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George Floyd : une autopsie conclut à l'asphyxie

Rédaction web avec AFP Mardi 2 Juin 2020 - 07h37
George Floyd : une autopsie conclut à l'asphyxie

Les États-Unis sont secoués depuis mardi par de violentes manifestations dénonçant les brutalités policières, le racisme et les inégalités sociales. Les résultats de l'autopsie n'atténueront pas les tensions.

Une autopsie indépendante a conclu que George Floyd était mort asphyxié en raison « d'une pression forte et prolongée », a affirmé lundi l'avocat de la famille de la victime, contredisant les résultats de l'autopsie officielle. « Des médecins indépendants ayant mené une autopsie sur M. Floyd dimanche ont conclu que le décès avait résulté d'une asphyxie par pression prolongée », a déclaré l'avocat, Ben Crump.

Cette pression prolongée « sur son cou a coupé le flot sanguin allant vers son cerveau et la pression sur son dos a entravé sa capacité à gonfler ses poumons », a-t-il précisé. « Les preuves soutiennent l'asphyxie comme cause du décès et l'homicide comme circonstance de la mort », a souligné lors d'une conférence de presse Allecia Wilson, médecin légiste de l'université du Michigan, qui a pu examiner le corps de la victime. Ces résultats tombent alors que de nombreuses grandes villes américaines pansent leurs plaies, lundi 1er juin, et redoutent de nouvelles éruptions de violences, une semaine après l'homicide.
Nuit de chaos à Washington
À Washington, après une nuit de chaos et l'imposition d'un couvre-feu, les alentours de la Maison-Blanche offraient par endroits un spectacle de désolation : vitrines brisées, poubelles incendiées, façades taguées. L'image du célèbre édifice, siège de l'exécutif américain, plongé dans le noir mais cerné par plusieurs feux volontaires, marquera les esprits. Le président Donald Trump a même été conduit à la hâte dans un bunker souterrain sécurisé dans la nuit de vendredi à samedi.

De New York à Los Angeles, de Philadelphie à Seattle, des dizaines voire des centaines de milliers d'Américains ont manifesté samedi et dimanche contre les brutalités policières, le racisme et les inégalités sociales, exacerbées par la crise du Covid-19. À l'origine de la colère, l'homicide il y a exactement une semaine de George Floyd, un Afro-américain de 46 ans, qui lors de son interpellation a suffoqué, menotté, sous le genou d'un policier blanc de Minneapolis. Ce mouvement de contestation s'est exprimé de façon majoritairement pacifique le jour, mais a aussi donné lieu à des embrasements nocturnes, des pillages et des destructions à grande échelle.
140 villes s'enflamment
Ni le renvoi de l'agent coupable de la bavure, Derek Chauvin, ni son arrestation postérieure n'ont calmé les esprits, bien au contraire : les protestations se sont propagées dans au moins 140 villes américaines.

Face aux affrontements mêlant manifestants, casseurs et forces antiémeute, les soldats de la Garde nationale ont été déployés dans plus de deux douzaines de métropoles, dans un climat de tension inédit depuis les années 1960. Une réponse sécuritaire d'ampleur qui s'est accompagnée d'un recours à des véhicules blindés de transport de troupes, à l'utilisation de gaz lacrymogènes et de balles en caoutchouc. Chicago, Denver, Los Angeles, Salt Lake City, Cleveland, Dallas, Indianapolis : une à une les métropoles américaines ont décidé d'imposer un couvre-feu à leurs habitants. La ville de New York va être à son tour placée sous couvre-feu à compter de lundi, ont annoncé le maire Bill de Blasio et le gouverneur Andrew Cuomo.

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3 commentaires

Vos commentaires

cap40 02.06.2020
à vomir...

l'ignominie raciste dans toute son horreur. Que ce meurtre sadique puisse hanter le restant des jours et des nuits de ces salauds.

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den97300 02.06.2020
Il fallait s'y attendre.

A traiter les gens comme des chiens, des moins que rien, voilà ce qui en sort: la violence. Je ne donne pas raison aux casseurs et aux pillards, loin de là mon idée. Mais lorsque je revois les images de cet homme, qui supplie pour sa vie, les images de cet assassinat, j'ai énormément de peine....de colère et de rage. Je suis noir et fier. Et cela attiste la haine envers les blancs. Je sais, je ne devrais pas . Mais ces images hantent mon esprit. Ça aurait pu être moi qui sait! Et cette fois ci , ça a été filmé sinon les policiers s'en saurait sorti sans problème. Des policiers qui font honte à leur profession. Je respecte les lois et encore plus les policiers qui les font appliquer. Ces policiers là devraient rester en prison. On y va pour bien moins que ça ! Les emeutes ne sont pas tolérable et je ne les soutiens pas. Mais je comprends la peine et la colère et je m'y associe.

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Nespresso 03.06.2020

« loin de là mon idée. Mais »
« Je sais, je ne devrais pas . Mais »
« je ne les soutiens pas. Mais »
Ça en fait beaucoup de « mais » tout ça… et au passage : le racisme anti-blanc, c’est aussi du racisme, vraiment pas de quoi se vanter, vraiment pas de quoi être fier…

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