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Transavia France: grève limitée au moment où le ciel se dégage

Vendredi 16 août 2019
Transavia France: grève limitée au moment où le ciel se dégage
Le mouvement de grève des hôtesses et stewards de Transavia France à l'appel de la CGT n'a qu'un impact limité sur le trafic vendredi, avec 95% des vols maintenus - Gabriel BOUYS (AFP/Archives)

Transavia France, qui a désormais la voie libre pour accroître son activité au sein d'Air France KLM, était touchée vendredi par une grève à l'impact limité à l'appel de la CGT, qui réclame notamment d'être associée au "futur développement" de la compagnie à bas coûts.

Ce mouvement social en pleine saison estivale, période stratégique pour Transavia, affectait peu le trafic vendredi, avec 95% des vols assurés conformément aux prévisions, selon un porte-parole de la direction de cette filiale "low-cost" d'Air France-KLM.

Deux des 66 vols au départ de Paris-Orly étaient annulés, 4 sur 9 au départ de Lyon et aucun sur les 14 au départ de Nantes, selon les sites internet des aéroports.

Pour samedi, la direction "prévoit d’assurer 97% de son programme de vols", mais "des perturbations de dernière minute ne sont néanmoins pas à exclure".

Les hôtesses et stewards sont appelés à faire grève jusqu'à dimanche soir par la CGT, premier syndicat chez Transavia France, qui dénonce "une gestion humaine et matérielle catastrophique" dans l'entreprise. Un long préavis courant jusqu'au 5 janvier 2020 pourra permettre ultérieurement "de lancer d'autres appels à la grève", selon Elodie Gomes, élue CGT.

"Cela fait des mois qu'on lance des appels à la direction pour retrouver un dialogue social. Il n'y a rien de soudain dans cet appel à la grève", a-t-elle affirmé à l'AFP.

"Nous n'avons jamais été conviés à une quelconque réunion concernant le futur développement de Transavia et cela doit changer immédiatement", réclame notamment le syndicat.

Or, un frein au développement de la compagnie vient d'être levé: fin juillet, les pilotes d'Air France du SNPL (le premier syndicat de pilotes au sein d'Air France-KLM) ont voté pour la fin du quota de 40 appareils pour Transavia France, plafond imposé en 2014 afin de limiter le transfert d'activité d'Air France-KLM.

Face à cette revendication de la CGT, "jamais évoquée" auparavant selon la direction, un porte-parole de Transavia France objecte que "les négociations sur le développement de Transavia se font au niveau du groupe entre les pilotes et la direction du groupe Air France".

- "Incidents à répétition" -

Fortement concurrencé par les leaders européens Ryanair (420 appareils) et easyJet (plus de 300), Transavia France dispose actuellement de 38 Boeing 737 et la branche néerlandaise de 42 autres, qui desservent une centaine de destinations en Europe et dans le bassin méditerranéen.

En 2018, les deux branches ont réalisé leurs meilleurs résultats depuis le lancement de la "low-cost" avec un résultat d'exploitation cumulé de 139 millions d'euros, selon le groupe. Elles ont transporté 1,8 millions de passagers en juillet (+5,8% par rapport à juillet 2018), dont 811.000 pour Transavia France (+11%).

La CGT dénonce également, dans une lettre ouverte au directeur général d'Air France-KLM Ben Smith, des "incidents à répétition et la sécurité des vols mise à mal" sur un appareil qui a connu de multiples problèmes en juillet, notamment de pressurisation, malgré plusieurs immobilisations pour réparation.

Elle reproche également un recours trop important à l'affrètement de vols (76 en juillet), source de coûts accrus et qui est dû selon elle à "l'incompétence" de la direction. Selon un porte-parole de Transavia France, "4% des vols ont été affrétés en juillet, dont 3% faits de manière préventive en raison du retard à la livraison d'un nouvel avion".

La compagnie aérienne avait déjà été touchée à Noël par un appel à la grève lancé par la CGT, qui réclamait le "retrait immédiat de la procédure de licenciement" à l'encontre d'un de ses délégués syndicaux, finalement licencié en mai, notamment pour des propos sexistes selon la direction.

Depuis ce licenciement, la direction reproche au syndicat de ne pas avoir participé à cinq réunions de négociations. Mme Gomes, élue au comité social et économique (CSE) de l'entreprise, affirme de son côté que les élus CGT étaient "toujours présents aux réunions du CSE".

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