France-Antilles et ses partenaires utilisent des cookies pour le fonctionnement de leurs services, réaliser des statistiques d’audience, proposer des contenus et publicités personnalisés. En utilisant ce site, vous consentez à cette utilisation. En savoir + et gérer ces paramètres. OK
  • Partager cet article sur Facebook
  • Partager cet article sur Twitter
  • Partager cet article sur LinkedIn
  • S'abonner aux flux RSS de France-Antilles.fr

La folle ascension de Vitality, locomotive de l’esport français

Mercredi 06 novembre 2019
La folle ascension de Vitality, locomotive de l’esport français
Fabien Devide, fondateur et président de l’équipe française d'eSport Vitality, lors d'une séance photo le 22 juillet 2019 à Paris - JOEL SAGET (AFP/Archives)

En six ans d’existence, l’équipe française d'esport Vitality a connu une croissance fulgurante, portée par la folle expansion du secteur et les solides ambitions de ses fondateurs, Fabien Devide et Nicolas Maurer, déterminés à jouer dans la cour des grands.

Dernière étape en date dans son développement : l’ouverture après un an de travaux d’un grand espace dédié à l'esport, un "flagship" au cœur de Paris, quelques mois après avoir posé ses cartons au Stade de France pour y installer son centre d’entraînement.

Mille mètres carrés ouverts au public avec boutique et cybercafé, studios de streaming et salle de cinéma, une première pour une équipe esport en Europe et le plus gros investissement de l'histoire de Vitality.

"Toute ma vie, je me suis dit que ce serait top d’avoir un lieu comme ça. C’est un peu un fantasme d’ado", raconte à l’AFP le président de Vitality Fabien Devide, alias "Néo", 26 ans. Objectif du lieu qui se veut "family friendly": créer un lien avec la communauté de fans et permettre aux non-initiés de découvrir l'esport.

"Quand on a commencé, on n'imaginait pas une telle ascension", ajoute son binôme Nicolas Maurer, 32 ans.

- Industrie florissante -

L'évolution de Vitality a en effet suivi la croissance exponentielle du secteur de l'esport, passé en quelques années d’un simple loisir de geeks regardé de haut, à une industrie florissante. Désormais, les compétitions ont lieu dans des stades et des salles de concerts devant des milliers de spectateurs, les structures se professionnalisent, les sponsors s’affolent et les joueurs sont des stars.

Plus rien à voir avec l'esport des débuts: "A l'époque, ça ne ressemblait pas à grand-chose", se souvient Kevin Georges, l'un des membres fondateurs. "C'était des jeunes dans un cybercafé avec un arbitre un peu débordé, des gens qui attendaient leur tour pour jouer, des mecs qui s'endormaient sur une chaise pendant les tournois", raconte-t-il.

A cette époque, "Néo et Nico" travaillent dans le montage vidéo. "Je bossais sur des séries télé françaises dans une boite de prod et un jour on m'a dit +tu as un nouvel assistant+ et c’était Fabien. Et c'est comme ça que tout a commencé. Il m'a fait découvrir l'esport et j'ai tout de suite accroché", se remémore Nicolas Maurer.

"Il m'a aussi expliqué que les structures traitaient mal leurs joueurs. Il avait envie de partir et de créer son propre projet et moi je lui ai proposé d’en faire un business", ajoute-t-il.

Confiant dans leurs capacités à gérer une équipe, il se lancent en 2013 avec déjà une vision globale du secteur. "On s'est dit : +si on veut monter une équipe, il faut qu'on monte une équipe qui nous corresponde, qui ait nos valeurs, qu'on puisse s’associer à des marques qu’on aime, qu’on puisse raconter nos propres histoires aux sponsors, qu'on puisse faire nos propres designs de maillots+", détaille Néo.

- Call of Duty et League of Legends -

L’aventure démarre sur le jeu Call of Duty, portée par le talent et la popularité du joueur Gotaga, devenu depuis une star des jeux vidéo avec ses 3,5 millions d’abonnés sur Youtube. Et elle prend une nouvelle dimension deux ans après avec l’entrée en 2015 sur la scène League of Legends, le jeu esport le plus populaire.

"C'était un tournant pour la marque parce que c'était la première fois qu'on se positionnait sur une équipe européenne. C'était le pari d'aller chercher des sponsors internationaux et de s'établir comme une marque internationale", explique Nicolas Maurer.

Devenu une référence et une locomotive pour l'esport français, le club veut désormais conquérir aussi la place de leader européen. Les 34 millions d’euros levés en 2019 provenant du milliardaire indien Tej Kohli devraient l'aider en ce sens.

"Aujourd'hui, on est peut-être la troisième équipe en Europe (derrière G2 et Fnatic, ndlr) et pour nous c'est important d'aller chercher la place de N.1. On n'est pas là pour se maintenir, on est là pour aller chercher la place de leader", affirme Néo.

Pour transmettre un commentaire, merci de vous identifier (ou de vous inscrire en 2min)

Mot de passe oublié?
Inscription express
Aucun commentaire
Sur le même thème
A la une
7 commentaires