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Trump promet d'enflammer Orlando pour lancer la bataille de 2020

Mercredi 19 juin 2019
Trump promet d'enflammer Orlando pour lancer la bataille de 2020
Des partisans de Donald Trump à Orlando le 18 juin 2019 - Gregg Newton (AFP)

Donald Trump est arrivé à Orlando en Floride mardi pour donner le coup d'envoi de sa campagne pour la présidentielle de 2020, à l'issue de laquelle il espère décrocher un second mandat après l'énorme surprise de 2016.

"Regardez ce qui se passe à Orlando en ce moment! On n'a jamais rien vu de pareil (sauf si vous jouez de la guitare)", a tweeté le président de 73 ans, tentant la métaphore avec un concert de rock. "Cela va être de la folie", a-t-il ajouté.

Le milliardaire républicain, en position délicate dans les sondages, sait qu'il devra s'imposer dans le "Sunshine State" s'il veut se maintenir huit ans au pouvoir comme ses trois prédécesseurs, Barack Obama, George W. Bush et Bill Clinton.

Un sondage de l'université Quinnipiac, publié mardi, le donne perdant en Floride face à plusieurs démocrates engagés dans la primaire. Si Joe Biden par exemple était le candidat du parti démocrate, il l'emporterait dans cet Etat clé avec 50% des voix contre 41% pour Donald Trump.

Dans l'après-midi, des partisans du président scandaient "Trump Trump Trump" avant d'entrer dans l'Amway Center, enceinte de l'équipe NBA des Orlando Magics, où quelque 20.000 personnes étaient attendues.

"C'est un évènement historique, nous ne le manquerions pour rien au monde", a dit à l'AFP David Meloney.

Aucun suspense sur le fond pour ce discours prévu à 20H00 (00H00 GMT): l'ancien homme d'affaires de New York, en campagne permanente, n'a jamais fait mystère de sa volonté de se représenter.

Mais la marée de casquettes rouges "Make America Great Again" qui devrait l'accueillir lui donnera l'occasion de capter toute la lumière, avant une séquence qui sera plus favorable à ses adversaires démocrates.

Celui qui s'est présenté en 2016 comme le candidat anti-système et anti-élites semble déterminé à conserver le ton et la posture de l'outsider, mais l'équation n'est pas la même après plusieurs années au pouvoir.

"La deuxième fois, vous êtes plus vulnérable", explique à l'AFP l'historien Julian Zelizer, de l'université de Princeton.

- "L'Economie Trump" -

Comme en 2016, lorsqu'il avait brandi l'idée de construire un mur à la frontière avec le Mexique, il devrait consacrer une large place à l'immigration.

Lundi, d'un tweet laconique visiblement destiné à galvaniser sa base électorale, il a affirmé que les Etats-Unis allaient commencer à expulser les "millions d'étrangers (...) entrés de manière illicite aux Etats-Unis".

Sur le bilan, Donald Trump devrait brandir les bons chiffres de ce qu'il appelle tout simplement "L'Economie Trump" et agiter le spectre d'un scénario apocalyptique si un démocrate le chassait de la Maison Blanche. "Si n'importe qui d'autre que moi prend les rênes en 2020, il y a aura un Krach Boursier comme on n'en a jamais vu!", a-t-il tweeté au cours du week-end.

A Orlando, des manifestants anti-Trump ont fait le déplacement, munis du "Baby Trump", un ballon gonflable représentant Donald Trump en bébé en colère.

Huit jours après ce show Trump, vingt candidats démocrates doivent se retrouver à Miami, quelque 300 km plus au sud, pour deux débats cruciaux dans une primaire qui s'annonce très ouverte.

- Voie étroite -

Si, à un peu plus de 500 jours de l'élection, les sondages au niveau national donnent Donald Trump largement battu, il est essentiel de regarder la carte électorale de plus près.

En 2016, l'ex-magnat de l'immobilier a, grâce à des victoires cruciales dans une poignée d'Etats-clés, été propulsé à la Maison Blanche avec, sur l'ensemble du pays, près de trois millions de voix de moins que sa rivale démocrate Hillary Clinton.

Dans la mesure où il a jusqu'ici obstinément refusé de se poser en rassembleur et d'élargir sa "carte électorale", une réélection passe par une nouvelle performance sur les mêmes terres. Or la voie s'annonce étroite si l'on en juge par les élections de mi-mandat, qui ont montré un retour en force des démocrates dans la "Rust Belt" ("ceinture de rouille").

Avec ses 29 "grands électeurs", la Floride est un Etat de poids dans le système américain de "collège électoral".

Elle est traditionnellement extrêmement disputée lors des scrutins présidentiels: Barack Obama l'a emporté en 2012 face à Mitt Romney avec un peu moins d'1% d'écart et Donald Trump a devancé Hillary Clinton avec un tout petit peu plus d'1%.

La Floride fut aussi, en 2000, le théâtre d'un psychodrame lorsque, après plusieurs semaines d'un incroyable imbroglio, la Cour suprême avait annoncé la victoire, par 537 voix, de George W. Bush sur Al Gore, envoyant finalement le républicain à la Maison Blanche.

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