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Grimpera ou pas, le dernier taux de chômage de l'ère Trump

Vendredi 08 janvier 2021
Grimpera ou pas, le dernier taux de chômage de l'ère Trump
Une bannière "pas de travail, pas de loyer", sur un immeuble, le 9 août 2020 à Washington - Eric BARADAT, Eric BARADAT (AFP/Archives)

Le taux de chômage des Etats-Unis a-t-il grimpé en décembre, pour la première fois depuis avril? Le chiffre officiel, publié vendredi, devrait refléter l'impact sur l'économie américaine de la virulence accrue du virus qui s'est accompagnée de nombreuses restrictions d'activité.

Le rapport sur l'emploi de décembre sera le dernier de l'ère Trump avant l'arrivée de Joe Biden à la Maison Blanche le 20 janvier.

Certains analystes voient le taux de chômage stagner à 6,7%, comme en novembre. D'autres s'attendent à une hausse, pour la première fois depuis le mois d'avril, lorsqu'il avait atteint son pic de 14,7%, du jamais vu depuis les années 1930.

Depuis, ce chiffre avait baissé chaque mois.

"Soyez prêts pour un rapport (sur l'emploi) décevant", a alerté l'économiste Joel Naroff.

Quant aux créations d'emplois, elles pourraient de nouveau baisser de moitié par rapport au mois précédent, et tomber à 112.000 environ, selon certaines prévisions.

Les analystes de Barclays anticipent même "50.000 emplois détruits en décembre, mettant fin à sept mois consécutifs de créations qui avaient recréé 12,3 millions d'emplois perdus au début de la pandémie".

Car le Covid-19 est en forte hausse aux Etats-Unis depuis l'automne. Cette recrudescence a contraint de nombreux responsables locaux partout dans le pays, et y compris parmi les plus réticents, à imposer de nouvelles mesures pour tenter de ralentir la progression de la pandémie.

Les entreprises privées aux Etats-Unis ont ainsi recommencé en décembre à détruire des emplois pour la première fois depuis le mois d'avril, selon l'enquête mensuelle de la firme de services aux entreprises ADP publiée mercredi.

Les 123.000 pertes d'emplois "ont été principalement concentrées dans le commerce de détail, les loisirs et l'hôtellerie", avait précisé Ahu Yildirmaz, qui co-dirige cette enquête mensuelle, vue comme une première jauge des chiffres officiels.

Premiers pénalisés donc, les restaurants et bars, qui dans de nombreuses villes, on dû cesser le service en salle, ou raccourcir leurs horaires.

"Moins de monde (a été) nécessaire en raison des restrictions dans les restaurants", "nous avons dû réduire encore notre main d'oeuvre", ont ainsi expliqué des responsables d'entreprises interrogés par l'association professionnelle ISM.

L'emploi dans les services a reculé en décembre pour la première fois depuis le mois d'août, a montré cette étude mensuelle publiée jeudi.

- Droits au chômage jusqu'en mars -

La crise a détruit plus de 22 millions d'emplois en mars et avril aux Etats-Unis, dont un peu plus de la moitié a été récréée. C'est sans compter tous les travailleurs indépendants qui ont vu leurs sources de revenus se tarir.

La diffusion du vaccin contre le Covid-19 permet désormais d'entrevoir une issue, mais en attendant, les mois à venir s'annoncent sombres. Et plus de 19 millions de personnes touchaient encore une allocation chômage mi-décembre, selon les dernières données disponibles.

Ces millions de chômeurs américains ont toutefois reçu une bonne nouvelle pendant les fêtes de fin d'année, puisque le Congrès américain a réussi à s'entendre sur un nouveau paquet d'aides économiques, qui a été ratifié par Donald Trump.

Ils sont assurés de pouvoir toucher jusqu'en mars une allocation chômage, dont le montant a été rehaussé de 300 dollars hebdomadaires.

Ces mesures risquent toutefois de faire grimper les inscriptions au chômage en janvier, puisque ceux qui pensaient avoir épuisé leurs droits pourront finalement y prétendre.

Des virements de 600 dollars par personne, sous certains conditions de revenus, ont été également été envoyés, dans les tout premiers jours de 2021, sur les comptes bancaires de nombreux foyers américains.

Joe Biden a promis que les 900 milliards de dollars qui ont été débloqués fin 2020 ne seraient qu'un acompte au plan de relance massif qu'il entend faire adopter dès son arrivée.

Le Sénat ayant désormais autant d'élus démocrates que républicains, c'est la vice-présidente Kamala Harris qui sera chargée de trancher, ce qui laissera les coudées franches à Joe Biden pour appliquer sa politique.

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