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Succession de Theresa May : des prétendants déjà dans les starting blocks

Samedi 25 mai 2019
Succession de Theresa May : des prétendants déjà dans les starting blocks
La Première ministre britannique Theresa May repart après avoir annoncé sa démission devant le 10 Downing Street, le 24 mai 2019 - Tolga AKMEN (AFP)

La course à la succession de la Première ministre britannique est ouverte, avec déjà cinq candidats sur les rangs pour prendre le pouvoir et s'emparer de l'épineux dossier du Brexit, au lendemain de l'annonce de la démission de Theresa May.

Nouvelle candidature du jour : Matt Hancock, le ministre de la Santé. "Nous avons besoin d'un leader pour l'avenir, pas juste pour maintenant", a twitté samedi ce quadragénaire. "Je mettrai en oeuvre le Brexit", a-t-il assuré.

Theresa May laisse à son successeur la lourde tâche de mettre en oeuvre la sortie de l'UE du Royaume-Uni, un pays divisé sur la question, soit en renégociant un nouvel accord avec Bruxelles - celui qu'elle avait conclu a été rejeté par les députés -, soit en optant pour une sortie sans accord.

Elle a annoncé vendredi qu'elle quitterait ses fonctions le 7 juin, exprimant son "profond regret" d'avoir échoué dans ses tentatives de concrétiser le Brexit, trois ans après le référendum qui l'a décidé par 52% des voix.

Mme May assurera la transition jusqu'à ce que les 100.000 membres de son Parti conservateur se choisissent, d'ici au 20 juillet, entre les deux candidats sélectionnés par les députés tories, un nouveau leader, qui deviendra le prochain chef du gouvernement.

Son annonce sonne le début d'une lutte pour le pouvoir de deux mois chez les conservateurs.

- Boris Johnson, le favori -

Boris Johnson, 54 ans, n'a pas attendu la déclaration de la Première ministre pour se dire candidat à son poste.

Grand favori des militants de base du Parti conservateur, cet ancien ministre des Affaires étrangères et ex-maire de Londres a été un des artisans de la victoire du Brexit au référendum de 2016.

Le ministre du Développement international Rory Stewart et l'ex-ministre du Travail Esther McVey ont aussi confirmé leur candidature.

Parmi les poids lourds prometteurs figurent le ministre des Affaires étrangères Jeremy Hunt, Dominic Raab, figure de la nouvelle garde des conservateurs et fugace ministre du Brexit, le ministre de l'Environnement Michael Gove, le ministre de l'Intérieur Sajid Javid ou encore l'ex-ministre chargée des relations avec le Parlement Andrea Leadsom, qui a démissionné mercredi.

Dans un entretien avec le Sunday Times, Jeremy Hunt a souligné, tout en annonçant sa candidature, que "ce qui importe est si vous croyez au Brexit, pas comment vous avez voté en 2016".

"Si j'étais Premier ministre, je serais, de mémoire d'homme, le premier Premier ministre à avoir été un entrepreneur de formation", a-t-il ajouté, faisant allusion à son passé d'homme d'affaires dans les années 1990.

La ministre du Travail Amber Rudd a, quant à elle, annoncé samedi ne pas se présenter, confiant à la BBC qu'elle "serait très préoccupée" si le choix se portait sur un leader "trop enthousiaste" à l'idée d'une sortie sans accord.

- Renégocier ? Sortir sans accord ? -

C'est pourtant une issue que n'écarte pas Boris Johnson. Il a déclaré vendredi qu'il chercherait à renégocier l'accord conclu par Mme May avec Bruxelles s'il était Premier ministre. Mais "nous quitterons l'Union européenne le 31 octobre, accord ou pas", a-t-il dit, s'opposant ainsi à tout nouveau report de la date butoir du Brexit, fixée au 31 octobre.

"Je ne pourrais pas servir un gouvernement avec Boris Johnson", a prévenu Rory Stewart sur la BBC. "Je ne pourrais pas servir un gouvernement dont la politique est de pousser ce pays à un Brexit sans accord".

Un divorce sans accord "n'est pas un choix de politique possible pour le prochain Premier ministre", puisque les députés britanniques ont déjà voté contre ce scénario, a renchéri Matt Hancock sur Sky News.

Le prochain Premier ministre sera confronté aux mêmes rapports de force à la Chambre des Communes, avec les travaillistes en tant que principale force d'opposition, puisque son arrivée n'est pas liée à de nouvelles élections législatives.

"La question est : est-ce qu'un nouveau Premier ministre peut retourner voir les 27 de l'Union européenne et obtenir un accord différent, qui serait plus attractif pour le Parlement ?", juge Tony Travers, professeur de politique publique à la London School of Economics (LSE).

La Commission européenne a déjà répondu vendredi que ce départ ne changeait "rien" à la position des autres Etats membres sur l'accord de sortie. "L'accord de retrait n'est pas ouvert à la renégociation", a aussi averti le Premier ministre néerlandais Mark Rutte. La dirigeante allemande Angela Merkel a toutefois affiché une position moins fermée, promettant d'oeuvrer à un "Brexit ordonné".

Le chef de l'opposition travailliste Jeremy Corbyn a de son côté appelé à de nouvelles législatives. Mais ce scénario tente fort peu les Tories, qui ne disposent que d'une étroite majorité au Parlement et pourraient être menacés de la perdre avec l'arrivée d'un nouvel acteur, le Parti du Brexit de l'europhobe Nigel Farage, en tête dans les sondages pour les élections européennes qui ont eu lieu jeudi au Royaume-Uni.

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