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Ukraine: un retrait de troupes reporté à samedi

Vendredi 08 novembre 2019
Ukraine: un retrait de troupes reporté à samedi
Des soldats séparatistes prorusses, dans la région de Donetsk en Ukraine, le 21 octobre 2015 - ALEKSEY FILIPPOV (AFP/Archives)

L'Ukraine et les séparatistes prorusses ont reporté de vendredi à samedi un recul de leurs troupes de positions dans l'est du pays, une opération censée permettre la relance du processus de paix avec Moscou.

"Le retrait des forces et de l'équipement commencera samedi, le 9 novembre, à 12H00 locales" (10H00 GMT), a annoncé dans un communiqué le représentant spécial de l'OSCE pour les négociations de paix en Ukraine, Martin Sajdik, dont les observateurs sont chargés de superviser ce processus.

Ce redéploiement dans la région de Donetsk, entre les villages de Petrivské (côté séparatiste) et Bogdanivka (zone contrôlée par Kiev) était prévu vendredi, mais les rebelles pro-russes ont demandé un nouveau report de 24 heures.

Il avait déjà été ajourné de quatre jours en raison de tirs dans la zone de désengagement.

Une réussite samedi constituerait, selon le chef de la diplomatie ukrainienne Vadym Prystaïko, "la dernière précondition pour l'organisation du sommet quadripartite" entre les présidents ukrainien et russe avec la médiation de la France et de l'Allemagne.

Moscou est moins catégorique, quand Kiev espère que cette rencontre entre les présidents Volodymyr Zelensky, Vladimir Poutine et Emmanuel Macron ainsi que la chancelière Angela Merkel puisse avoir lieu en novembre à Paris.

"Comptons combien de gens ont été tués depuis" le précédent sommet à ce niveau en 2016, s'est insurgé M. Zelensky dans une vidéo publiée jeudi, soulignant l'importance de "relancer le dialogue" pour arriver à terme à "la fin de la guerre et au retour de nos territoires".

La tenue d'un tel sommet en format dit de "Normandie" a été maintes fois prédite ces dernières semaines sans jamais se concrétiser, notamment parce que les retraits des forces dans l'est de l'Ukraine ont échoué à plusieurs reprises.

Le recul des troupes dans trois petits secteurs de la ligne de front est une des conditions posées par le Kremlin pour la reprise des pourparlers de paix. Deux premières étapes ont eu lieu, l'une en juin, l'autre en octobre.

- Présence russe -

Sur le terrain, les belligérants devront confirmer samedi leur volonté de retrait par le tir d'une fusée lumineuse, avant de reculer leurs positions d'un kilomètre.

Si ce troisième retrait se confirmait, un recul sur l'ensemble de la ligne de front, longue de plus de 400 kilomètres, pourrait à terme être envisagé.

Entamé sous l'impulsion du nouveau président ukrainien, en poste depuis mai, ce désengagement suscite beaucoup d'inquiétude en Ukraine, auprès notamment des nationalistes ukrainiens et de combattants, anciens et d'active.

Les détracteurs du chef de l'Etat l'accusent de négocier avec les Russes sans informer la société, voire de "capituler" face au Kremlin.

"Rien ne sera caché à l'opinion publique, car ce sujet est très sensible", a assuré jeudi M. Zelensky.

Depuis le succès d'un important échange de prisonniers en septembre, il ne cesse d'appeler à un sommet, espérant une percée pour arriver à un règlement du conflit avec les séparatistes prorusses.

Cette guerre a fait près de 13.000 morts depuis son déclenchement il y a cinq ans, un mois après l'annexion par Moscou de la péninsule de Crimée.

Un soldat ukrainien a encore été tué par des tirs ennemis et quatre autres blessés, a annoncé jeudi l'armée ukrainienne.

La Russie s'est dite favorable à l'organisation d'un nouveau sommet quadripartite, mais a refusé de s'engager sur un calendrier. Il est "trop tôt pour parler" de dates car "beaucoup de questions" restent en suspens, a ainsi déclaré mardi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

Ukrainiens et Occidentaux accusent Moscou de soutenir financièrement et militairement les séparatistes de l'est de l'Ukraine et de contrôler de facto cette zone, ce que la Russie dément.

Fin octobre, l'Otan a appelé Moscou à "retirer toutes ses troupes, tous ses officiers de l'est de l'Ukraine et arrêter de déstabiliser" ce territoire.

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