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Athlétisme: Nike met fin à l'Oregon Project après la suspension de Salazar pour dopage

Vendredi 11 octobre 2019
Athlétisme: Nike met fin à l'Oregon Project après la suspension de Salazar pour dopage
Le PDG de la firme Nike, Mark Parker, lors d'une opération commerciale, le 28 février 2013 à Chicago - Barry Brecheisen (Getty/AFP/Archives)

Nike arrête les frais: le géant américain de l'équipement sportif a annoncé vendredi la fin de l'Oregon Project après la suspension la semaine dernière de l'entraîneur phare de ce groupe d'entraînement d'athlétisme de très haut niveau, l'Américain Alberto Salazar, pour "incitation" au dopage.

"Cette situation, ainsi que d'autres allégations infondées, perturbe de nombreux athlètes et les empêche de se concentrer sur leur entraînement et leurs compétitions", déclare le PDG de la marque à la virgule (The Swoosh), Mark Parker, dans un message interne. "J'ai donc pris la décision de mettre fin à l'Oregon Project."

Ce centre d'entraînement a été créé en 2001 sur le campus de Nike dans l'Oregon (nord-ouest des Etats-Unis) pour briser l'hégémonie des Ethiopiens et Kényans sur le fond et le demi-fond, en recrutant de jeunes talents et en multipliant les innovations en matière de préparation.

Le patron du géant américain continue toutefois de soutenir l'ancien entraîneur de Mo Farah, quadruple champion olympique et sextuple champion du monde (5.000 et 10.000 m), estimant qu'"une suspension de quatre ans pour quelqu'un qui a agi en toute bonne foi est une mauvaise décision".

L'agence américaine antidopage (Usada) "a établi qu'il n'y avait pas eu de dopage institutionnalisé, n'a trouvé aucune preuve que des médicaments destinés à améliorer les performances aient été utilisés sur des athlètes de l'Oregon Project et a souligné la volonté d'Alberto de respecter toutes les règles", argumente le patron de Nike, quelques jours après la fin des Mondiaux de Doha où les athlètes de Salazar ont raflé trois médailles d'or.

- Projet créé en 2001 -

Il estime toutefois que "Alberto ne peut plus entraîner en attendant l'examen de son appel".

Plusieurs athlètes avaient réclamé cette fermeture, parmi lesquelles l'Américaine Kara Goucher, membre du groupe entre 2004 et 2011.

"Si j'étais Nike, je ferais venir de nouveaux entraîneurs et tournerais la page de cet Oregon Project, car il est clair que ses principes ne correspondent pas à ceux du sport propre et qu'il faut tout recommencer à zéro", a asséné Goucher, qui avait révélé à la BBC en 2015 qu'Alberto Salazar l'avait encouragée à prendre des médicaments pour la thyroïde pour l'aider à perdre du poids après une grossesse.

Elle a témoigné lors des deux audiences d'arbitrage qui ont mené à la suspension par l'Usada de l'ancien triple vainqueur du marathon de New York.

Injections trop importantes d'acides aminés (qui favorisent la combustion des graisses), expériences avec de la testostérone, documents médicaux falsifiés... l'Usada a mis au jour, après six ans d'enquête, une série de dérapages de Salazar.

Dans son rapport, l'agence antidopage américaine affirme que M. Parker était en copie de courriels sur l'avancée des recherches du Nike Oregon Project.

- Expériences avec de la testostérone -

Dans un courriel daté de 2011, Alberto Salazar explique, notamment au PDG de Nike, avoir injecté pour un test, à l'un des entraîneurs du NOP, une dose d'un mélange d'acides aminés et de dextrose (glucose) nettement supérieure aux règles de l'Agence mondiale antidopage (AMA).

Deux ans plus tôt, dans un autre courrier électronique, le Dr Jeffrey Brown, qui collabore au NOP et a lui aussi été suspendu quatre ans, évoquait des expériences menées avec de la testostérone sous forme de gel.

Mark Parker lui répondait qu'il "serait intéressant de déterminer la quantité minimale d'hormone masculine requise pour déclencher un test positif".

Il a assuré la semaine dernière que le but était d'éviter un sabotage à l'encontre des athlètes avec l'application "d'un gel de testostérone à leur insu".

Mais le patron de l'Usada, Travis Tygart, a estimé que Nike n'avait "plus le droit de trouver d'excuses" et a appelé le groupe à "prendre ça comme un wake-up call".

Le scandale Salazar a eu un impact modéré sur le cours de l'action Nike, et après l'annonce de vendredi, elle augmentait de 1,65% à 94,53 dollars à New York dans un marché en hausse de 1,54%.

L'affaire Salazar n'en finit plus de secouer l'athlétisme. Mardi, la fédération britannique, qui avait confié en 2013 un poste de consultant pour son programme d'endurance à l'entraîneur américain, a annoncé la démission de son directeur technique national, Neil Black, en poste depuis 2012.

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