France-Antilles et ses partenaires utilisent des cookies pour le fonctionnement de leurs services, réaliser des statistiques d’audience, proposer des contenus et publicités personnalisés. En utilisant ce site, vous consentez à cette utilisation. En savoir + et gérer ces paramètres. OK
  • Partager cet article sur Facebook
  • Partager cet article sur Twitter
  • Partager cet article sur LinkedIn
  • S'abonner aux flux RSS de France-Antilles.fr

Retraites: un Noël aux couleurs de la grève

Mercredi 25 décembre 2019
Retraites: un Noël aux couleurs de la grève
Un militant CGT porte une cagnotte pour les grévistes, lors d'un repas de noël organisé le 24 décembre 2019 au port de Marseille - Christophe SIMON (AFP)

Transports au ralenti ou inexistants et cadeaux en forme de cagnottes pour les grévistes: cette journée de Noël voit s'achever une troisième semaine sans trêve dans le mouvement contre la réforme des retraites, qui cherche un second souffle.

Heureusement que le père Noël fait sa tournée en traîneau et pas en train: en ce 25 décembre et 21e jour de grève dans les transports, le trafic SNCF et RATP tournait au ralenti, voire pas du tout.

Jeudi, la circulation restera "très perturbée" avec un TGV sur deux en circulation et cinq lignes de métro fermées. La SNCF prévoit aussi en moyenne un Transilien sur 5 et 4 TER sur 10 ainsi qu'un Intercités sur 4.

La SNCF rappelle que "tous les trains ouverts à la réservation sur oui.sncf, jusqu'au 29 décembre inclus, sont garantis de circuler".

A la RATP, seules les lignes automatiques 1 et 14, ainsi que la ligne Orlyval, fonctionneront normalement. Les RER A et B ne fonctionneront qu'en heures de pointe, mais la circulation des tramways sera proche de la normale.

Ce mercredi de Noël sans train ou presque restera comme un souvenir particulier pour certains grévistes, qui ont pu passer Noël en famille: "en temps normal, on n'a jamais les deux fêtes" de fin d'année, expliquait Raffi Kaya, conducteur de train et militant SUD, mardi lors d'un "repas des grévistes" gare de Lyon à Paris.

Ces "banquets de Noël" organisés ces derniers jours à l'initiative de la CGT ou SUD pour "maintenir la flamme", ont permis aussi aux cheminots de retrouver des militants d'autres secteurs, comme les dockers à Marseille mardi. "Ce repas, ça rebooste, ça donne de la force", soulignait Béatrix Marques, 42 ans, élue CGT à l'Assurance maladie. "Les moments comme ça permettent de partager nos valeurs de solidarité, de fraternité".

- "Soutien moral" -

Car à l'entame de la quatrième semaine de grève, tenir devient le maître-mot. "On est à un moment charnière", notait Raffi Kaya. "Ça commence à tirer financièrement. Mais à présent, on est allé trop loin pour s'arrêter".

Sous le sapin des grévistes, plusieurs cagnottes ou chèques de solidarité ont été déposés. Mardi, le syndicat Info'Com-CGT a ainsi remis aux salariés de la RATP un chèque de 250.000 euros issu de sa caisse de grève.

Ce montant, "c'est symbolique par rapport à la peine financière, mais ça démontre aussi l'union syndicale et c'est un soutien moral", soulignait Eliott Exbrayat, de Solidaires RATP.

Prochain temps fort pour les opposants: samedi 28 avec une journée d'actions décentralisées dans toute la France.

Mais le gouvernement, qui veut remplacer les 42 régimes de retraites existants par un "système universel" par points, l'a redit cette semaine par la voix de son nouveau "M. Retraites", Laurent Pietraszewski: pas question de revenir sur la "suppression des régimes spéciaux".

Le prochain rendez-vous des partenaires sociaux avec l'exécutif a été fixé au 7 janvier, début d'une série de rencontres thématiques avant la présentation du projet de loi en Conseil des ministres le 22 janvier.

Cette absence du gouvernement, et en particulier les vacances au Maroc de la ministre de la Transition énergétique, Elisabeth Borne, chargée du dossier des transports, ont suscité quelque remous dans l'opposition. "Un peu choquant", a réagi sur franceinfo le député LR Claude Goasguen, tandis que le PCF dénonçait sur Twitter une "stratégie de pourrissement".

"Si aujourd'hui on était face à un gouvernement qui voulait sortir du conflit, tous les jours on serait en négociations", a souligné sur France Info Erik Meyer, secrétaire fédéral SUD-Rail.

Pas de trêve et un gouvernement en vacances, dès lors la grève va-t-elle durer jusqu'au Nouvel An? "On ne s'arrête pas quand on a perdu 20 ou 25 jours de salaire, juste parce que c'est le Nouvel An", a répondu mardi le secrétaire général de la CGT-Cheminots, Laurent Brun dans une interview à L'Humanité, évoquant "plusieurs semaines de conflit" si le gouvernement "veut passer en force".

Le collectif SOS Retraite, qui regroupe des professions libérales disposant de régimes autonomes, appelle à la grève le 3 janvier. Parmi elles, les syndicats d'hôtesses et stewards, qui avaient posé un préavis de grève, ont annoncé après des discussions en début de semaine avec le gouvernement qu'ils le suspendaient jusqu'à nouvel ordre.

Pour transmettre un commentaire, merci de vous identifier (ou de vous inscrire en 2min)

Mot de passe oublié?
Inscription express
5 commentaires

Vos commentaires

Gérard Manvussa 25.12.2019

ça fait pas beaucoup pour un médecin. Mais vous avez du avoir de quoi mettre de l'argent de côté pendant votre longue carrière...

Répondre Signaler au modérateur
mikeromeo 25.12.2019

Pour une fois, nous sommes d'accord.
Je me souviens encore des pancartes "Pas de CMU, pas de CB" entre autres dans son cabinet.

Répondre Signaler au modérateur
Georges de Cayenne 25.12.2019
Enragé

J'au vu hier à la télé un délégué syndical conducteur de bus à la RATP gréviste qui pourra partir à la retraite à 57 ans avec une retraite approximative de 2357 euros, moyenne de la retraite RATP toutes catégories confondues (source : Le Point Economie). Il fait la grève pourquoi ce privilégié ? Pour défendre son bout de gras bien sûr ! Chak moun ka gadé pou douvan so lestomak !
J'ai du attendre 66 ans pour prendre ma retraite, toucher 1400 euros par mois et continuer de travailler pour arrondir les fins de mois. En attendant, ce sont nous qui leur payons ces retraites de luxe avec nos impôts et nos cotisations de retraite par le biais des compensations inter-régimes. Si j'avais su, j'aurai passé un permis de transport en commun au lieu de m'emmerder 10 ans à faire des études de médecine. J'aurai eu quelques années de plus pour me mettre plus tôt à la musique!
(lisez la suite sur ma page FaceBook Georges Fichet)

Répondre Signaler au modérateur
tronokar 25.12.2019

Et bien sûr nous on le croit ! Le doctorat de médecine devait être en chocolat et la marmotte, elle enveloppe le chocolat... Coquin de plaisantin va !

Répondre Signaler au modérateur
antcorp 26.12.2019

il est clair que les indépendants de toute sorte gagnant leurs argents a coup d' innombrable d'heure de travail, sont les vaches à lait , des ptt (petits travail tranquilles) après on nous parlent d’égalité

Répondre Signaler au modérateur
Sur le même thème
1 commentaire
A la une