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Grâce aux spectacles en résidence, Las Vegas se régénère

Mercredi 10 avril 2019
Grâce aux spectacles en résidence, Las Vegas se régénère
Cardi B au Kaos, le 6 avril 2019 à Las Vegas - Roger Kisby (GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP)

Il y a six mois, Sahar Mohammadrabie a quitté son Etat d'origine du Missouri pour déménager à Las Vegas. Mais cette jeune Américaine n'est pas venue pour le péché, les casinos ou la fête: elle est là pour la musique.

Comme elle, une nouvelle génération éloignée des clichés historiques de Las Vegas --prostitution et machines à sous-- se rend dans la célèbre cité du Nevada pour les résidences artistiques, ces séries de concerts autrefois considérées comme un refuge pour vieilles gloires finissantes, mais qui connaissent actuellement un nouvel essor.

Avant de s'essouffler et de faire partie du décor un peu "kitsch" de la ville, les résidences ont pourtant permis à Las Vegas d'écrire ses lettres de noblesse avec des séries de performances d'artistes comme Liberace, Frank Sinatra et le plus connu d'entre tous: Elvis.

Maintenant, ce sont principalement les stars du rap, Cardi B, Drake ou G-Eazy, qui se sont installées dans des luxueuses boîtes de nuit pour des séries de "showcases", des concerts plus intimistes, mais plus courts.

"Je suis venue pour le spectacle", explique Sahar Mohammadrabie à l'AFP dans une nouvelle et clinquante boîte de nuit, le Kaos, qui s'est payée Cardi B pour son weekend d'ouverture du 6 avril.

"Je ne joue pas et je suis sobre", souligne la jeune femme en tentant d'apercevoir la reine du rap américain.

Jon Gray, le gérant de ce club qui se veut le nouvel endroit à la mode pour les jeunes, explique à quoi ressemble sa clientèle: "Beaucoup de +millennials+ qui viennent à Las Vegas pour l'aventure, mais qui n'ont pas grandi avec les jeux d'argent".

Lui-même encore un "millennial", à 35 ans, il explique cette tendance par le fait que ses congénères de la génération Y ont grandi dans une période de crise économique.

"Ils ne pensaient pas à parier et à risquer leur argent", développe-t-il.

Entrer dans les clubs huppés comme le Kaos requiert un certain budget: entre 40 et 2.000 dollars (en fonction de la proximité avec l'artiste dans la salle, accès au carré VIP...).

Et Jon Gray d'espérer que ce monde des concerts sera une porte d'entrée sur le reste de Las Vegas pour les "millennials": "Je pense que l'on va voir les gens essayer par curiosité le blackjack ou les dés".

- Pluie de stars -

La renaissance des résidences de Vegas est en grande partie à mettre au crédit de l'inévitable Céline Dion, qui s'est lancée dans l'aventure en 2003.

Alors que les salles de concert avaient du mal à programmer des têtes d'affiche, la superstar canadienne a rapporté 385 millions de dollars en ventes de billets pour son premier séjour de quatre ans dans la capitale du jeu.

"Il faut lui rendre hommage", explique Jon Gray. "Elle a rassuré beaucoup d'autres personnes, qui ont vu qu'ils pouvaient remplir une salle pour une série de dates."

Depuis, Elton John, Cher, Mariah Carey et Britney Spears se sont produits à Vegas, et Céline Dion finit sa seconde résidence, où selon les estimations, elle gagne la coquette somme de 500.000 dollars par show.

Pour son nouvel écrin, qui fait partie du géant complexe hôtelier Palms Casino Resort, récemment rénové pour près d'un milliard de dollars, Jon Gray n'a pas regardé à la dépense, se payant les services de grandes stars actuelles comme Skrillex, Travis Scott ou Cardi B.

Et l'investissement est payant, si l'on en croit la longue queue qui s'étendait samedi soir devant la boîte de nuit --forte d'une capacité de 8.000 places-- pour son weekend d'ouverture.

Tony Suarez, 28 ans et originaire de Los Angeles, était de la soirée pour voir la performance de la star colombienne du reggeaton J Balvin. Lui aussi était là pour la musique: "Ca attire un public différent, il y a des résidences différentes chaque weekend".

Pour Jon Gray, le résultat est "électrique", et ce n'est pas Cardi B qui le contredira.

Vêtue d'un chapeau menthe verte et d'un manteau à plumes assorti, la rappeuse new-yorkaise, dans son style exubérant habituel, a fait danser le public jusqu'au bout de la nuit.

Avec, pour l'occasion, un des grands clichés de la cité du vice: "Ce qui se passe à Vegas reste à Vegas".

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