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Incendie dans la cathédrale de Nantes: le bénévole passe aux aveux et est écroué

AFP Dimanche 26 juillet 2020
Incendie dans la cathédrale de Nantes: le bénévole passe aux aveux et est écroué
Des pompiers luttent contre l'incendie de la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul à Nantes le 18 juillet 2020 - Sebastien SALOM-GOMIS (AFP/Archives)

 

Une semaine après l'incendie dans la cathédrale de Nantes (ouest de la France), un bénévole rwandais du diocèse est passé aux aveux et a été placé en détention provisoire dans la nuit de samedi à dimanche pour "destructions et dégradations par incendie".

"Mon client a coopéré", a affirmé au quotidien Presse-Océan l'avocat du mis en examen, Me Quentin Chabert. "Il regrette amèrement les faits et évoquer cela a été pour lui une libération. Mon client est aujourd’hui rongé par le remords et dépassé par l’ampleur qu'ont pris les événements", assure-t-il.

L'homme "a reconnu, lors de l'interrogatoire de première comparution devant le juge d'instruction, avoir allumé les trois feux dans la cathédrale: sur le grand orgue, le petit orgue et dans un panneau électrique", a précisé le procureur de la République de Nantes Pierre Sennès au quotidien.

Cet homme de 39 ans, qui était chargé de fermer la cathédrale la veille de l'incendie, a été mis en examen "des chefs de destructions et dégradations par incendie et placé en détention provisoire par le juge des libertés et de la détention", a indiqué dans un communiqué le procureur.

Le recteur de la cathédrale de Nantes, le père Hubert Champenois, avait expliqué la semaine dernière que le bénévole était un "Rwandais, venu se réfugier en France il y a quelques années".

Selon le recteur, le bénévole est "servant d'autel" et il le connaissait "depuis quatre ou cinq ans". "J'ai confiance en lui comme en tous les collaborateurs", avait-il expliqué à l'AFP.

L'incendie de la cathédrale de Nantes, survenu 15 mois après celui de Notre-Dame de Paris, a suscité une vive émotion chez les Nantais, dont certains ont conservé le souvenir d'un précédent incendie de l'édifice, le 28 janvier 1972.

L'édification de cette cathédrale, de style gothique flamboyant, a duré plusieurs siècles (de 1434 à 1891).

Le bénévole avait été placé en garde à vue le 18 juillet quelques heures après l'incendie et l'ouverture de l'enquête, puis remis en liberté le lendemain soir. Les enquêteurs souhaitaient l'interroger car après l'incendie aucune trace d'effraction n'avait été constatée sur les accès à l'édifice dans lequel trois points de départ de feu avaient été constatés.

"Trois points de feu" 

Dans le cadre de cette enquête, "plus de trente personnes" ont été entendues et une vingtaine d'enquêteurs de la police judiciaire ont été mobilisés, avec notamment le renfort du laboratoire central de la préfecture de police de Paris, afin de déterminer la cause de l'incendie, selon le procureur.

Le bénévole a été de nouveau interpellé et placé en garde à vue samedi matin, puis présenté dans la soirée au parquet de Nantes, qui a ouvert une information judiciaire, avant d'être mis en examen et placé en détention provisoire.

Il encourt "une peine de 10 ans d'emprisonnement et 150.000 euros d'amende", a précisé le procureur Sennés.

L'enquête avait révélé l'existence de trois points de feu distincts dans la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul. "Entre le grand orgue, qui est sur la façade au premier étage et les autres feux, vous avez quasiment toute la distance de la cathédrale. Ils sont quand même à une distance conséquente les uns des autres", avait relevé le jour de l'incendie le procureur.

L'alerte avait été donnée le 18 juillet vers 07H45 par des passants qui avaient vu des flammes sortant de la cathédrale. Il a fallu environ deux heures aux sapeurs-pompiers pour circonscrire le feu qui a notamment détruit un tableau d'Hippolyte Flandrin du XIXe siècle et le grand orgue.

En dehors du grand orgue dont "très peu, voire pas du tout d'éléments seront sauvables", selon Philippe Charron, responsable du pôle patrimoine à la DRAC (Direction régionale des affaires culturelles), "la plupart des œuvres ont été sauvées" et sont remisées "notamment dans le château de Nantes".

"On va compter en semaines la mise en sécurité du site, (...) en mois l'investigation qui va se faire pierre par pierre" et, concernant la durée du chantier de reconstruction précédé d'une phase d'études, "là, l'unité sera plutôt l'année", a estimé M. Charron.

L’État "prendra toute sa part" dans la reconstruction, a promis le Premier ministre Jean Castex, venu à Nantes féliciter les sapeurs-pompiers le jour de l'incendie.

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3 commentaires

Vos commentaires

Vendeta973 29.07.2020
Trop, c’est trop.....

Le mec s’il avait été renvoyé chez lui ou enfermé à faire des travaux d’intérêts généraux et bien il est simple de constater qu’il n’aurait pas détruit un pan de notre histoire qui va encore couter un fric de dingue et qu’il faudra le nourrir et le blanchir pour les 5 prochaines années avant de le relâcher puisque l’on n’arrive pas à l’expulser...
Ca ne peut plus durer ce bordel ambiant ou n’importe qui fait n’importe quoi au detriment de la majorité citoyenne silencieuse

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Visionnaire973 26.07.2020
Expulsion directe

Voilà encore une preuve du laxisme français, cet individu n'a plus de titre de séjour depuis 2019 et aurait donc dû être expulsé ! 70% des demandeurs d'asile sont déboutés et à peine 10% sont expulsés mais c'est quoi ce pays ??? Jusqu'où ira la décadence idéologique de ce pays ? Et nous allons encore payer les frais d'avocats et de prisons de cet homme , quoique notre justice serait capable de lui mettre du sursis et l'état lui renouveller son titre de séjour nous ne serions plus à une gabegie près .
Un jour le peuple se reveillera , on veut réformer nos systemes de retraite , on va nous augmenter les impots suite à cette pandemie , on va encore diminuer le pouvoir d'achat des français et à coté de ça on continue d'accueillir des gens qui nous vomissent et à qui on finance totalement leur séjour ( AME , revenu d'asile , hébergement , etc ... ) sur le dos du contribuable français.
A quand le reveil ?

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BELLOD 30.07.2020

On a bien été jouer les pieds nikelés il y a trente ans au Rwanda… Avec au passage une polémique qui perdure sur le rôle controversé de la France durant le génocide Tutsi. L'actualité nous rappelle d'ailleurs ça et là que d'ex-responsables dudit génocide ont trouvé refuge en France depuis et durant des décennies. Bref, ce pourait-être simplement la vengeance divine qui s'est abattue sur nous au travers du geste pyromane de cet exilé… Et ne me dites pas que les adorateurs de cathédrales ne croient pas ou plus, en la vengeance divine. Ce serait la pire des décadences idéologiques.

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