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Macron de retour à Amiens, sa ville natale, au coeur des enjeux du quinquennat

Jeudi 21 novembre 2019
Macron de retour à Amiens, sa ville natale, au coeur des enjeux du quinquennat
Le président Macron arrive à Amiens, le 21 novembre 2019 - DENIS CHARLET (AFP)

Emmanuel Macron a commencé sa visite de deux jours à Amiens par une rencontre avec des étudiants jeudi après-midi, dans un contexte social tendu dans la ville des ex-Whirlpool.

Après avoir été accueilli sur le parvis du nouveau pôle universitaire de la Citadelle par plusieurs responsables politiques, le chef de l'Etat a salué des étudiants de sa ville natale, leur posant des questions sur leur avenir et multipliant les selfies avec eux.

"C'est bien, on en a besoin", a-t-il répondu à une étudiante qui venait de lui dire qu'elle souhaitait devenir professeure des écoles.

A une autre étudiante qui lui assurait que sa bourse ne lui suffit pas, il a répondu que "sur les bourses, on a augmenté et je veux vous rassurer, on n'a pas réduit le budget c'est le contraire".

Le président doit ensuite dialoguer avec des étudiants, sur fond de protestation dans plusieurs facs après l'acte désespéré d'un étudiant de 22 ans, qui a tenté de s'immoler par le feu à Lyon.

Avec cette immersion dans la Picardie de son enfance, le chef de l'Etat va tenter de casser l'image de "président déconnecté" des territoires qui lui colle à la peau depuis le début de son quinquennat.

Il s'agit de sa première visite à Amiens depuis un court déplacement en octobre 2017 ayant suivi celui de l'entre-deux tours de la présidentielle de 2017, tous deux marqués par le sort de l'ancienne usine Whirlpool, l'un des principaux sites industriels de la ville.

Cinq mois après son élection, Emmanuel Macron visitait fièrement l'usine avec un repreneur, largement aidé par l'Etat, qui devait sauver une partie des emplois. Deux ans plus tard, c'est la liquidation de WN, la société choisie pour reprendre le site, désormais devenu une "usine fantôme", selon Patrice Sinoquet, représentant CFDT.

"À #Whirlpool, #Macron viendra contempler le fiasco de SA politique: celle qui ne met aucune limite à la mondialisation sauvage et qui abandonne l’industrie française. Whirlpool n’est pas un accident de parcours ou un hasard: c’est le symbole d’une politique délibérée !", a twitté son adversaire à la présidentielle Marine Le Pen, qui avait défié Emmanuel Macron chez Whirlpool lors de l'entre-deux tours.

A quelque kilomètres de l'université, une petite centaine d'anciens salariés de l'usine, des "gilets jaunes", lycéens, militants CGT et Sud-Solidaires défilaient jeudi après-midi dans le calme pour tenter d'aller rencontrer Emmanuel Macron.

La rencontre prévue vendredi matin entre Emmanuel Macron et les ex-salariés s'annonce rude. "On va lui demander des comptes!", ont-ils prévenu.

Le président, lui, va leur dire "qu’il y a un avenir si on se bat", prévient-il dans un entretien au Courrier Picard: "C’est moi qui ai demandé à les voir. Parce que je suis venu en campagne à un moment où ils avaient peur pour leur avenir. Je leur ai tenu un langage de vérité. (...) Et comme eux j’y croyais. Comme eux j’ai été déçu."

Avant cela, Emmanuel Macron s'adressera jeudi soir aux jeunes pour lancer les festivités d'"Amiens, capitale européenne de la jeunesse 2020".

Avec son épouse Brigitte, également originaire de la ville, il ira auparavant au contact des Amiénois en assistant au son et lumière consacré au 800e anniversaire de la cathédrale, considérée comme l'une des plus belles de France.

Pour l'occasion, d'importantes mesures de sécurité ont été prises dans le centre-ville.

- "Apaisement" -

Le député LFI François Ruffin, élu de la Somme, a accusé mercredi le président de venir à Amiens pour "lancer la campagne" de Brigitte Fouré et de confondre "politique partisane et rôle du chef de l'Etat".

Vendredi matin, le chef de l'Etat se rendra dans les quartiers populaires du nord de la ville pour inaugurer une maison France Services, qui regroupe plusieurs services publics comme la Poste, Pôle Emploi ou l'assurance-maladie.

Il se penchera enfin sur deux dossiers liés aux transports: l'amélioration des dessertes ferroviaires dans la Somme, avec le nouveau PDG de la SNCF, Jean-Pierre Farandou, et le financement du canal Seine-Nord, conçu pour faciliter le transport de marchandises entre les pays du Benelux et la région parisienne, et décharger l'autoroute A1 de 500.000 camions par an.

Le chef de l'Etat devrait annoncer la finalisation de son financement, évalué à cinq milliards d'euros, pour une ouverture du canal dans une dizaine d'années.

Une conférence de presse, inédite pour un déplacement en province, clôturera cette visite qui, à la suite du grand débat, doit illustrer la volonté d'"écoute" et d'"apaisement" de l'exécutif, à l'approche de la grève redoutée du 5 décembre à la SNCF et la RATP.

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