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Les Bahamas commencent à panser leurs plaies après Dorian

Vendredi 06 septembre 2019
Les Bahamas commencent à panser leurs plaies après Dorian
Des habitants de Marsh Harbour constatent les dégâts le 5 septembre 2019 - Brendan Smialowski (AFP)

Un bilan humain qui ne cesse de monter et s'annonce "épouvantable", de lourdes conséquences économiques qui handicaperont l'archipel, les craintes d'une catastrophe sanitaire... les Bahamas continuaient vendredi de subir l'impact du passage dévastateur de l'ouragan Dorian.

Tant bien que mal, dans le chaos et la confusion consécutifs au passage de Dorian, qui a frappé les Bahamas en catégorie 5 - la plus haute - avec des vents à plus de 250 km/h, les secours tentent de s'organiser.

"On espère que les équipes d'évaluation technique vont se rendre à Grand Bahama (une des îles les plus touchées, au nord de l'archipel, ndlr) vendredi. Au moins plusieurs centaines de personnes attendent d'être évacuées. Les opérations de recherche et de sauvetage continuent d'être menées, c'est très compliqué comme il n'y a presque pas de communications", a expliqué à l'AFP un responsable de l'agence bahaméenne des situations d'urgence, la NEMA.

"C'est notre Katrina", a estimé jeudi le ministre de la Santé, le docteur Duane Sands, en référence à l'ouragan qui avait semé la désolation sur la Louisiane en 2005. Le ministre a ajouté craindre un bilan définitif "épouvantable".

"Le public doit s'attendre à des informations inimaginables concernant le bilan humain et les souffrances", a-t-il mis en garde.

Dans la soirée, le Premier ministre Hubert Minnis a annoncé que le bilan humain provisoire était monté à 30 morts, et devait encore s'alourdir.

Dans la ville de Marsh Harbour, sur l'île de Great Abaco, dans le nord du pays, l'AFP a assisté à des opérations de collecte des cadavres.

Environ 60% de l'île a été ravagée, et des milliers de personnes y sont sans abri.

Maisons pulvérisées, voitures renversées, champs entiers de débris, bateaux échoués et nombreuses zones inondées... A parte de vue s'étend un paysage de désolation qui tranchait avec le beau temps revenu et associé traditionnellement à la carte postale touristique des Bahamas.

- "Abaco c'est fini" -

"Je crois honnêtement qu'Abaco c'est fini. Je pense qu'Abaco ne s'en remettra pas avant les 10 prochaines années car tout est parti. Tout a disparu. Donc, pour avoir de l'argent, nous avons besoin de gens pour investir", a expliqué à l'AFP Thaah Hepburn, une sinistrée de Marsh Harbour.

"En ce moment, Abaco a besoin d'investisseurs externes", a-t-elle appuyé.

"Je suis censé partir, mais il n'y a pas d'eau, pas de nourriture, personne ne peut rester parce que vous serez malade après quelques jours... Mon projet est de partir, trouver un autre endroit où vivre", a pour sa part déclaré James Whell, un autre sinistré de Marsh Harbour.

Selon l'ONU, 70.000 personnes ont besoin d'une aide immédiate dans cet archipel des Caraïbes: eau, nourriture, médicaments, etc.

Dorian s'est "acharné" sur l'archipel, au-dessus duquel il est longtemps resté quasi immobile, faisant tomber jusqu'à 76 cm de pluie par endroits.

Interrogé sur CNN, Brandon Clement, un chasseur de tornade qui a tourné les premières images de la désolation sur les îles Abacos, a estimé que la situation avait dégénéré "très vite en crise humanitaire".

L'ONU a annoncé que 85 tonnes de vivres seraient envoyées au cours des trois prochains mois.

- Dorian continue sa route -

Vendredi matin, Dorian, qui continue de remonter la côte Atlantique des Etats-Unis a frappé la Caroline du Nord, au niveau de Cap Hatteras, au sud de l'archipel touristique des Outer Banks, déjà touché l'an dernier par l'ouragan Florence.

Dorian, qui ne cesse de s'affaiblir, était un ouragan de catégorie 1, avec des vents atteignant un maximum de 150 km/h.

Le beau temps était revenu sur la ville touristique de Charleston, en Caroline du Sud, où de fortes bourrasques et de légères inondations ont privé jeudi 200.000 foyers d'électricité.

Le centre de l'ouragan devrait remonter vers le sud-est de la Nouvelle-Angleterre (nord-est des Etats-Unis) vendredi soir et samedi matin, puis jusqu'en Nouvelle-Ecosse (Canada) tard samedi, selon le Centre national des ouragans.

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