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Européennes: un débat télévisé pour tenter de réveiller la campagne

Mercredi 22 mai 2019
Européennes: un débat télévisé pour tenter de réveiller la campagne
Les têtes de listes invitées à débattre sur France 2 le 4 avril 2019 - Bertrand GUAY (AFP/Archives)

Les principaux candidats aux Européennes tenteront, mercredi soir sur France 2, de mobiliser un électorat encore atone, et de faire enfin bouger des sondages plutôt stables à quatre jours du vote.

La plupart des récents sondages donnent le RN en tête avec une avance de 0,5 à 3 points sur LREM, et toutes les autres listes loin derrière.

La dernière étude publiée mercredi matin (BVA pour la presse régionale, Orange, Europe 1 et La Tribune), place encore la liste menée par Jordan Bardella à 23% d'intentions de vote (+2 depuis le 2 mai) et celle de Nathalie Loiseau à 22% (=).

A bonne distance de ce duel, les Républicains (LR) sont en troisième position avec 13% (=), toujours selon BVA, suivis par La France insoumise (LFI) à 8,5% (-0,5) au coude-à-coude avec Europe Écologie Les Verts (EELV) à 8% (+ 0,5).

Cette étude place, de justesse, la liste PS/Place publique (5%, -0,5) au dernier rang de celles qui atteindraient le seuil de 5% permettant d'élire des eurodéputés. De quoi inquiéter l'ancien président PS François Hollande, qui a jugé mercredi qu'il serait "extrêmement grave (...) pour la gauche et pour la France" que les socialistes français soient absents du Parlement.

- Relégués-

Une quinzaine de chefs de parti ou têtes de liste sont conviés, en deux temps à partir de 21h00, à l'Emission politique de France 2, également diffusée par France Inter et TV5.

Le chef du MoDem, François Bayrou, représentera la liste LREM-MoDem face à Marine Le Pen (RN), Laurent Wauquiez(LR), Manon Aubry (LFI), Raphaël Glucksmann (PS/Place publique) et Yannick Jadot (EELV) dans le premier débat.

La composition du second plateau est plus incertaine. Semblent confirmées les présences du centriste pro-européen Jean-Christophe Lagarde (UDI), du chanteur Francis Lalanne (liste "Alliance jaune"), de l'ex-"gilet jaune" Benjamin Cauchy (liste souverainiste Debout la France de Nicolas Dupont-Aignan), de l'élu communiste parisien Ian Brossat (PCF), de Dominique Bourg (Urgence Ecologie), de Guillaume Balas (liste Générations de Benoît Hamon), de Florian Philippot (Les Patriotes), de Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière) et du pro-Frexit François Asselineau (UPR).

France 2 a indiqué à l'AFP que la liste définitive serait communiquée dans la journée. D'ores et déjà, Benoît Hamon, Jean-Christophe Lagarde et Nicolas Dupont-Aignan, qui s'estiment relégués par le principe de deux débats successifs, participeront à un débat alternatif organisé en ligne par Yahoo! à 18H00.

M. Hamon, en difficulté dans les sondages, a prévenu mercredi qu'il "tirerait les leçons d’un deuxième échec majeur au suffrage universel", après celui de la présidentielle de 2017, s'il n'était pas élu dimanche.

BFMTV fermera le bal des débats jeudi soir avec onze têtes de liste.

- Audiences modestes -

Si, d'après Elabe, la volonté de participer au scrutin des électeurs est en nette hausse (46%, +5), ces élections européennes semblent encore peu mobiliser - ce qui est traditionnel pour ce scrutin, y compris dans les autres pays européens.

Le débat diffusé lundi sur LCI a ainsi rassemblé à peine 500.000 téléspectateurs, un chiffre flatteur pour la chaîne d'information, mais modeste dans l'absolu. Le 5 avril, un précédent débat sur France 2 avait été regardé par moins de 2 millions de personnes.

La campagne est caractérisée depuis des semaines par un duel entre le RN et le camp présidentiel éclipsant les autres listes, ce dont elles se plaignent amèrement.

Emmanuel Macron s'est, à nouveau, engagé personnellement dans le débat en dramatisant l'enjeu. Dans une interview mercredi au quotidien belge Le Soir, il appelle à "rebâtir un projet européen ambitieux à un moment de fracture du monde, où il faut savoir comment l’Europe défend son histoire et son avenir face aux Etats-Unis et à la Chine".

Et dans la presse régionale, il a pointé le "risque existentiel" que la montée des populismes et nationalismes fait, selon lui, encourir à l'Europe.

"Il n’y a jamais eu au sein de l’UE autant de pays où les forces d'extrême droite et nationalistes sont aussi puissantes", a insisté mercredi le journaliste Bernard Guetta, 8e sur la liste LREM, affirmant qu'à "Washington, Moscou et Pékin, trois présidents ne souhaitent qu’une chose et le disent: ils veulent la fin de l’UE".

Le RN joue volontiers le jeu du duel. La tête de liste Jordan Bardella a ainsi répété mercredi que "voter utile, c'est empêcher Emmanuel Macron d’arriver en tête".

Marine Le Pen a elle lancé mardi soir un appel à l'insaisissable électorat "gilet jaune" pour "faire que le 26 mai, toutes ces semaines et ces semaines de lutte, de combat, de mobilisation ne soient pas rayées d'un trait de plume", à l'occasion d'un meeting dans l'Yonne, où le mouvement social avait fortement mobilisé.

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