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Israël pilonne Gaza après des tirs de roquettes vers Tel-Aviv à un moment risqué

Vendredi 15 mars 2019
Israël pilonne Gaza après des tirs de roquettes vers Tel-Aviv à un moment risqué
Le ciel de Gaza (Territoires palestiniens) illuminé lors d'une frappe aérienne de l'armée israélienne dans la nuit du 14 au 15 mars 2019 - MAHMUD HAMS (AFP)

Israël a riposté lourdement vendredi à des tirs de roquettes de la bande de Gaza vers son territoire dont la capitale économique Tel-Aviv, en pilonnant des dizaines de positions du mouvement islamiste palestinien Hamas, dans une période à hauts risques.

Ces hostilités ont ravivé de nouveau le spectre d'un conflit à Gaza, où Israël et le Hamas ainsi que ses alliés se sont livré trois guerres depuis que le mouvement islamiste a pris le pouvoir en 2007.

Elles interviennent après plusieurs semaines de tensions et en pleine campagne électorale israélienne.

Toutefois, les principaux acteurs, le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le Hamas, passent pour chercher à éviter la confrontation ouverte. Le calme est revenu vendredi après les opérations israéliennes et la volonté semblait de part et d'autre à l'apaisement.

Ce nouvel accès de fièvre a commencé jeudi soir quand deux roquettes ont été tirées vers la région de Tel-Aviv. L'un des engins est tombé en mer, l'autre en dehors de la cité côtière, a dit le maire, Ron Huldai.

En tout, l'armée israélienne a fait état de dix tirs de roquettes depuis jeudi, dont une partie a été interceptée par la défense anti-aérienne.

- "Peur des bombes" -

Aucun blessé n'a été rapporté. Mais les roquettes ont déclenché les sirènes dans les localités israéliennes et conduit les autorités à rouvrir les abris.

En représailles, les avions de combat et les hélicoptères d'attaque ont conduit vendredi aux premières heures une centaine de frappes contre des positions du Hamas, dont un important site souterrain de fabrication de roquettes, selon l'armée.

Les explosions ont retenti toute la nuit à travers le territoire coincé entre Israël, Egypte et Méditerranée.

Quatre personnes ont été blessées, selon les autorités gazaouies. Mais les sites visés par Israël avaient été évacués, par anticipation.

Le Hamas et le Jihad islamique, son allié et autre mouvement islamiste, ont démenti être à l'origine des tirs en direction de Tel-Aviv, laissant supposer que ceux-ci pourraient être le fait de groupes rivaux ou dissidents.

Cependant, Israël a assuré que le coupable était bien le Hamas.

Le fait que Tel-Aviv, à des dizaines de kilomètres de Gaza, soit menacée confère pour Israël une gravité particulière à ces actes.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a rapidement réuni les responsables sécuritaires. Il est en pleine campagne électorale et cherche à imposer l'image de meilleur garant de la sécurité nationale.

Dimanche encore, il menaçait d'une "opération d'envergure" si nécessaire.

Son principal adversaire aux élections du 9 avril, l'ancien chef d'état-major Benny Gantz, a réclamé une "riposte sévère" ainsi que "la mise en place d'une politique dure et cohérente contre le Hamas".

Israël a cependant reçu le soutien de l'administration Trump, son grand allié. Israël a le droit de se protéger contre les attaques de "terroristes (...) armés et financés par leurs marionnettistes à Téhéran", a tweeté le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo.

Les protagonistes paraissaient s'employer vendredi à dissiper les tensions.

- Dissiper les tensions -

Côté israélien, la presse indiquait que les roquettes de type Fajr pourraient être parties malencontreusement en direction de Tel-Aviv lors d'une intervention de maintenance.

Les principaux groupes palestiniens ont eux décidé de respecter la trêve du moment qu'Israël "cesse ses actes d'agression", a dit à l'AFP un porte-parole du Jihad islamique, tandis que le voisin égyptien, intercesseur historique à Gaza, et les Nations unies poursuivaient leurs efforts de médiation.

Le comité organisant tous les vendredis la contestation appelée "Grande marche du retour" a, "dans l'intérêt du public", annoncé le report des rassemblements prévus le jour même le long de la frontière israélienne. C'est une première depuis le début du mouvement lancé en mars 2018 contre le blocus israélien et pour le retour des réfugiés palestiniens chassés ou ayant quitté leurs terres à la création d'Israël.

Les organisateurs et le Hamas affirment que le mouvement est indépendant. Mais le Hamas a démontré qu'il était sous son contrôle. Israël l'accuse de s'en servir pour des agissements hostiles.

Depuis mars 2018, plus de 250 Gazaouis ont été tués par des tirs israéliens, la grande majorité lors de ces manifestations, souvent accompagnées de violences, d'autres dans des frappes israéliennes.

Deux soldats israéliens ont été tués depuis lors.

Les tensions demeurent vives. La situation économique à Gaza, éprouvée par la pauvreté, les pénuries et le chômage, continue de susciter l'inquiétude. Les forces du Hamas ont dispersé jeudi soir de rares manifestations pour une amélioration des conditions de vie.

Le Hamas est fréquemment accusé de soulager la pression domestique en détournant l'attention sur Israël.

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