• Partager cet article sur Facebook
  • Partager cet article sur Twitter
  • Partager cet article sur LinkedIn
  • S'abonner aux flux RSS de France-Antilles.fr

Pandémie: manifestations contre les mesures anti-Covid, violences aux Pays-Bas et aux Antilles

Samedi 20 novembre 2021
Pandémie: manifestations contre les mesures anti-Covid, violences aux Pays-Bas et aux Antilles
Scène laissée à Rotterdam, aux Pays-Bas, par une manifestation anti-restrictions Covid ayant tourné à l'émeute, le 20 novembre 2021 - Jeffrey Groeneweg (ANP/AFP)

Des milliers de personnes dans les rues en Australie, des scènes d'émeutes aux Pays-Bas, de violence et de vandalisme dans les Antilles françaises: les opposants crient leur colère face aux mesures anti-Covid adoptées pour endiguer la recrudescence de la pandémie.

Samedi en Australie,ils étaient des milliers d'anti-vaccin à défiler à Melbourne et plus de 10.000 à Sydney, pour protester contre les restrictions imposées dans ce pays où la vie est redevenue quasi-normale pour les 85% des adultes qui sont vaccinés.

A Melbourne a également a eu lieu samedi une des premières contre-manifestations, en soutien aux mesures anti-Covid, qui a rassemblé quelque 2.000 personnes.

Des manifestations qui se sont déroulées dans le calme, à l'inverse des incidents violents survenus vendredi soir à Rotterdam, aux Pays-Bas, ou en Guadeloupe, dans les Antilles françaises.

"Tout ce qui a été fait (par les autorités) a été fait pour sauver des vies. Bien sûr, ce n'est pas drôle, et ça a été dur pour certains, mais c'est une pandémie mondiale. Que peut-on faire d'autre?", a déclaré à l'AFP une manifestante.

A Rotterman, la police néerlandaise a fini par tirer sur des manifestants devenus émeutiers, blessant au moins deux personnes. En face, jets de pierres, incendie d'une voiture de police, de fusées de feux d'artifices ont émaillés cette nuit de chaos.

La police a fait état de dizaines d'arrestations et de sept blessés, "dont des policiers", sans plus de précision. "Des coups de semonce ont été tirés à plusieurs reprises. À un moment donné, la situation est devenue si dangereuse que les agents se sont sentis obligés de tirer sur des cibles", a indiqué la police.

Selon la télévision publique néerlandaise NOS, deux personnes ont été blessées par ces tirs.

Le maire de Rotterdam Ahmed Aboutaleb a qualifié les incidents d'"orgie de violence". Et devant cette situation "très grave", les autorités locales ont interdit les rassemblements dans la zone.

Les manifestants protestaient contre les restrictions sanitaires et les mesures du gouvernement visant à restreindre l'accès des personnes non vaccinées à certains lieux.

Les Pays-Bas ont été les premiers en Europe occidentale à réintroduire la semaine dernière un confinement partiel avec une série de restrictions sanitaires, touchant notamment le secteur de la restauration, pour faire face à une flambée de cas de Covid-19 - plus de 21.000 nouveaux cas enregistrés vendredi.

Après les violences de la nuit, les organisateurs d'une manifestation prévue ce samedi à Amsterdam ont annoncé son annulation. "Hier soir, l'enfer s'est déchaîné à Rotterdam", a déclaré l'organisation United We Stand Europe sur sa page Facebook, ajoutant que maintenir la manifestation à Amsterdam "ne nous semblait pas juste".

En janvier, les Pays-Bas avaient connu leurs pires émeutes depuis quatre décennies, y compris à Rotterdam, après l'entrée en vigueur d'un couvre-feu.

- Violences aux Antillles -

De l'autre côté de l'Atlantique, la mobilisation des opposants au pass sanitaire et à la vaccination obligatoire des personnels soignants, lancée il y a quatre jours par un collectif d'organisations syndicales et citoyennes, a tourné à la violence vendredi en Guadeloupe, une des deux principales îles des Antilles françaises.

Quatre immeubles de Pointe-à-Pitre, le chef-lieu qui compte de nombreuses habitations en bois, sont partis en fumée, selon les pompiers, tandis qu'autour des barrages sur les routes les manifestants affrontaient la police à coup de pierres ou même de tirs de mortier.

Le préfet a annoncé vendredi l'instauration d'un couvre-feu immédiat entre 18H00 et 05H00 locales, "compte tenu des mouvements sociaux en cours dans le département et des actes de vandalisme", et ce jusqu'à mardi. Il a également interdit la vente d’essence en jerrican.

Devant l'hôpital de la ville, un barrage de manifestants empêche l'entrée des véhicules autres que les ambulances mais filtre le personnel autorisé à entrer, selon le directeur adjoint, Cédric Zolezzi.

Selon lui, le manque de personnel est aggravé par "une vague d’arrêts maladie", "sur consigne syndicale", et oblige par exemple à annuler notamment des chimiothérapies.

"Le coupable, c’est celui qui a mis l’obligation vaccinale", rétorque Sandro Sormain, secrétaire adjoint de la centrale syndicale UTS-UGTG.

De nouvelles manifestations sont prévues samedi en Autriche, où le gouvernement s'apprête à reconfiner l'ensemble de sa population lundi, et celle prévue à Breda, dans le sud des Pays-Bas est pour l'instant maintenue.

Pour transmettre un commentaire, merci de vous identifier (ou de vous inscrire en 2min)

Mot de passe oublié?
Inscription express
Aucun commentaire
Sur le même thème
A la une