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Retraites: nouvelles manifestations, le mouvement à la recherche d'un second souffle

Jeudi 16 janvier 2020
Retraites: nouvelles manifestations, le mouvement à la recherche d'un second souffle
Marche aux flambeaux contre la réforme des retraites, le 15 janvier 2020 à Nantes (France) - Sebastien SALOM-GOMIS (AFP)

Après six semaines de conflit, les syndicats opposés à la réforme des retraites organisent jeudi une nouvelle journée de manifestations, un test pour la suite du mouvement qui tente de s'élargir au-delà des transports où la grève s'essouffle, en attendant un nouveau rendez-vous dans la rue le 24 janvier.

Cette journée, à l'appel de l'intersyndicale (CGT, FO, Solidaires, FSU, CFE-CGC et trois organisations de jeunesse) est la 6e depuis le 5 décembre. Des cortèges défileront dans toute la France, avec en point d'orgue celui dans l'après-midi entre Montparnasse et Place d'Italie à Paris.

Ces syndicats espèrent retrouver une mobilisation conséquente après une journée d'actions locales mardi peu suivie et des journées nationales en recul: le 11, la police avait dénombré 149.000 manifestants après 452.000 le 9 janvier et 805.000 au premier jour le 5 décembre.

A Marseille, plusieurs milliers de personnes étaient rassemblées sur le Vieux-Port, d'où la manifestation a démarré peu avant midi. "Aucune négociation, retrait du projet Macron", demande une banderole de la FSU.

A Toulouse, les chiffres oscillaient entre 7.300 selon la préfecture et 80.000 selon la CGT.

A Saint-Nazaire dans la matinée, 4.000 personnes ont défilé selon la CGT, 1.500 selon la police, dont beaucoup de militants CGT et de "gilets jaunes", a constaté l'AFP. "Nous, on est particulièrement concernés par la question de la pénibilité avec le travail de nuit ou le fait qu'on respire des produits qui ne sont pas très bons. On a une espérance de vie moindre", explique dans le cortège Jérémy Colin, 42 ans, opérateur à la raffinerie de Donges et en grève depuis le 5 décembre.

- 70 à 90 euros mensuels pour les profs -

Dans les raffineries, "quatre sur sept connaissent des difficultés temporaires dans leurs expéditions", mais c'est le cas de seulement deux dépôts de carburant "sur environ 200", et la situation reste "quasi-normale" dans les stations-service, selon le ministère de la Transition écologique et solidaire.

Dans les transports publics, fers de lance d'une mobilisation qui aurait coûté plus d'un milliard d'euros à la SNCF et la RATP, selon Matignon, la situation s'améliore, avec notamment un trafic "quasi normal" pour les TGV et l'intégralité des lignes de métro ouvertes à Paris, mais de manière discontinue.

En Bourgogne, des manifestants ont bloqué tôt jeudi matin la circulation des tramways et des voitures sur une place de Dijon avant d'en être délogés. Un entrepôt de la société de transport de Châlon-sur-Saône a également été bloqué, empêchant bus de ville et scolaires de circuler.

La mobilisation des enseignants dans les cortèges sera particulièrement scrutée, après l'annonce par le ministre Jean-Michel Blanquer d'"augmentations importantes dès 2021", notamment des hausses de salaires de 70 à 90 euros net par mois en début de carrière.

Le ministère a annoncé à la mi-journée un taux de grévistes de 6,6% dans le primaire et de 6,83% dans les collèges et lycées, contre respectivement 18,81% et 16,49% jeudi dernier.

Pour relancer le mouvement, la CGT a aussi lancé dans la bataille les dockers avec une opération "ports morts" dans les sept grands ports maritimes français.

De leur côté, les avocats ont obtenu le maintien d'"une caisse propre à leur profession" mais le Conseil national des barreaux n'en est pas satisfait.

- Crispations syndicales -

Si la mobilisation baisse, elle reste en tout cas soutenue majoritairement par l'opinion publique, selon des sondages.

L'exécutif a pourtant répondu à la demande des syndicats réformistes (CFDT, Unsa et CFTC) en acceptant de supprimer l'instauration progressive à partir de 2022 d'un âge pivot assorti d'un bonus-malus. Et une "conférence de financement" sera chargée d'ici fin avril de trouver les moyens de garantir l'équilibre financier en 2027.

La grève "n'a plus aucune raison de se poursuivre", a affirmé jeudi sur Radio Classique Élisabeth Borne (Transition énergétique).

Mais le compromis proposé est un "leurre" pour les syndicats hostiles à la réforme qui ont annoncé de nouvelles mobilisations les 22, 23 et surtout 24 janvier, avec une 7e journée d'action nationale à l'occasion de l'examen du projet de loi sur les retraites en Conseil des ministres.

Les relations se crispent également entre syndicats. Du fait des règles de représentativité retenues par le gouvernement, Solidaires et FSU dénoncent le fait qu'ils ne pourront participer à la conférence du financement contrairement à l'Unsa, favorable à la réforme.

De son côté, le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a dénoncé des "attaques" le visant ainsi que son syndicat, et notamment "des locaux dégradés".

burs-far-cel/lum/shu

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