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Réforme des retraites: après FO, la CGT dans la rue

Mardi 24 septembre 2019
Réforme des retraites: après FO, la CGT dans la rue
Manifestation contre la réforme des retraites à Marseille, le 24 septembre 2019 - GERARD JULIEN (AFP)

Après les avocats, les médecins, les pilotes, les infirmières, la RATP ou encore Force ouvrière, c'est au tour de la CGT de défiler mardi dans toute la France contre la future réforme des retraites, avec un mouvement de grève qui provoque quelques perturbations sur le réseau ferroviaire.

Solidaires, la FSU et l'Unsa-Ferroviaire se sont joints à cet appel à manifester lancé mi-juillet en solo par la CGT au moment de la remise du rapport du haut-commissaire Jean-Paul Delevoye, devenu depuis membre du gouvernement.

Près de 150 mobilisations sont prévues un peu partout en France, sous un mot d'ordre large, commun aux dernières mobilisations: "Emploi, salaires, services publics, retraites: stoppons la régression sociale!".

A Paris, la manifestation aura lieu dans l'après-midi entre la place de la République et celle de la Nation, avec le renfort des organisations de jeunesse l'Unef et l'UNL. FO a réuni de son côté plusieurs milliers de personnes samedi.

Conséquence d'un appel à la grève de la CGT-Cheminots et de SUD-Rail, le trafic était perturbé mardi matin à la SNCF, qui avait prévu la circulation de presque tous les TGV mais de seulement deux trains Intercités sur cinq, trois TER sur cinq et un Transilien sur deux en moyenne.

Les Franciliens ont donc davantage pris leur voiture: le site Sytadin faisait état d'un trafic "exceptionnel" en Île-de-France, avec un pic de plus de 475 km de bouchons atteint entre 8H et 9H.

Sur la côte d'Azur, la situation s'annonçait compliquée: pas de bus ni tramways à Nice. Un millier de manifestants ont été comptabilisés dans cette ville, comme à Clermont-Ferrand (1.000 selon la police, 1.500 selon la CGT).

"On part déjà à la retraite trop tard, on est épuisé. Après 44 ans de travail, on touche des retraites de misère, et on doit s'occuper de nos parents et parfois des enfants qui font des études plus longues", déplore Marie-Paule Dano, une manifestante auvergnate de 66 ans.

Ils étaient 1.800 à battre le pavé au Havre mardi matin, a indiqué la police. A Rennes, 1.200 manifestants, selon une source policière, sont partis sous la banderole commune "Retraites, emplois, salaires, stoppons les projets de régression sociale".

Le gouvernement prévoit de faire voter le projet de loi sur les retraites d'ici juillet 2020, après une nouvelle concertation citoyenne. La réforme prévoit de fusionner en un système unique par points les 42 régimes existants, à l'horizon 2025.

Réélu secrétaire général de la CGT en mai, Philippe Martinez s'est récemment ému de ne pas être reçu par le chef de l'Etat, contrairement à d'autres organisations comme la CFDT et l'Unsa. Mais il a depuis "reçu un mail" et un rendez-vous est prévu dans une dizaine de jours, a-t-il fait savoir.

- "Tenir compte des contraintes" -

Le problème reste selon lui le même: "L'objectif du gouvernement, c'est faire des économies et nous faire travailler plus longtemps". "Les discussions qu'on a avec les syndicats suédois nous disent +on en revient de ce système+" de la retraite à points, a-t-il expliqué mardi sur France Culture.

Démineur en chef de la réforme, l'ancien médiateur de la République et ancien chiraquien Jean-Paul Develoye a promis qu'il y aurait des "simulateurs individuels entre 2020 et 2025" pour que chacun puisse évaluer les effets de la réforme.

Les syndicats de la RATP, qui ont réussi un mouvement de grève massif le 13 septembre, comme il n'y en avait pas eu depuis 2007, se préparent pour une nouvelle mobilisation à partir du 5 décembre, à laquelle s'est d'ores et déjà jointe, côté cheminots, la fédération SUD-Rail.

Dans un entretien publié mardi par Le Parisien, le secrétaire d'Etat aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari, confirme qu'il rencontrera prochainement les cheminots, agents RATP et pilotes avec Jean-Paul Delevoye, en reconnaissant qu"il faudra tenir compte des contraintes de chaque profession quand il y a de la pénibilité et de la dangerosité".

Interrogé sur la division syndicale, M. Martinez a mis cela sur le compte d'un "manque de coordination". "Ça va s'arranger", a-t-il promis mardi, laissant entrevoir des manifestations communes avec FO.

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