hissant un pavillon sur son château. Bleu actuellement - ce qui indique des cas sporadiques -, il passera au jaune en cas de flambée limitée, puis à l'orange et enfin au rouge en cas de progression exponentielle. Le médecin du canton, Claude-François Robert, a annoncé qu'il accorderait ses cravates en conséquence.

Aux Etats-Unis en revanche, où la maladie a fait plus de 132.800 morts pour plus de 3 millions de cas, le virus gagne encore du terrain.

Après une stabilisation de l'épidémie dans ses premiers foyers, le pays affronte une hausse des infections dans le Sud et l'Ouest. Plusieurs Etats ont été obligés de suspendre leur processus de déconfinement.

Le président Donald Trump, qui a appelé mercredi les écoles à rouvrir, nie la réalité de ce rebond: "Le taux de mortalité du coronavirus (a) été divisé par 10!", a-t-il tweeté.

Le nombre de cas s'est aussi envolé à Tulsa (Oklahoma, centre), un peu plus de deux semaines après un meeting de campagne organisé par Donald Trump dans cette ville, selon les autorités sanitaires locales.

"Nous sommes montés, nous ne sommes jamais redescendus au niveau de base, et là nous sommes en train de remonter", s'est inquiété Anthony Fauci, plus haut expert en maladies infectieuses du gouvernement américain.

Dans ce contexte tendu, l'OMS a mis en garde contre la probable capacité du virus à se transmettre par voie aérienne, notamment dans les lieux publics, c'est-à-dire de manière beaucoup plus contagieuse qu'initialement envisagé.

Des chercheurs ont également établi que les mères positives au Covid-19 peuvent transmettre le virus à leur enfant à naître, selon une étude.

- "Parfaitement bien" -

L'épidémie continue ses ravages en Amérique latine et aux Caraïbes, où plus de 3,1 millions de cas ont été recensés, dont plus de la moitié au Brésil.

L'Onu a averti jeudi que dans cette région, la pandémie pourrait faire basculer dans la pauvreté 45 millions de personnes des classes sociales intermédiaires.

Deuxième pays le plus touché, le Brésil recense 67.964 morts pour 1.713.160 cas mais Jair Bolsonaro, son président de 65 ans, contaminé, continue à claironner qu'il va "parfaitement bien".

Le Pérou a dépassé la barre des 11.000 morts, une semaine après avoir amorcé un déconfinement graduel, et le Mexique a enregistré un nouveau record journalier de 6.995 cas mercredi. Et les chiffres officiels bondissent au Venezuela: plus de 1.500 malades le 1er juin, plus de 7.000 un mois plus tard.

L'Afrique reste loin derrière. Elle a franchi mercredi la barre des 500.000 cas, après avoir dépassé le 1er juillet les 10.000 morts.

Au Maroc, peu touché par la pandémie (environ 15.000 cas dont 242 décès), le gouvernement a prolongé jeudi d'un mois l'état d'urgence sanitaire en vigueur depuis mi-mars.

Au plan sportif, en Asie, d'où est parti le virus en fin d'année 2019, la Ligue des champions de football reprendra en septembre, sur terrain neutre et avec des confrontations à match unique après la phase de groupes, a annoncé jeudi la Confédération asiatique.

Quant à la Ligue des champions européenne, l'Union des associations européennes de football a indiqué jeudi que son tournoi final (12-23 août) se déroulera a priori à huis clos à Lisbonne, qui connaît une recrudescence du coronavirus.

burx-mba/lpt

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