France-Antilles et ses partenaires utilisent des cookies pour le fonctionnement de leurs services, réaliser des statistiques d’audience, proposer des contenus et publicités personnalisés. En utilisant ce site, vous consentez à cette utilisation. En savoir + et gérer ces paramètres. OK
  • Partager cet article sur Facebook
  • Partager cet article sur Twitter
  • Partager cet article sur LinkedIn
  • S'abonner aux flux RSS de France-Antilles.fr

SNCF: vers un retour à la normale, mais le conflit n'est pas réglé

Lundi 21 octobre 2019
SNCF: vers un retour à la normale, mais le conflit n'est pas réglé
Le trafic SNCF est sur la voie du retour à la normale lundi après-midi, même si le conflit n'est pas réglé entre les syndicats et la direction concernant la sécurité des trains circulant sans contrôleur - JACQUES DEMARTHON (AFP/Archives)

Le trafic SNCF est sur la voie du retour à la normale lundi après-midi, même si le conflit n'est pas réglé entre les syndicats et la direction concernant la sécurité des trains circulant sans contrôleur, après l'accident de Champagne-Ardenne.

Dans l'ensemble les trains Ouigo circulent "normalement", de même que les TGV, selon la SNCF.

Les TER (trois trains sur quatre) et les Intercités (deux sur trois) continuent à être impactés, au quatrième jour de ce bras de fer entre syndicats et direction autour du "droit de retrait".

Mais la SNCF annonce "une bonne nouvelle pour le réseau TER" avec "neuf trains sur dix" en soirée, le retour à la normale se confirmant partout sauf dans les régions Pays de la Loire et Champagne-Ardenne, où l'accident à l'origine de l'arrêt de travail a eu lieu mercredi dernier.

Les TGV Nord, Thalys et Eurostar ont enregistré de gros retards, mais pour une raison extérieure à ce conflit: une femme a été mortellement percutée par un train dans la Somme lundi matin.

A Marseille, gare Saint-Charles, des voyageurs se montraient compréhensifs. Sarah et Sébastien ont été "obligés de payer 30 euros en plus" pour changer leurs billets. Mais ils n'ont pas de colère contre les agents: "On comprend tout à fait le mouvement sur le fond, il n'y a pas à supprimer des contrôleurs, ça crée des problèmes de sécurité".

A la gare Saint-Lazare, Mahor, originaire du Yémen, est du même avis: "Ce n'est pas normal qu'il n'y ait qu'un seul chauffeur" car s'il a "un AVC dans le train, cela va mettre en danger la vie des voyageurs".

Le président de la SNCF, Guillaume Pepy, a rappelé dimanche soir que les billets seraient remboursés "à 100%" et a annoncé la mise en place rapide d'un fonds d'indemnisation d'un million d'euros pour les voyageurs qui ont subi "des dommages exceptionnels" (achat d'autres billets, hôtel...).

A l'origine du mouvement, un accident survenu lorsqu'un TER reliant Charleville-Mézières à Reims a percuté un convoi routier exceptionnel coincé sur un passage à niveau, faisant 11 blessés dont plusieurs hospitalisés. Le conducteur, qui a porté secours aux passagers alors qu'il était lui-même blessé, était le seul agent SNCF à bord.

Les syndicats contestent ce mode de fonctionnement, qui permet de faire circuler des trains sans contrôleur. Ils pointent aussi des problèmes de sécurité particuliers à l'engin accidenté, un autorail grande capacité (AGC).

La direction a mis sur la table trois propositions qui ne les satisfont pas: modification de "certains équipements" de l'AGC; des groupes de travail sur les procédures de sécurité "dans les jours qui viennent" et "accélération" des recrutements, selon Guillaume Pepy.

- "Pas sanctionnables" -

Le patron de la SNCF a dénoncé une "grève surprise qui ne respecte pas la loi", puisque à la SNCF le préavis est obligatoire.

Pour les syndicats, au contraire, il s'agit bien d'un droit de retrait, une procédure exercée par un salarié lorsqu'il considère qu'il existe un danger grave et imminent pour sa vie et sa santé, ou s'il constate une défectuosité dans les systèmes de protection.

Le Premier ministre Edouard Philippe avait dénoncé samedi un "détournement du droit de retrait qui s'est transformé en grève sauvage" et "demandé à la SNCF d'examiner toutes les suites qui pouvaient être données", "notamment "judiciaires".

"Il y a eu de manière évidente un dévoiement de la possibilité d'exercer ce fameux droit de retrait", a redit la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye lundi lors du compte rendu du Conseil des ministres.

Attention, a prévenu le secrétaire général de la CGT-Cheminots (1er syndicat), Laurent Brun: "Nous considérons que les cheminots ne sont pas sanctionnables, et c'est une provocation du gouvernement qui vise à pourrir un peu la situation".

Dans une interview au Parisien, M. Pepy précise que "dès lors qu'un conducteur gréviste a été qualifié en +absence irrégulière+, il y aura naturellement une retenue sur son salaire".

L'Unsa (2e syndicat SNCF) va organiser des réunions "pour décider de la stratégie à adopter", a souligné Didier Mathis, son numéro un. Mais le syndicat écarte l'idée de déposer un préavis de grève.

Pour transmettre un commentaire, merci de vous identifier (ou de vous inscrire en 2min)

Mot de passe oublié?
Inscription express
Aucun commentaire
Sur le même thème
1 commentaire
A la une