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La tempête Amélie (Nothomb) annoncée sur le Goncourt

Lundi 04 novembre 2019
La tempête Amélie (Nothomb) annoncée sur le Goncourt
L'écrivain belge Amélie Nothomb, en 2015 à Paris - Joël SAGET (AFP)

Quatre écrivains, dont la Belge Amélie Nothomb qui enchaîne les succès de librairie depuis une trentaine d'années, sont en lice pour décrocher lundi le prix Goncourt, le plus prestigieux et convoité des prix littéraires du monde francophone.

Le verdict sera annoncé vers 13H00 au restaurant Drouant à Paris qui rouvrira pour l'occasion après plusieurs semaines de rénovation. Le prix Renaudot sera proclamé dans la foulée.

Outre la romancière aux chapeaux extravagants, le dernier carré du Goncourt est composé de Jean-Luc Coatalem, Jean-Paul Dubois et Olivier Rolin.

- "Au comble de l'excitation" -

"Je suis au comble de l'excitation, je suis déjà extrêmement joyeuse d'être sur cette short list, c'est un honneur considérable", a confié lundi matin la romancière à la radio publique belge.

L'auteur de "Stupeur et tremblements" a cependant estimé que ses chances de décrocher le prix étaient "extrêmement faibles" au regard de la qualité des autres finalistes.

"Si je n'ai pas le Goncourt ce n'est pas du tout une humiliation pour moi. Bien sûr cela ne m'empêche pas d'espérer mais je ne suis pas folle non plus", a-t-elle dit.

Amélie Nothomb, 53 ans, est en lice pour "Soif" (Albin Michel), un roman déjà best-seller (avec près de 150.000 exemplaires vendus) dans lequel elle se met dans la peau de Jésus avant la crucifixion. C'est la troisième fois (après 1999 et 2007) qu'elle se retrouve dans la sélection du Goncourt.

Jean-Luc Coatalem, 60 ans, a été retenu pour "La part du fils" (Stock), un récit dans lequel l'écrivain-voyageur mène une enquête sur la disparition de son grand-père mort dans un camp de concentration. Jean-Luc Coatalem est également en course pour le Renaudot.

Jean-Paul Dubois, 69 ans, est en lice pour "Tous les hommes n'habitent pas le monde de la même façon", roman bouleversant et nostalgique sur le bonheur perdu et le doyen Olivier Rolin, 72 ans, a été sélectionné pour "Extérieur monde" (Gallimard), objet inclassable, sorte d'anti-mémoires ou livre retraçant les innombrables voyages de l'auteur.

Comme chaque année, le magazine professionnel Livres Hebdo a interrogé 16 journalistes littéraires, dont celui de l'AFP, pour recueillir leur pronostic.

Les journalistes sont partagés. Ils sont aussi nombreux à prévoir l'attribution du prix à Amélie Nothomb qu'à Jean-Paul Dubois. A la question, qui mériterait le Goncourt? ils préféreraient toutefois voir Jean-Paul Dubois couronné.

- A huis clos -

Mais seuls les dix membres du jury présidé par Bernard Pivot décident. Interrogé dimanche sur RTL, l'ancien animateur d'Apostrophes a assuré qu'il était déjà "certain de l'identité du gagnant ou de la gagnante". "Je peux me tromper...", a-t-il toutefois tempéré.

Les membres du jury se retrouveront à huis clos à partir de 11H30. Derniers arguments, dernières discussions avant de passer au vote qui est oral.

Le lauréat touchera un chèque symbolique de... 10 euros. Mais l'impact du prix est incommensurable.

Le lauréat va récolter "une gloire certaine mais surtout, souligne Bernard Pivot, il va gagner beaucoup, beaucoup, beaucoup d'argent".

"Il va toucher 15% sur le prix de vente de son roman. Quand il se vend à 500.000 exemplaires, faites le compte...", explique-t-il.

- "La légende" -

Le prix Goncourt reste le prix littéraire le plus prescripteur pour les ventes de roman. Selon une étude de l'institut GfK pour le magazine Livres Hebdo, sur la période 2014-2018, un prix Goncourt s'écoule en moyenne à 367.100 exemplaires, devant le Goncourt des lycéens (314.000 exemplaires) et le Renaudot (219.800 exemplaires).

Derrière, le prix du roman Fnac prend de l'importance (171.300 exemplaires), devançant les quatre autres grands prix d'automne: Académie française (116.300 exemplaires), Femina (85.500), Interallié (46.900) et Médicis (34.600).

Quel que soit le nom de l'écrivain qui succèdera à Nicolas Mathieu, on peut s'attendre à une énorme bousculade devant Drouant. "Ça fait partie de la légende" s'amuse Bernard Pivot. "Chez nous c'est la bousculade, c'est la vie effervescente autour du roman qui est couronné, autour de l'auteur qui est happé, rejeté, repris... C'est formidable!".

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