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Deux blessés à Londres dans une attaque "terroriste", l'assaillant tué

Dimanche 02 février 2020
Deux blessés à Londres dans une attaque "terroriste", l'assaillant tué
Un policier dans le sud de Londres, le 2 février 2020, après une attaque au couteau à caractère "terroristee". - ISABEL INFANTES (AFP)

Une attaque au couteau considérée comme "terroriste" dans une rue commerçante du sud de Londres a fait deux blessés dimanche, a annoncé la police qui a abattu l'assaillant.

Cette attaque intervient un peu plus de deux mois après une attaque au couteau revendiquée par le groupe jihadiste Etat islamique qui a fait deux morts à London Bridge, en plein centre de la capitale britannique.

Dimanche, les faits ont eu lieu vers 14H00 heures locale et GMT dans le quartier d'habitation de Streatham, dans une rue animée.

Après avoir déclaré que des agents armés avaient tiré sur un homme ayant "poignardé plusieurs personnes", la police a fait savoir que deux personnes avaient été blessées, assurant que l'attaque avait été "contenue".

"Nous pouvons confirmer que l'homme sur lequel la police a tiré a été déclaré mort", a-t-elle poursuivi. "L'incident a été qualifié de terroriste".

Sur Twitter, le Premier ministre Boris Johnson a remercié les services de secours, ajoutant que ses pensées allaient aux "blessés et à tous ceux qui ont été affectés".

"Les terroristes cherchent à nous diviser et à détruire notre mode de vie. A Londres, nous ne les laisserons jamais y parvenir", a réagi le maire de Londres Sadiq Khan dans un communiqué.

- "Machette" et coups de feu -

A la télévision britannique, la députée de la circonscription Bell Ribeiro-Addy a précisé qu'une des victimes était grièvement blessée et que "la police surveillait (l'assaillant) depuis un certain temps", sans plus de détails.

La rue où se sont produits les faits a été bouclée par la police, maintenant les passants à plusieurs centaines de mètres, ont constaté des journalistes de l'AFP sur place. Certains magasins ont fermé leurs portes plus tôt que prévu et un hélicoptère survolait la zone.

"Je marchais dans la rue et j'ai entendu des coups de feu, deux ou trois. Tout le monde s'est immobilisé", a raconté à l'AFP Sean Cochrane, 44 ans, qui s'est installé dans un pub voisin en attendant que la police le laisse rentrer chez lui, dans le périmètre de sécurité.

"On n'aurait pensé voir cela arriver à Streatham, c'est un quartier très sûr avec une forte diversité", a déclaré à l'AFP Jonathan Bartley, un élu local et l'un des responsables des Verts. "C'est inquiétant que l'incident ait été aussi vite qualifié de terroriste".

Un témoin a raconté à l'agence de presse PA avoir vu un homme portant une machette pourchassé par un homme en civil : "Il s'est fait tirer dessus. Je pense avoir entendu trois coups de feu", a dit cet étudiant de 19 ans.

Des vidéos circulant sur les réseaux sociaux montrent des hommes armés en civil semblant tenir quelqu'un en joue, abrités derrière une voiture banalisée. Il sont rapidement rejoints par des véhicules de police.

Londres a été le théâtre de plusieurs attentats terroristes ces dernières années.

Fin novembre, une attaque au couteau avait fait deux morts à London Bridge, un pont du centre de la capitale britannique, avant que l'assaillant ne soit abattu par la police.

L'auteur de l'attaque revendiquée par l'organisation jihadiste Etat islamique (EI), Usman Khan, 28 ans, était un ancien détenu pour des faits de terrorisme libéré à mi-peine. Il participait sur les lieux des faits à un programme de réhabilitation pour anciens détenus.

Depuis, le gouvernement de Boris Johnson a annoncé des mesures aggravant les peines pour les auteurs d'actes terroristes et interdisant leur libération anticipée.

Dans le projet, qui doit être étudié au Parlement, il est prévu que ceux qui sont condamnés pour des actes considérés comme terroristes soient emprisonnés pour au moins 14 ans. En outre, le budget alloué à la lutte antiterroriste doit être nettement augmenté.

La famille d'une des deux personnes tuées en novembre avait déclaré que celle-ci, qui travaillait dans la réhabilitation des prisonniers, "ne voudrait pas que cet événement terrible et isolé soit utilisé comme prétexte par le gouvernement pour introduire des peines encore plus draconiennes ou pour maintenir en prison des gens plus longtemps que nécessaire".